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SEMPITERNELLEMENT

Poème revu et corrigé.

Photographie D. H.

 

Ô toi vaguant au coin du bois précieux,

Hume, au serein, le parfum des sapins

Lourd et empreint d’un vieux fond d’aubépin

Lorsque la brume, en suspens, dit aux cieux :

*

— Mon ciel de lit d’un coton malicieux

Sourd de la Terre et, tel un galopin,

Voudrait déjà que, sur moi, l’aube ait peint

Ses rayons d’or, vernissés, délicieux.

*

Mais, toi vibrant en jeunesse éphémère,

Tu le sais trop que la vie est chimère

Et lui enjoins de mimer l’éternel.

*

Le regard loin et le sourire enclos,

Tu infléchis le souhait, frais éclos,

D’un temps sacré et monde maternel.

*

Variantes de : Ô toi vaguant au coin du bois précieux, :

Ô toi trônant au coin du bois précieux, ;

Ô toi sourdant au coin du bois précieux,

Variante de : Mais, toi vibrant en jeunesse éphémère, :

Mais toi trônant en jeunesse éphémère,

 

 
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« Advice to little girls » (Mark Twain) : aïe aïe aïe que Madame Flavie Michu Michue va-t-elle pas encore libérer sa parole?

Publié le 1 décembre 2017 par defensededavidhamilton

 

pour l’article illustré, c’est ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/12/01/advice-to-little-girls-mark-twain-aie-aie-aie-que-madame-flavie-michu-michue-va-t-elle-pas-encore-liberer-sa-parole/

 

***

Le prochain qui va avoir (ou pourrait avoir) des problèmes (pour le sac de plastique, c’est trop tard, il est déjà mort), le prochain dont des sans oeuvre vont déclarer vouloir rendre l’œuvre infréquentable, c’est (qui sait?)  Samuel Langhorne Clemens, né le 30 novembre 1835 à Florida dans le Missouri (États-Unis) et mort le 21 avril 1910 à Redding, Connecticut (États-Unis), dit Mark Twain.

Parce que voilà, en 1908, il a dit par exemple ceci : “I suppose we are all collectors… As for me, I collect pets: young girls — girls from ten to sixteen years old; girls who are pretty and sweet and naive and innocent — dear young creatures to whom life is a perfect joy and to whom it has brought no wounds, no bitterness, and few tears.1

Et le grand écrivain se faisait photographier avec des jeunes filles, Madame Michu! Il jouait aux cartes ou au billard avec!

Et son livre, « Advice to young girls » ! Avec des illustrations d’un Vladimir en plus (mais non, c’est pas Nabokov!)

Bref, la chasse aux « sorciers » continue. Ou encore, elle ne fait que commencer.

Curieuse, vraiment,  cette propension à vouloir faire correspondre le passé aux dogmes moraux du présent…2

Si l’opération était menée, il faudrait jeter aux flammes pratiquement toute la littérature, la poésie, la peinture, la sculpture et la photographie du passé…3

Et dans les écoles, on apprendrait que la littérature française a commencé avec Madame Michu. Flavie Michu.Michue en écriture « inclusive ».4

***

Notes de moi (J.-P. F.)

1 – Soit en français quelque chose comme : Je suppose que vous êtes tous collectionneurs… pour ce qui est de moi, je fais la collecte de chouchoutes : des jeunes filles – filles entre dix et seize ans ; filles qui sont mignonnes et douces et naïves et innocentes – chères jeunes créatures pour qui la vie est joie parfaite et à qui il n’est advenu aucune blessure, aucune amertume et peu de larmes.

2 – Passé jugé pourtant rétrograde, réactionnaire, victorien. Éclatante époque victorienne à l’avant-garde du capitalisme, qui vit 1/ l’explosion de l’industrie et de la finance, la multiplication d’innovations techniques, son lot de déshumanisation des classes laborieuses et de contestation sociale violente ; 2/ l’éclosion éphémère de pseudo-sciences humaines (tels le darwinisme social, dont le chantre français fut Zola, la phrénologie et la physiognomonie à la Lombroso qui « reconnaissait » les criminels à leur tête et dénonçait l’antisémitisme comme une pathologie) ; 3/ le tout dans une atmosphère de puritanisme à faux-culs et à poufs, et d’hypocrisie anglicane exacerbée. Ce qui n’est pas sans certaines analogies, sur les trois points, avec l’ère sarkhollando-macronienne.

3Une bonne part de l’art religieux y compris.

4 – Ou plus précisément, selon le canon en vogue de ladite écriture « inclusive » après avoir connu ceci pendant des années : Michu(e) : Michu·e avec un « point du milieu » ou « point central » que l’on ne trouve que dans les caractères spéciaux ; effectivement, c’est assez spécial !   Pauvre monde décati ! Et borné… Pauvr géni humain (sans ‘e’ puisque masculin, hein ! c’est bien ça ?). Au fait, pour de vrai, vous connaissez le féminin de « génie » ? Non, et bien il paraît que c’est « génisse ».

Quelques films conseillés en guise de CONSOLATION (ah ah ah ah ah ah ah !) au néo-puritanisme des sheriffes féministes planétaires de la délation Publié le 30 novembre 2017 par defensededavidhamilton

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/30/quelques-films-conseilles-en-guise-de-consolation-ah-ah-ah-ah-ah-ah-ah-au-neo-puritanisme-des-sheriffes-feministes-planetaires-de-la-delation/

 

Mes toutes prochaines propositions à mon protecteur, Macron, pour la France qui balance!

Publié le 29 novembre 2017 par defensededavidhamilton

 

***

A peine élu à l’Académie française, le 14 décembre 2017, je rencontrerai donc Emmanuel Macron à l’Elysée.

Par mon activité d’académicien, chaque jeudi, je proposerai entre autres de promouvoir et de mettre en œuvre  l’amitié et la parfaite égalité entre chiens et chats, sans parler des porcs et des truies.

Je suggérerai d’ailleurs, avec toute la fermeté nécessaire,  que l’on s’élève contre toute insupportable discrimination basée sur l’appartenance à la race porcine, ou mieux encore aux races porcines, qu’elles soient à oreilles tombantes (Race craonnaise, Race Normande, Porc de Miélan, Race Bretonne, Race Lorraine, Race Boulonnaise, race Flamande, Race de Bourdeaux ou Drômoise) ou à oreilles dressées ou horizontales (Races de Loches et de Montmorillon, Race Périgourdine, Race de Cazères, Race Béarnaise, Race Marseillaise, Race Bressanne) et pardon si j’en oublie.

Balance toute discrimination, dirai-je. Ce sera une société admirable. Balance ton Porc. Balance ton Canari. Balance ton Poisson rouge. Balance ton Flamant.

Tout le monde balancera tout le monde. Une fois que tout le monde aura balancé tout le monde, restera à balancer qui te balance. La balance simultanée, comme l’orgasme du même nom. Ah ça balancera !

Enfin, je proposerai au Président, protecteur de l’Académie française, que les mauvaises pensées, les pensées concupiscentes, les arrière-pensées graveleuses, les rêves libidineux et les fantasmes lubriques soient aussitôt verbalisés et impitoyablement punis par une police de l’amnésie traumatique et des arrière-pensées.

O.M.

Nous portons le deuil de David Hamilton

Olivier Mathieu, écrivain, candidat à l’Académie française le 14 décembre 2017 au fauteuil de René Girard, sous le signe de David Hamilton.

Roland Jaccard, écrivain, romancier, essayiste, éditeur, psychologue.

Phrère Jac, situationniste (Paris), auteur d’un texte dans « C’est David Hamilton qu’on assassine » (livre d’Olivier Mathieu, édité par Jean-Pierre Fleury, et préfacé par Roland Jaccard)

Agnès Degrève, auteur d’un texte dans « C’est David Hamilton qu’on assassine », doctorante en philologie et histoire orientales (Université catholique de Louvain)

C.D., professionnelle de l’édition, directrice d’un magazine paraissant en France, auteur d’un texte dans « C’est David Hamilton qu’on assassine »

Sébastien Guillet, écrivain, cinéaste, auteur d’une vidéo intitulée « L’été n’arrive qu’une fois »

Jean-Pierre Fleury, écrivain, éditeur, docteur en sociologie.

David Hamilton et son miraculeux suicide le Jour du Cochon…

Publié le 28 novembre 2017 par defensededavidhamilton

 

***

Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie l’Université de Nantes:

  • On assiste en ce moment à une formidable campagne en faveur de « l’amnésie traumatique ». J’en ai déjà parlé, j’en reparlerai sans doute, pour ne pas dire certainement, un jour ou l’autre. Mais qu’en pensez-vous?

Olivier Mathieu, écrivain:

  • Une terrible campagne médiatique, en effet. Et j’emploie terrible dans le sens qu’il a. Pas dans le sens, qu’il n’a pas, où l’employait Johnny en disant « cette fille, elle est terrible ».

Jean-Pierre Fleury :

  • L’amnésie traumatique n’est-elle pas une espèce d’invention, rejetée par le monde scientifique?

Olivier Mathieu :

  • Je partage globalement cette opinion. Qu’il convienne de poursuivre et le cas échéant de punir des crimes, c’est le rôle des sociétés. Cela dit, et bien dit, on peut se poser bien des questions. Un viol sur enfant, par exemple, est-il davantage horrible que le viol d’une vieille femme? Je pense qu’il l’est tout autant. Mais pas forcément davantage.  Ce que je ne voudrais pas, c’est que l’amnésie traumatique soit de l’ordre de la  lubie et de la vengeance.  Imaginons même que Flavie Flament (qui y pratiquait le naturisme avec ses parents) ait vu David Hamilton nu au Cap d’Agde. Chose à prouver, car personnellement je n’y étais pas et je n’ai jamais vu que des photos de lui habillé. Mais même si quelqu’un est en mesure de décrire la nudité, ou par exemple le système pileux de quelqu’un, cela ne me semble pas argument probatoire de viol. Quand j’étais petit, j’ai vu des membres de ma famille nus (d’ailleurs, ils pratiquaient eux aussi le nudisme) mais ils ne m’ont pas violé… La question est et elle demeure que sans preuves matérielles, sans preuves médicales, sans des preuves de mille natures, la reconnaissance d’un « viol » est tout simplement impossible, surtout des décennies après… Cela reste de simples affirmations unilatérales, des allégations qui n’engagent strictement qu’elle, comme dans le cas de Flavie Flament. Tant que le droit sera ce qu’il est, rien ne remplacera jamais, en tout cas c’est à espérer, l’argument probatoire: la preuve !

Jean-Pierre Fleury:

  • Donc, ce que vous dites est : prudence!? Comme vous le savez, les Américains ont connu beaucoup d’excès en la matière notamment dans les années 1990. Tout cela est documenté. Des gens ont été accusés – comme David Hamilton, par exemple, l’a été –  par de présumées victimes qui pouvaient même être de bonne foi, sur la base de « souvenirs » qui leur étaient revenus des dizaines d’années après les faits présumés mais dont on s’est aperçu, dans trop de cas, que ces souvenirs étaient complètement bidonnés: ils avaient été fabriqués par les psy ceci et psy cela.

Olivier Mathieu :

  • Vous avez totalement raison. La question est que l’on ne peut pas condamner quelqu’un sur les seules allégations d’une personne qui, des dizaines d’annèes après, déclare avoir souffert d’amnésie traumatique… Sinon, on entrerait dans une époque de folie complète, et de dictature larvée. On entrerait dans une nouvelle « religion ». Ce n’est pas parce qu’une personne déclare qu’elle a été violée il y a trente ou quarante ans que c’est forcément vrai.  Ce n’est pas parce qu’elle est sincère, ce n’est pas parce qu’elle est convaincue de ce qu’elle dit que c’est forcément vrai. Par exemple, il y a des millions de gens, de croyants, qui ont la certitude que le monde a été créé en sept jours par « Dieu ». Ils ont donc cette certitude, et on la leur laisse. Mais est-ce que quelqu’un va me dire que ça aussi, c’est une preuve « scientifique »?… Comprenons-nous bien. Il ne s’agit pas, pour moi, de nier le « traumatisme » qu’a pu éprouver quelqu’un qui a effectivement été violé.  Il ne s’agit pas non plus de nier le traumatisme de quelqu’un qui a été induit par son psy à s’inventer sincèrement des souvenirs, mais de faux souvenirs. Mais une et une seule chose reste claire pour moi, comme je crois et je veux croire pour toute personne sensée. Il est impossible de faire – et cela, pour le viol sur mineurs – une exception aux principes généraux et pratiquement universels de la justice. J’entends par là qu’on ne peut pas supprimer la nécessité sine qua non,  pour celui ou celle qui porte une accusation (et une accusation aussi grave), de démontrer la réalité et la véracité des faits en question.  En d’autres termes, si David Hamilton avait été visé par un procès (et il ne l’a pas été), la justice n’aurait pas pu courir le risque de punir un innocent. Si, pour obéir à la campagne féministe planétaire actuellement en oeuvre, on introduisait dans la loi française un principe exceptionnel pour le viol sur mineurs, un principe qui donnerait alors  à l’accusation une apparence et un vernis de bonne foi systématique, alors on aurait ouvert la boîte de Pandore de l’injustice!…

Jean-Pierre Fleury:

  • On passerait des « lois mémorielles » aux « lois mémorielles traumatiques »…

Olivier Mathieu:

  • En ce qui concerne cette « amnésie traumatique », on en arriverait à un paradoxe. Jadis on condamnait les gens parce que leurs accusateurs se souvenaient et démontraient qu’ils ne mentaient pas et se souvenaient de faits réels et effectivement délictueux ou criminels. Demain, on condamnerait en revanche parce que des femmes NE se souviendraient PAS, parce qu’elles auraient oublié, parce qu’elles se souviendraient à l’improviste. Or, il convient de le rappeler et que cela plaise ou ne plaise pas à Madame Flament et à ses consoeurs et amies, des souvenirs et, mieux, des allégations de souvenirs ne sauraient – par bonheur – avoir une valeur probatoire. Ce ne sont que de simples allégations. En droit, du vent.

Jean-Pierre Fleury:

  • Je crois moi aussi que la campagne de presse actuelle, que vous définissez comme une campagne de presse féministe planétaire, et que l’on pourrait sans doute définir aussi par un mot anglais, celui de  lobbying, n’a pas grand-chose à voir avec la justice la plus élémentaire. Pourtant, elle s’en revendique. En vérité, me semble-t-il, elle bafoue et met à bas les principes les plus classiques du droit puisqu’elle sacralise les allégations des accusatrices, et cela de façon systématique, au détriment de la parole de l’accusé.  Je ne suis pas certains que la conception de la justice du Moyen Age, celle que  nos modernes féministes définiraient probablement et avec mépris comme « moyenâgeuse », fût vraiment différente ou inférieure…

Olivier Mathieu:

  • Si tout cela se met en place, on ouvrira des procès. Les journaux donneront la parole à des actrices victimes (victimes présumées et, souvent, actrices présumées aussi). On s’en prendra à des « mauvais » présumés. Hélas, je crains que les gens pauvres, les femmes anonymes, celles qui ont été violées dans des banlieues par exemple, ne pourront avoir accès à tout cela. Les avocats et les psys, ça coûte cher. Tout le monde ne peut pas se le permettre. Oui: ouvrir des procès, cela signifie aussi enrichir des avocats et des psys. Sans parler des sous qui seront demandés aux accusés. Car les victimes (ou présumées telles), en tout cas certaines victimes du monde bling bling souffriront d’amnésie jusqu’à un certain point, mais pas au point d’oublier de chercher à gagner en notoriété, en victimisation et en bon pognon… Vous parliez des Etats-Unis, cher Jean-Pierre Fleury. Là-bas, beaucoup de psys se sont fait une spécialité, si j’ose dire, dans la création de faux souvenirs, de souvenirs induits, et ils ont parfois recours dit-on non seulement à la suggestion, mais encore à l’hypnose. On peut imaginer, et faire davantage qu’imaginer, qu’ils prennent leur pourcentage sur les dommages et intérêts éventuellement obtenus. L’appât du gain…

Jean-Pierre Fleury :

  • Comment conclure?

Olivier Mathieu:

  • Aucun écrivain, aucun journaliste, aucun juriste sensé ne devrait sérieusement défendre la conception de « l’amnésie traumatique ». A moins de prétendre bouleverser le droit tel qu’il est connu aujourd’hui… En droit, faut-il le rappeler, le doute profite et doit profiter toujours à l’accusé. Aucune condamnation ne peut jamais se baser sur des propos, si ces propos ne sont que des allégations unilatérales. Cela dit, il y a pire. Il faudra comprendre (et ce sera aux historiens de l’avenir de le faire) pourquoi et comment des groupuscules féministes sont soudain soutenus inlassablement, et cela depuis plusieurs mois, par l’ensemble du monde médiatique occidental en général et français en particulier. D’où tout cela est-il né?… Qui a en quelque sorte décidé que l’on devait revenir à la guerre des sexes jadis décrite par Nietzsche?…

Jean-Pierre Fleury:

  • De la pseudo-science?…

Olivier Mathieu:

  • Mais combien, je le crains, d’erreurs judiciaires à venir… Mais j’ai encore deux craintes.

Jean-Pierre Fleury :

  • Lesquelles?

Olivier Mathieu:

  • Que l’on veuille aboutir à un véritable apartheid entre le sexe masculin et le sexe féminin. On y arrive d’ailleurs, ou pire encore on y est déjà. Médicalement, les femmes n’ont plus besoin des hommes, par exemple, pour avoir des enfants… Maintenant, on entend dire que la parole des femmes – quand elles accusent des hommes de les avoir violées – ne saurait être mise en doute… Je connaissais l’infaillibilité pontificale… Pour l’Église catholique, le  dogme selon lequel le pape ne pourrait se tromper (!!!) dans son pouvoir ordinaire et extraordinaire lorsqu’il s’exprime ex cathedra en matière de foi et de morale… Et maintenant, l’infaillibilité de la parole des accusatrices féministes?… Vous comprenez, cher Jean-Pierre Fleury, qu’on baigne – ou que l’on va baigner – dans la folie complète et totale? Et enfin, une dernière chose.

Jean-Pierre Fleury :

  • Je compte écrire un livre entier pour répondre à une question très simple. Que s’est-il réellement passé le 25 novembre 2016? Comment est mort David Hamilton, et pourquoi? Par quel fantastique miracle, ayant 365 jours en 2016 pour se suicider, ou 329 si vous préférez, David Hamilton se serait-il « suicidé » justement le 25 novembre? Pourquoi, par quelle mirifique coïncidence, par quel extraordinaire hasard, ou pour quelle autre raison se serait-il (s’il s’est) « suicidé » le jour de la journée de la violence contre les femmes? Je vais poser des questions à beaucoup de gens, je vais demander cela y compris à des mathématiciens, à des spécialistes de logique et de statistique aussi… Le 25 novembre, me dit-on, cinquième jour du mois de frimaire dans le calendrier républicain, était dénommé « jour du cochon ». Coïncidence, hasard, me direz-vous. Mais certainement… Moi, je vais pourtant enquêter là-dessus. Mon enquête, relayée par mes collaborateurs, avance. Un miracle, non? David Hamilton qui disait craindre pour sa vie, David Hamilton qui voulait porter plainte pour diffamation, David Hamilton qui ne risquait rien judiciairement, David Hamilton qui n’avait jamais été condamné à rien, qui choisit pourtant de se « suicider » juste le Jour du Cochon. Juste un an avant « balance ton porc« . Un précurseur! Et qui se suicide avec la porte ouverte, puis dont l’acte de décès (après autopsie!) indique que le jour de son décès n’a pu être déterminé… Extraordinaire non? PS : pas de sac de plastique pour moi, merci

Propos recueillis par Jean-Pierre Fleury.

La grande chasse médiatique au « sorcier » David Hamilton

Publié le 28 novembre 2017 par defensededavidhamilton

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Tout le monde connaît, tout le monde emploie l’expression de « chasse aux sorcières », parfois à tort, quand il s’agit d’évoquer un jugement abusif conduisant, généralement, à la mort de l’accusé(e).

De quoi d’autre s’agit-il dans l’affaire David Hamilton?

Les « sorcières » d’autrefois ont été jugées et, dans un grand nombre de cas, réellement exterminées. Ce fut le règne de l’arbitraire. Mais combien de lieux communs à réviser! Pour autant que je sache, la chasse aux sorcières ne fut pas organisée par l’Inquisition et donc par l’Eglise catholique.

N’en déplaise à ceux qui croient encore que le Moyen Âge aurait été une période d’obscurantisme, de mal absolu et de fanatisme, il leur faudrait apprendre l’Histoire et donc, pour commencer, fermer les livres d’histoire officielle.

La chasse aux sorcières… n’a pas eu lieu au Moyen Age! Elle a principalement, voire exclusivement eu lieu – approximativement entre 1550 et 1650 – pendant la période appelée « Renaissance ».  Il est donc inutile d’évoquer le Moyen Age. Mais il y a davantage: peut-être ferait-on bien de parler de ceux qui subissent, ont subi ou subiront une « chasse aux sorcières » au vingtième siècle, et aujourd’hui en 2016. Et si le dernier d’entre eux (le dernier en date) s’appelait David Hamilton?…

Quel fut le nombre de victimes des chasses aux sorcières de l’époque de la Renaissance? Inutile d’employer des chiffres « symboliques » ou destinés à frapper l’imagination et la sensibilité, ou la sensiblerie, des gens.  S’il y a eu des dizaines de milliers de morts dans toute l’Europe, il s’agit d’ores et déjà là de chiffres énormes pour l’époque.

S’il y en a un seul aujourd’hui, c’est trop.

Rien d’étrange, je crois, de parler de « chasse aux sorcières » en ce qui concerne David Hamilton. Ou, si l’on préfère, de chasse aux sorciers (car ce ne sont pas seulement des femmes qui ont été brûlées sur les bûchers, mais également voire surtout des hommes).

Exactement comme dans les procès en sorcellerie de jadis, des gens que l’on a ameutés et apeurés ont fait trop vite, hélas, l’amalgame entre un David Hamilton et un Marc Dutroux. (David Hamilton: «C’est la chasse aux sorcières depuis l’affaire Dutroux. Ce mec a tout foutu en l’air.» )

Les sorcières et les sorciers furent jugés, sous la Renaissance, par des magistrats laïcs, qui rendaient leur « Justice » au nom du pouvoir. Des magistrats laïcs voire davantage laïcs – mais ce serait un autre débat – que les journalistes de 2016.

Au XVIe siècle, la mise en accusation d’une « sorcière » (ou d’un « sorcier »)  se faisait sur dénonciation. Les choses ont-elles vraiment beaucoup changé?  Non. C’est sans doute un fait intemporel, et spécifiquement humain: les « victimes » présumées cherchent toujours un coupable à leurs malheurs et vont dénoncer un quelconque bouc émissaire auprès des juges.

Paradoxalement, sous la Renaissance, c’était donc ceux qui croyaient aux sorcières (ou aux sorciers) qui dénonçaient des innocents auprès de magistrats qui, eux aussi, devaient être convaincus de l’existence des sorcières (et des sorciers).

Le paradoxe est réellement étonnant: des gens qui ne croyaient pas dans la « sorcellerie » ont été brûlés – à la Renaissance, pas au Moyen Age – sur ordre de magistrats qui croyaient aux sorcières, sur plainte de gens qui y croyaient aussi!

C’est bien de ceci qu’il s’est agi, et qu’il s’agit, je le crains, dans l’affaire David Hamilton. Un homme qui n’a jamais été condamné pour « viol » ou pour pédophilie, un homme a été l’objet d’accusations (des accusations qui étaient en outre couvertes par le délai légal en vigueur de la prescription), un homme a été accusé d’être un « sorcier » par des gens (Mme Flament et Ardisson) qui, évidemment, croient ou ont fait semblant de croire en l’existence des « sorciers ».

On pourrait facilement énumérer, tout au cours de l’Histoire, les peuples ou les individus, ou les catégories d’individus qui ont été voués à la mort, au bûcher, à l’extermination par des gens qui semblaient considérer comme leur mission sacrée de combattre le mal, le mal absolu, le Diable, Belzébuth…

Hier, le sorcier (présumé) ou la sorcière (présumée) étaient arrêtés et jetés en prison, puis interrogés (c’est-à-dire sauvagement torturés).

Aujourd’hui, en 2016, les choses sont-elles vraiment plus subtiles? Ardisson insulte, à la télévision, un homme de 83 ans, sans doute désargenté, qui s’appelait David Hamilton. Des milliers d’internautes commencent à hurler, avec les loups, sur les « réseaux sociaux ». Menaces de mort et insultes contre David Hamilton, par tonnes. Aucune justice ne s’en préoccupe. Aucun « modérateur » n’efface ces insultes et ces menaces de mort. Personne ne songe à poursuivre en justice les auteurs de menaces de mort et d’insultes. Aucun avocat ne s’occupe, visblement, des affaires de David Hamilton. A croire qu’il n’avait pas d’avocat: ce qui accrédite la thèse selon laquelle il n’avait plus d’argent.

Les juges chargés de juger et de condamner les sorcières, sous la Renaissance,  avaient l’habitude de confronter les « sorcières » et les « sorciers » présumés à des « témoins ». De ce point de vue, comme on le voit, rien n’a changé. Sauf que même sous la Renaissance, il y avait des juges, chargés de rendre la justice par l’Etat. Aujourd’hui, ce sont les journalistes, certains journalistes, qui se substituent eux-mêmes à la Justice…

Hier, les « sorcières » et les « sorciers »  étaient accusé(e)s d’adorer le Diable, le mal, le mal absolu, Satan, appelez-le comme vous voulez. Les « sorcières » et les « sorciers » étaient confronté(e)s à des « témoins ». Pour les plus récalcitrants,  restait l’épreuve par l’eau. Le présumé sorcier était jeté, pieds et poings liés, dans un puits, parce que les sorciers auraient flotté à la surface.

On te jetait dans un puits, pieds et poings liés: si tu flottais, tu étais un sorcier et on te brûlait sur un bûcher. Si tu te noyais, tu étais innocent… Innocent mais mort.

En 2016, quelles possibilités s’offraient à David Hamilton? Quelles possibilités avait donc un homme de 83 ans, sans argent et sans avocat, pour lutter contre les accusations de Mme Flament dans un livre paru chez Lattès, accusations relayées par pratiquement l’ensemble de la presse pipole, pour ne pas dire l’ensemble de la presse française et internationale ? (Seule exception, exception notable, un article de Régis de Castelnau dans Causeur. Et un autre sur Boulevard Voltaire. Et un article de blog sur Mediapart. Et le blog de Jean-Pierre Fleury, écrivain: https://lequichotte.wordpress.com ).

Subir non l’épreuve de l’eau, mais celle de la télé, tel a été le sort réservé à David Hamilton? Constater qu’une chaîne de télé laissait insulter un homme – un homme qui, la loi française le dit, devait être considéré comme innocent jusqu’à l’établissement éventuel de la preuve d’une sienne culpabilité – et que tous les journaux, d’un même mouvement, se rangeaient du côté de l’accusatrice?

Entre « l’épreuve de l’eau » et le « bûcher », David Hamilton qui arivait de toute façon au terme de sa vie a peut-être choisi le suicide (si c’est en effet d’un suicide qu’il s’est agi). Saura-t-on jamais la vérité? Qu’il ait eu une crise cardiaque, qu’il se soit suicidé, ou – pire encore – qu’il ait été assassiné, qu’en saura-t-on? Je le répète, un mois avant son décès, David Hamilton disait craindre pour sa vie. Son nom, son adresse, son téléphone étaient sur les pages blanches de l’annuaire téléphonique.

Il a été retrouvé un mois plus tard, avec un sac en plastique sur la tête, et la porte ouverte. C’est du moins (ce détail du sac en plastique et de la porte ouverte) ce qu’on lit dans la presse. Y a-t-il eu enquête? La presse n’en dit rien. Où a été enterré David Hamilton? Quand? La presse n’en dit rien. Etrange déontologie journalistique…

Sous la Renaissance (et pas au Moyen Age),  les juges avaient besoin de l’aveu explicite de la « sorcière » ou du « sorcier » présumés… La lecture de tous les livres consacrés à l’argument des chasses en sorcellerie le confirme. Il fallait un aveu, un aveu à tout prix, généralement obtenu sous la torture.

Ici, Mme Flament se transforme aussi en psychologue. Le « suicide » de David Hamilton est, assure-t-elle, un « aveu ». Mais en quoi un suicide est-il forcément le signe d’un aveu?

« Es-tu un sorcier? Es-tu une sorcière? » demandait-on à l’accusé. « Es-tu un sorcier? Es-tu une sorcière? » demandait à l’accusé (qui n’était pas un sorcier) quelqu’un (juge ou bourreau) qui y croyait…

Si la réponse était « non », on passait à la torture, qu’on veuille l’appeler torture d’Inquisition ou torture d’Etat.

La torture, dans les procès de sorcellerie, portait souvent à mort d’homme (ou de femme). Naturellement, face à la douleur physique, combien de « sorcières » ou de « sorciers » ne finissaient-ils pas par « avouer » ce qu’ils n’avaient jamais commis!?

Un beau choix, en vérité. Ou tu n’avouais pas, et tu mourais torturé. Ou tu « avouais », pour faire cesser la douleur, et tu étais condamné à mourir sur le bûcher, observé par la populace des voyeurs qui rigolaient avec la satisfaction d’être « bons », puisqu’ils avaient dénoncé et vaincu le diable…

Le parallèle avec la télévision de 2016 me semble assez clair.

Aujourd’hui,  tu es condamné à mourir, observé par la populace des voyeurs de la télé qui rigolent avec la satisfaction d’être « bons », puisqu’ils ont dénoncé et vaincu le diable…

Et pourtant, un espoir… Le 28 novembre 2016, presque au moment même de la mort de David Hamilton, un livre prenait courageusement la défense du grand photographe.

Un livre dont – tiens ! – personne ne parle!!!

L’auteur fustige pourtant « un Occident qui n’est pas loin de rallumer le bûcher des sorcières — au nom de la liberté, bien entendu. Le photographe David Hamilton, qui fut pendant dix ans universellement célébré pour ses photos d’évanescentes  jeunes — très jeunes — filles nordiques, en a su quelque chose quand son œuvre a été décriée, lui-même menacé de poursuites« …

A LIRE :

https://blogs.mediapart.fr/jacques-delivre/blog/301116/la-mort-du-photographe-david-hamilton-0

Jean-Pierre Fleury:

https://lequichotte.wordpress.com