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A la recherche des « Jeunes Filles en Fleurs » de David Hamilton

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Document rarissime, publié par le blog « En défense de David Hamilton »: AFFICHE DU FILM « les jeunes filles en fleurs » de David Hamilton, présenté à Cannes en 1972 (hors compétition).

Un tout petit ajout à mon article d’hier, consacré aux « Jeunes Filles en Fleurs » (1972) de David Hamilton.

Le document inédit et rarissime qui suit est extrait des archives du MIFF de Melbourne.

Extrait des archives du MIFF de Melbourne, Australie

Nous engageons nos lecteurs, nos abonnés, nos amis à nous aider à rechercher le film « Les jeunes filles en fleurs » de Francis Leroi et David Hamilton.

Nous remercions aussi nos amis de bien vouloir parler des « Jeunes Filles en fleurs », film de 1972, sur You Tube ou sur leurs blogs.

Voyez aussi:

https://lequichotte.wordpress.com/2017/02/01/les-jeunes-filles-de-david-hamilton-ont-le-coeur-pur/

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Révélations exclusives sur un film totalement inconnu de David Hamilton: Heidi et Sara

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Article dédié à Phrère Jac, écrivain situationniste

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Photo assez rare de David Hamilton, 1972-1974: David Hamilton, poète éternel de la Jeune Fille

Photo assez rare de David Hamilton (1972-1973)

Mona, David Hamilton (1972-1974)

Photographie très rare (détail) de David Hamilton (années 1972-1974), remontant à la période des films « Les jeunes filles en fleurs » (1972) et « Heidi et Sara » (1973), voir https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/05/01/curiosites-cinematographiques-hamiltoniennes-troisieme-serie-article-pour-vrais-cinephiles-hamiltoniens/

Révélations cinématographiques hamiltoniennes (quatrième série)

Première série :

 https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/04/27/david-hamilton-raretes-cinematographiques-premiere-serie-avec-une-photographie-inedite-de-dawn-dunlap/

Deuxième série:

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/04/28/david-hamilton-raretes-cinematographiques-seconde-serie-avec-des-photographies-rares-de-bilitis/

Troisième série:

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/05/01/curiosites-cinematographiques-hamiltoniennes-troisieme-serie-article-pour-vrais-cinephiles-hamiltoniens/

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« Heidi et Sara »

Le blog « En défense de David Hamilton » est en mesure de vous parler, aujourd’hui, d’un film strictement inconnu de David Hamilton, dont il n’y a à notre connaissance aucune trace sur Internet. C’est donc une exclusivité complète de notre blog.

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Il s’agit du film Heidi et Sara, dont le tournage a eu lieu en septembre 1973. Et donc, quatre ans avant Bilitis.

Document rarissime, probablement inédit sur Internet, au sujet du film HEIDI ET SARA de David Hamilton

Les producteurs ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Rousset-Rouard    ) de Heidi et Sara ont aussi pensé à David Hamilton pour réaliser Emmanuelle:

« À la réalisation, Rousset-Rouard pense à David Hamilton, photographe connu pour ses portraits de jeunes filles dénudées ». (http://www.programme-television.org/news-tv/Un-jour-un-destin-France-2-Le-tournage-eprouvant-d-Emmanuelle-4087516  )

Le triscèle de « Trinacra », dont le « logo » était le triscèle de la Trinacria sicilienne.

Voir aussi:

http://www.chaosreigns.fr/melodie-damour-chante-le-corps-demmanuelle/

Il existe une page Wikipédia au sujet des films produits par Yves Rousset-Rouard.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Film_produit_par_Yves_Rousset-Rouard

Un seul film y manque. C’est celui de David Hamilton…

Document rarissime, probablement inédit sur Internet, au sujet du film HEIDI ET SARA de David Hamilton

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Jean-Pierre Fleury m’a adressé quelques notes, dont j’extrais les lignes qui suivent.

NOTES,

par Jean-Pierre Fleury

Trinacra Films est une société française de production de films. Trinacra, S. A. à conseil d’administration sise 17 quai Alphonse Le Gallo à Boulogne-Billancourt, société de production de films pour le cinéma (5911C du code NAF/APE de la nomenclature économique), au capital social de 420.375 euros, est encore en activité. Son chiffre d’affaires en 2016 était de 120.300 euros, soit bien peu pour une entreprise de ce genre qui ne vit peut-être plus que par des droits dérivés (DVD, rediffusion, etc.). Depuis le 19 janvier 2005, son P.D.G. est Marie Rousset-Rouard, épouse d’Yves Rousset-Rouard. Son effectif est d’une ou deux personnes.

Cette entreprise est connue pour avoir produit des films « à scandale » dans le secteur du cinéma érotique ou à succès dans le secteur du cinéma comique français « grand public ». Du moins dans les années soixante-dix. Elle a produit entre autres, seule ou avec d’autres maisons de production, voire avec les télévisions,

Sylvia Kristel

– les films érotiques : Emmanuelle (1974) réalisé par Just Jaeckin, Emmanuelle, l’antivierge, ou Emmanuelle 2 (1975) de Francis Giacobetti, Goodbye Emmanuelle ou Emmanuelle 3 (1977) de François Leterrier, et autres adaptations  du roman de 1959 signé par Emmanuelle Arsan (née Marayat Bibidh) ; notons au passage que ces films, dont certains ont été classés x ou interdits au moins de dix-huit à leur sortie, ont été reclassés depuis « interdits aux mineurs de moins de seize ans », voire pour certains « interdits aux mineurs de moins de douze ans » ;

– les films comiques : C’est dur pour tout le monde (1975) de Christian Gion, Les Bronzés (1978) et Les Bronzés font du ski (1979) de Patrice Leconte…

La société d’Yves Rousset-Rouard a produit également des films dramatiques ou plus austères tel Les Routes du sud (1978) de Joseph Losey.

Notes de Jean-Pierre Fleury

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David Hamilton

En conclusion, on peut donc dire que David Hamilton a fait du cinéma dès le début des années 1970.

Et que sur Internet, notamment sur Wikipédia, une foule d’ignorants continuent d’attribuer à David Hamilton des films qui ne sont pas les siens, tout en passant sous silence ceux qu’il a effectivement réalisés…

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Yves Rousset-Rouard a produit un film de David Hamilton. Il a songé à lui confier le tournage du grand succès planétaire Emmanuelle.

J’ai écrit à Yves Rousset-Rouard, à l’adresse indiquée (  http://www.domaine-citadelle.com/nous-contacter/  )

Aucune réponse. Peut-être, si vous écrivez pour acheter des vins, voire pour avoir des informations sur l’oeuvre politique accomplie par Yves Rousset-Rouard au sein de l’UDF, ou sur ses rapports avec Giscard « d’Estaing » ( https://books.google.fr/books?id=DFJaHjksP_QC&pg=PT197&lpg=PT197&dq=Trinacra+films+1972&source=bl&ots=9EeLrpHMj8&sig=YHYs8JYF7ffN42IhjT1Sdgt7-n4&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiZrOSnovHaAhVGbxQKHQ7EBu8Q6AEITTAF#v=onepage&q=Trinacra%20films%201972&f=false   ), voire encore sur Emmanuelle, aurez-vous plus de succès que moi.

Mais obtenir des infos sur un film de David Hamilton produit par le même Yves Rousset-Rouard en 1973, voilà quelque chose qui semble impossible, même à la BNF ils en ont perdu la mémoire (http://data.bnf.fr/13884344/trinacra_films/    )

Or, Tinacra (qui produisait en 1972 un film de David Hamilton) était déjà une société florissante et connue. Comme le démontre l’image suivante (extraite de la couverture de l’ECHO DE LA PRESSE ET DE LA PUBLICITE n° 777 du 19/07/1971 : « Deux lions d’or pour TRINACRA »…

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On trouve encore de vieux films « Emmanuelle » et les bobines correspondantes.

Il doit être possible de retrouver « Heidi et Sara ».

 

Pourquoi, au fait, « Heidi et Sara » ?… L’explication, personnellement, me semble assez simple. Il suffit d’un minimum de connaissances réelles sur David Hamilton, et de perspicacité. Mon explication est d’ailleurs corroborée par une personne ayant participé au tournage des  films de David Hamilton à cette époque; et qui, contrairement à ce qu’a laissé entendre il y a quelques mois une dame appartenant aux milieux du cinéma français, est très loin d’en avoir gardé un mauvais souvenir. Nous en parlerons en temps et en heure…

Quant au scénario de « Heidi et Sara » (voir notre document, plus haut), il est parfaitement hamiltonien.

Nous sommes à la recherche du film Heidi et Sara de David Hamilton et nous remercions d’avance les personnes qui auraient des informations à son sujet de nous contacter.

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Ecoutez Yves Rousset-Rouard en 1979:

http://www.ina.fr/video/PAC07010001

Ecoutez-le plus récemment :

A lire:

https://www.ledauphine.com/haute-savoie/2011/02/10/yves-rousset-rouard-du-grand-ecran-aux-truffieres

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A revoir, de David Hamilton :

HARDIS SONT LES CONS !

 

Les gazettes nous annoncent que le plagiaire et insulteur télévisuel professionnel HARDIÇON, multirécidiviste en tous ces domaines, a été contrôlé samedi 5 mai avec plusieurs grammes de cannabis sur lui alors qu’il se trouvait à la gare du Nord à Paris en provenance de Londres.

Il lui en aurait coûté cinquante euros d’amende, une broutille pour ce pauvre type qui a tous les tics et l’absence d’éthique du bobo soixante-huitard, combien même il se prétend monarchiste. Et en plus, le regard à la fois mauvais et condescendant (très bas) de celui qui se reconnait un droit naturel de « moraliste à la page ». Histrion propagandiste des tares de la pensée et des basses pratiques branchées.

MSN.COM qui rapporte cette information, ce fait divers, semble s’amuser, disant qu’« entre l’homme en noir [sic] et le cannabis, c’est une longue histoire d’amour qui remonte aux années 70. Lorsqu’il travaillait en tant que publicitaire, Thierry Ardisson avait en effet un petit rituel pour trouver des slogans-chocs, comme il l’avait confié au magazine Playboy en mars 2017 […] Un bain, un pétard, un concept. « Lapeyre, y’en a pas deux ! » »

Un concept, bonne Mère ! mais alors comme on dit « conceptuel » en parlant de l’absence de tout art. Un vulgaire slogan publicitaire, de la réclame à deux balles, d’un ‘Vas-y Waza » vaseux à Lapeyre de quoi, donc ? Sauf que chez lui effectivement, y en a pas deux, ni même une seule.

Trop facile d’insulter sur le petit écran, bien au chaud et très entouré en sa coterie, l’homme, le pauvre homme déjà mis à terre et qui plus est innocent. Hardis sont les cons, mais toujours loin des vrais dangers et des bonnes baffes à prendre sur l’air en retour de « T’es qu’un branque ! connard ! »

CANAPÉ ET P’TITES PÉPÉES

Le site Internet « The Muse » (sic), dans un long entretien accordé à Asia Argento (cf. la rubrique « Jezebel interview » tenue par une certaine Hazel Cills), évoque David Hamilton et aussi Catherine Breillat.

Sur David Hamilton on a encore droit à la rengaine convenue et monotone  des jeunes filles agressées par ce dernier. De Catherine Breillat, on reçoit l’impression un personnage pas très brillant, mais pour une autre raison. On a déjà rappelé que Catherine Breillat se disait pas du tout satisfaite du film Bilitis dont elle fut la co-scénariste, dénonçant à l’occasion le côté uniquement photographique de la réalisation de David Hamilton.

Rappelons en quelques mots qu’Aria dite Asia Argento, âgée actuellement de quarante-deux ans(à peu près l’âge de Flavie Flament; tiens ! que devient-elle, celle-ci ?), est cette fille à son papa (Dario Argento, réalisateur et scénariste italien) qui après (dit-elle!) avoir « fellationné » Harvey Weinstein contre son gré, mais n’avoir pas pipé mot (ce n’était pas tout à fait  La tua lingua sul mio cuore dont la pauvresse fut la scénariste en 1999), puis couché avec lui pendant cinq ans de son plein gré (par pur arrivisme), vient aujourd’hui glavioter sur celui qui lui a permis la réussite.

Du moins ce que le monde pipole nomme « réussite », c’est-à-dire pognon (de « argento » à « oro » il n’y a qu’un pas) et notoriété cinématographique,crachat dans la bonne soupe, en réclamant des comptes à ce producteur, que l’on dit libidineux, sur le déclin et devenu inutile à son « ascension sociale ». Alors que tout a été soldé de tout compte, il y a bien des années de cela.

C’est dire si son histoire, semblable à d’autres qui remontent aux origines mêmes de Hollywood, histoire tellement banale en ce milieu, est pour moi mi-chèvre mi-chou, mi-figue mi-raisin, mi-ange mi démon. Comme déjà dit dans un autre article, reprenant une formulation fameuse : pour réussir en tant que « star » dans ce milieu du cinéma dominant et hollywoodien, il faut être pute ou folle, ou mieux encore les deux à la fois.

En attendant, la questionneuse de cette rubrique de « The Muse » interroge :

En ce qui concerne le ressentiment que vous avez reçu pour avoir raconté votre histoire [celle avec Weinstein], je sais que vous avez récemment « tweeté » sur vos expériences de tournage avec Catherine Breillat, qu’elle était l’une des réalisatrices les plus sadiques avec lesquelles vous ayez jamais travaillé. Pourquoi était-ce important pour vous de partager cette histoire? Lui avez-vous parlé depuis qu’est sorti cette histoire?

In terms of the backlash you received for coming out with your story, I know recently you tweeted about your experiences shooting with Catherine Breillat, that she was one of the most sadistic directors you’ve ever worked with. Why was it important for you to share that story? Have you spoken to her since coming out with that story?

Je ne sais de quel film il est question, où Catherine Breillat aurait dirigé sadiquement Asia Argento (qui a commencé à tourner dès l’âge de onze ans). Cette dernière précise :

[Elle] a fait de ma vie un cauchemar complet et total pendant le tournage, l’une des pires expériences de ma vie.

[She] made my life a complete and utter nightmare during the shoot, one of the worst experiences of my life.

Mais cette réflexion intervient à la suite du fait qu’Asia Argento a fait couler dans les caniveaux pipoles ses affirmations invérifiables sur Weinstein, alors qu’il eût été, en son temps, si simple et si sain de ne pas céder aux chantages sexuels (supposés) du gros producteur hollywoodien, tout en allant voir ailleurs.

Et cette réflexion intervient plus précisément encore après que Catherine Breillat a traité Asia Argento fort justement de mercenaire, pour ne pas dire de catin et de prête-à-tout ; de sans foi ni loi, finalement ; de sans vergogne aucune.

 

Le monde moderne et le mal d’ὑστέρα

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Le cas de David Hamilton est simple: accusé tardivement et hors délais légaux, il a toujours rejeté les accusations portées contre lui; les rares plaintes portées contre lui ont été rejetées par la justice. Sa mort a éteint l’action pénale. Sa présomption d’innocence a été ignominieusement bafouée mais il est définitivement innocent.

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Il est d’autres cas sur lequel notre blog ne s’est jamais prononcé. Surtout dans les cas où nous croyons, en notre for intérieur, en la culpabilité des accusés de viol. Nous n’aimons pas hurler avec les loups.

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Le cas de Roman Polanski est sans doute un des plus difficiles à commenter, s’agissant par ailleurs d’un cinéaste que nous n’apprécions pas particulièrement. On ne peut pas évoquer la présomption d’innocence, dans son cas, puisqu’il a lui-même fait des aveux au sujet de Samantha Geimer.

Cela dit, Roman Polanski a le droit de s’exprimer.

Il vient ainsi de définir la mode #MeToo: “une hystérie collective et une hypocrisie ». Consultez à ce sujet l’édition polonaise de Newsweek, le Guardian et Variety.

Difficile de donner tort à Polanski sur ce point. Jadis appelée « mal de mère », l’hystérie est en effet, y compris selon les dictionnaires, une névrose aux tableaux cliniques variés, où le conflit psychique s’exprime par des manifestations fonctionnelles (anesthésies, paralysies, cécité, contractures…) sans lésion organique, des crises émotionnelles avec théâtralisme, des phobies.

L’hystérie est une maladie de la matrice. Platon écrivait  : « La matrice est un animal qui désire ardemment engendrer des enfants ; lorsqu’elle reste longtemps stérile après l’époque de la puberté, elle a peine à se supporter, elle s’indigne, elle parcourt tout le corps, obstruant les issues de l’air, arrêtant la respiration, jetant le corps dans des dangers extrêmes, et occasionnant diverses maladies».

Goncourt et la femme qui voyait des phallus partout.

Goncourt écrivait quant à lui en 1861 : « Une femme honnête, mariée, mère de famille, qui pendant vingt ans, atteinte d’hystérie à son foyer, auprès de son mari et de ses enfants, voyait des phallus partout, dans les flambeaux, dans les pieds des meubles, dans tout ce qui l’entourait »…

Presque deux cents ans plus tard, il y a  des féministes qui voient quant à elles deux prédateurs chaque fois qu’elles aperçoivent trois hommes… Rien de nouveau sous le soleil, donc!

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Polanski dit, en substance : “Cela me semble une hystérie collective, du genre de celles qui se manifestent de temps en temps dans les sociétés ».

“Parfois cela finit d’une façon plus dramatique, comme pendant la nuit de Saint Barthélémy ou pendant la Révolution française ».

Le propos gagnerait certes à être approfondi, amplifié voire remis en question sur certains points, mais le cinéaste franco-polonais poursuit :

“En général tous, en proie à la peur, s’efforcent d’adhérer au mouvement d’hystérie collective, avec une hypocrisie qui fait penser aux scènes de larmes de masse, quand un leader nord-coréen meurt et reçoit les derniers honneurs ».

Le blog « En défense de David Hamilton » retient, en ce qui le concerne, que les mouvements d’hystérie collective sont en effet – toujours ou presque – des phénomènes déplorables.

Mais alors, tous les phénomènes d’hystérie collective.

Car Polanski prend pour exemple la Corée du Nord. Il est libre de le faire, mais c’est un peu facile. En effet, d’autres exemples auraient pu être pris, en plein Occident capitaliste, comme il advient lors de la mort de penseurs sans pensée, d’écrivains sans oeuvre, de chanteurs sans voix, de poètes sans talent, de musiciens musicalement analphabètes et dont la mort provoque des hommages ridiculement disproportionnés et des scènes d’hystérie collective qui n’ont rien à envier, tout au contraire, à la Corée du Nord.

Je songe, en disant cela, à des tas de tout petits pseudo-artistes  dont j’apprends l’existence, quant à moi, au jour de leur décès. Voyez par exemple ce qu’écrit Jean-Pierre Fleury ici: https://lequichotte.wordpress.com/2018/05/08/15254/

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Rares sont les gens qui, comme Pierre Desproges, ont eu le courage (et l’élémentaire bon goût) de dire que le rock and roll, c’est de la pure merde.

Revenons à Polanski. Celui-ci menace de poursuivre l’Académie des Oscars, qui a voté son exclusion. Sans préjuger des suites de l’affaire, il ne me semble en effet nullement scandaleux que Polanski demande à être entendu. Qu’est-ce que c’est que ce monde où on condamne les gens sans les entendre?

« J’écris cette lettre pour éviter des poursuites inutiles », a écrit l’avocat Harald Braun dans une lettre envoyée à l’Académie des arts et sciences du cinéma. « Nous ne contestons pas le mérite de cette décision mais le manque de respect flagrant de votre organisation pour ses propres normes de conduite et les infractions au code californien des entreprises ».

Effectivement, il est toujours surprenant de voir quelque institution que ce soit ne pas respecter son propre règlement.

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99% du rock and roll, de la merde? Desproges, pour d’évidentes raisons, et notamment parce qu’il faisait partie du show business, avait le droit de dire des choses, fussent-elles tellement fragmentaires, tellement modérées et tellement prudentes.

Et l’hystérie dépasse largement le cadre qui lui est fixé par l’étymologie (hystérie, grec ὑστέρα, utérus) ou par Platon. L’hystérie moderne touche aussi bien les hommes que les femmes.

Et personne ne l’arrêtera plus.

Le monde moderne, 100% d’hystérie.

YOUNG GIRLS IN BLOSSOM, enclave de liberté érotique: quand à Cannes le seul vrai « festival » était celui du film érotique « Les jeunes filles en fleurs » de David Hamilton (1972)

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« Derrière chaque censeur, il y a une partouze qui sommeille. »

Francis Leroi, 1993.

(Francis Leroi fut le collaborateur de l’un des premiers films de David Hamilton, « Les Jeunes Filles en Fleurs », Festival de Cannes, 1972)

Document rarissime: texte dactylographié de Francis Leroi (années 1960)

Je reviens aujourd’hui sur le film de David Hamilton, Les jeunes filles en fleurs.

Le film date de 1972.

Vous trouvez quelques informations sur Internet, par exemple ici:

https://www.festival-cannes.com/fr/films/les-jeunes-filles-en-fleurs

Les informations en question disent généralement que les rôles ont été:

CRÉDITS

David HAMILTON – Réalisa(teur/trice)

Philippe LEROI – Réalisa(teur/trice)

Marita COUSTET – Scénario / Dialogues

Yves RODALLEC – Images

Bookie BINKLEY – Musique

CASTING

Bo BAKER

Mona OSTERGAARD

Caroline VRIESS

Mandy TEDMANN

Heide KOCH

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Internet est le royaume de la crétinerie et de l’ignorance.

« Philippe Leroi » n’existe pas, pour commencer…

Il s’agit de Francis Leroi…

Francis Leroi, lui, a été un talent et un nom « culte » de la Nouvelle Vague; puis du cinéma érotique / pornographique des années 1970 et 1980.

Voir:

https://www.nouvelobs.com/culture/20020329.OBS4419/francis-leroi-est-mort.html   

Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Francis_Leroi

Un grand film de Leroi

Mais voilà, c’est ça la France.

Tu peux – comme Francis Leroi – avoir réalisé tes premiers films (en 8mm) alors que tu étais encore lycéen à Henri IV (un de ces films, et personne à ma connaissance n’en parle sur Internet, s’appelait « A quoi bon?« , 1961, un autre « Jean-Luc Godard le Bienheureux » datait de 1964). Tu peux avoir réalisé encore adolescent un long métrage sur le Grand Meaulnes, tu peux être diplômé en philosophie, tu peux avoir été l’assistant de Chabrol, tu peux avoir écrit dans le journal Combat, tu peux avoir écrit puis mis en scène  Les Minets chéris

Tu peux être, comme Francis Leroi, l’auteur de Pop’Game le jeu de la vie, de  La poupée rouge, de Ciné girl et de La michetonneuse, …………… en France, pauvre France, plus personne ne cause de toi si tu fais (ou si tu as la « mauvaise » réputation de faire) des films « pornographiques » (il en a fait aussi sous le pseudonyme de Jim Clark)… Ou si tu énonces une idée réellement anticonformiste…

La plupart des articles qui parlent de Francis Leroi évoquent tous ses films (films érotiques, films pornographiques, etc) mais (en général) pas les « Jeunes filles en fleurs » (1972) de David Hamilton…

Francis Leroi:

« baiser, c’est ce qui coûte le moins cher »

Revue n° 15 (1975)  avec un entretien avec Francis Leroi, homme et cinéaste de grande valeur, peu connu parce que nous vivons dans une époque d’ignorance, de pruderie et de gérontophilie

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Après le Festival de Cannes (projection le 17 mai 1972), voilà que parmi 158 courts métrages, « Les jeunes filles en fleurs » a ensuite été projeté lors de l’édition de 1974 du MIFF (Melbourne International Film Festival), qui s’est tenu du 26 mai au 10 juin de cette année-là.

Vous pouvez le trouver ici (programme du festival de 1974) et, chose notable et appréciable, c’est l’un des rares sites sur Internet qui donne à Leroi son prénom exact (Francis, et pas « Philippe »):

http://miff.com.au/festival-archive/film/18451/young-girls-in-blossom

Vous trouvez aussi, sur ce site, ces lignes sur le film:

A commentary on the way the photographer, David Hamilton, works with his five favourite models, with a selection of his best photos.

(Un commentaire sur la façon dont le photographe, David Hamilton, travaille avec ses cinq modèles préférées, avec une sélection de ses meilleures photos).

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Les cinq modèles en question étaient

Bo BAKER

Mona OSTERGAARD

Caroline VRIESS

Mandy TEDMANN

Heide KOCH

Vous allez demander, par exemple, qui est Mona OSTERGAARD.

Voici Mona Ostergaard en décembre 1973, je pense, lors d’une séance de photographies (ps: ce ne sont pas des photos prises par David Hamilton).

L’avez-vous reconnue? Mona Ostergaard est… Mona KRISTENSEN (dès 1972 muse et compagne de David Hamilton, et future actrice de Bilitis).

Si je ne me trompe pas, c’est  ici, sur le blog « En défense de David Hamilton », la toute première mention du fait que Mona Kristensen était… Mona Ostergaard!

Dans Paris Match (3 déc. 2016) on lit au sujet de David Hamilton: « Il a d’abord eu pour compagne, un de ses modèles Mona : J’avais 39 ans, elle seulement 19. «

David Hamilton étant né en 1933, il avait en effet 39 ans en 1972, précisément l’année des « Jeunes filles en fleurs« .

Mona Kristensen se maria ensuite à Gregory Arnold. Sous le regard amusé de David Hamilton.

En 1983, à Ramatuelle, le temps des « Jeunes filles en fleurs » étant passé pour Mona, David Hamilton visiblement très amusé photographie son ex-muse, qui se marie à un américain…

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Voici par ailleurs la filmographie de Francis Leroi, spécialiste de philosophie; de bande dessinée érotique; et de cinéma pornographique.

C’est ici:

http://www.svenskfilmdatabas.se/en/item/?type=person&itemid=80164#films

Director

Emmanuelle Forever (1993)
Emmanuelle’s Magic (1993)
Emmanuelle’s Love (1993)
Emmanuelle’s Secret (1993)
Emmanuelle in Venice (1993)
Emmanuelle’s Perfume (1993)
Emmanuelle’s Revenge (1993)
L’infirmière n’a pas de culotte (1980)
Nuits très chaudes aux Caraïbes (1979)
Jouissances perverses (1979)
Les petites filles (1978)
Je suis à prendre (1978)
Cette salope d’Amanda! (1978)
Fella (1977)
Lèche-moi partout (1977)
Les plaisirs solitaires (1976)
Les jeunes filles en fleurs (1972)

Screenplay

Nuits très chaudes aux Caraïbes (1979)
Les petites filles (1978)
Je suis à prendre (1978)
Lèche-moi partout (1977)

Producer

Jouissances (1977)
Le grande baise (1977)
Shocking (1976)
Delires porno (1976)
Blue Ecstasy (1976)
Les hôtesses du sexe (1976)
Échanges de partenaires (1976)
Pussy Talk – le sexe qui parle (1975)

Regardez cet admirable extrait d’un film de Leroi  :

La bande annonce:

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Document rarissime, sans doute inédit sur Internet, au sujet du film « Les jeunes filles en fleurs » de David Hamilton (17 mai 1972)

En définitive, on trouve le film « Les jeunes filles en fleurs » de David Hamilton référencé à très peu d’endroits.

A Londres.

http://www.bbfc.co.uk/releases/les-jeunes-filles-en-fleurs-1970

Ils possèdent le film (référencé AFF041695). Problème, je suis entré en contact avec eux et ils ne le vendent pas, ils ne le louent pas, ils ne le copient pas. Rien à faire.

A Stockholm.

http://www.svenskfilmdatabas.se/sv/Item/?type=film&itemid=13162#holdings-film

Là aussi, ils possèdent le film (catalogué comme « long métrage »), je suis entré en contact avec eux et ils ne le vendent pas, ils ne le louent pas, ils ne le copient pas. Rien à faire. Tout au plus est-il  possible de le voir sur place, mais cela coûte très cher (location d’une salle!)…

A Toronto.

http://collection.tiff.net/mwebcgi/mweb?request=record;id=249177;type=102

Je suis entré en contact avec eux, le film est référencé FRL-55086 mais ils ne le vendent pas, ils ne le louent pas, ils ne le copient pas. Rien à faire. Tout au plus est-il (peut-être) possible de le voir sur place.

A Melbourne.

http://miff.com.au/festival-archive/film/18451/young-girls-in-blossom

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Conclusion

UNE ENCLAVE DE LIBERTE EROTIQUE

A noter enfin cette très intéressante revue datant de 1972. C’est la revue « S » publiée par Europrom (n° du 4 mai 1972). Au sommaire de cette revue dite « pour adultes », on lisait notamment: « 250000 FRANCAIS VIVENT TRES BIEN DANS UNE ENCLAVE DE LIBERTE EROTIQUE, A CANNES LE VRAI FESTIVAL EST CELUI DU FILM EROTIQUE«

En effet, à nos yeux, le festival de Cannes 1972 est et reste celui des « Jeunes filles en fleurs » de David Hamilton.

A noter enfin cette très intéressante revue datant de 1972. C’est la revue « S » publiée par Europrom (n° du 4 mai 1972). Au sommaire de cette revue dite « pour adultes », on lisait notamment: « 250000 FRANCAIS VIVENT TRES BIEN DANS UNE ENCLAVE DE LIBERTE EROTIQUE, A CANNES LE VRAI FESTIVAL EST CELUI DU FILM EROTIQUE »

Le film « Les jeunes filles en fleurs » (35 mm, très probablement en couleurs) dure 9 minutes et 29 secondes. La bande sonore est, supposé-je, en français.

Y jouait Mona Ostergaard (« Mona Kristensen »).

Le film était peut-être distribué à l’époque, au Royaume-Uni, par un ou deux diffuseurs, dont Bristol Lion.

Sa date de sortie sur le marché anglais pourrait en tout cas être : 21 juin 1972.

Voilà un film qui se trouve – à notre connaissance – au moins à quatre endroits (Londres, Stockholm, Toronto, Melbourne) mais qu’il est pratiquement impossible de voir…

En France, il semble introuvable…

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2018. La France, elle, la pauvre France s’interroge sur des questions culturelles essentielles (pour elle) comme les oripeaux, les coiffures ou les rides de Madame Mémère.

Donc Maurane est morte (et non pas Marrane comme j’ai vu, écrit par erreur). Mais comme je ne savais même pas qu’elle vivait, que cette personne existait, je comprends mal que toutes les gazettes pipole et non pipole en fassent tout un foin et une information à la une. À chaque seconde dans le Monde meurt, sans doute, quelqu’un ou quelqu’une quand dans le même temps naît quelqu’une ou quelqu’un.

Il faut dire que je suis totalement ignare en sous-culture « à la mode » ou « dans le vent » comme on disait en ma jeunesse. Et aussi que je n’ai rien contre elle, Maurane. Elle était belge, me dit-on ; déjà je ne connais pas tout ce qui est français ou prétendu français…

On me dit également que ce n’est pas de la sous-culture, qu’elle allait chanter Brel. Or, c’est lui-même qui affirmait que ses chansons étaient faites pour être dites et partagées de visu. Et il avait raison. Or, à mon humble avis, les chansons de Brel (qui avait quand même un fort penchant macho, ou disons mâle pour moins choquer) ne peuvent pas faire un bon répertoire féminin.

 » Dans le port d’Amsterdam », par exemple, une chanson d’homme, crue, presque une chanson de marins, chantée par une femme est aussi ridicule que si elle était chantée par les Petits Chanteurs à la Croix de Bois. Ce qui ne serait pas le cas avec ses premières chansons très cathos, du temps où Brassens l’avait surnommé « le révérend père Brel » ou « l’abbé Brel » et que ce dernier chantait, dans les cabarets parisiens, habillé d’une sorte de soutane, djellaba ou burnous.

Ou « ne me quitte pas » qui suinte le mâle. Ou « les bourgeois, c’est comme les cochons » qui me semble marqué par une tournure d’esprit masculine. D’ailleurs, les tours de chant de Brel sentaient la sueur du mâle excité. Certes Barbara, à la voix délicate, a chanté Brel… et Brassens, mais il faut savoir que Brassens n’appréciait pas ses chansons dans la bouche de Barbara, et le lui fit savoir.

Mais passons…

C’est contre la mort que j’ai quelque chose. Et en particulier contre les morts injustes. « Les morts injustes », je veux dire « les morts » pluriel de la mort et non pas pluriel du mort. Certes, on peut dire que toute mort est injuste, mais il est bon de nuancer en ce domaine.

Maurane aura été chanteuse, me dit-on, c’est toujours mieux que maîtresse-chanteuse. Et moi j’en connais une de maîtresse-chanteuse (si l’on veut bien admettre ce féminin), prétendue « écrivaine » (itou), tout juste écrivassière, qui aura tout fait pour que la mort d’un artiste de grand talent soit ravalée au rang d’un sordide fait divers, manipulé par toute la maffia médiatique de France et de Navarre (à l’exception de quasiment personne).

Je veux parler de la mort de David Hamilton consécutive à la diffamation qu’il a subie venant de Flavie Flament et compagnie, artiste (lui, l’artiste) dont on ne sait toujours pas à ce jour s’il s’est réellement suicidé ou si on ne l’a pas un peu aidé (matériellement, physiquement, concrètement) à se suicider.

Maurane serait morte de manière naturelle (répètent unanimes les media perroquets), mais elle devra quand même subir une autopsie. Donc il semble que l’affaire soit entendue avant même les conclusions des médecins-légistes, ce qui me fait penser immédiatement à ce qui s’est passé avec David Hamilton, « suicidé » dans les media dès avant autopsie.

Mais il y a tellement de Maurane sur Terre, apparemment, que les media ne semblent pas avoir le temps d’étudier des sujets, finalement, annexes et dérangeants pour eux. J’attends encore une enquête sérieuse de gazette sur les causes réelles de la mort de David Hamilton. Qui ne viendra probablement jamais, si ce n’est dans dix, vingt, cinquante ans, quand moi-même je serai ad patres.

Lorsque l’on a passé son temps et dans l’unanimité délirante et totalitaire à diffamer, cracher sur un homme, l’insulter, il est difficile ensuite de chercher à en savoir, ou en dire plus ou mieux, qui ne conforterait pas le dogme et le mensonge.