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« Qu’un sang impur abreuve nos sillons ! »

18 juillet 2018

J’aurais envie de dire à tous les antiracistes primaires et également à tous les racistes primaires, les premiers qui jubilent sur la victoire des « Bleus »  à la Coupe du monde de balle-au-pied (un sport, un simple jeu au départ), les seconds qui se déchaînent en accordant tous les noms d’oiseaux aux africains noirs ou maghrébins de cette même équipe de Bleus, qu’ils ont faux les uns et les autres.

J’ai tout récemment écrit que la seule diversité qui vaille est celle de l’esprit (et s’ajoute celle du cœur) et que l’uniformité, l’uniformisation (ou si l’on préfère le métissage des esprits, ou plus exactement le nivellement et l’uniformisation des esprits par le bas et la grisaille mondialiste et esclavagiste de l’inculture) sonne la mort des peuples, des cultures, des civilisations, de l’Homme en général, femelle ou mâle.

J’ajoute que : j’ai trop le souvenir des ouvriers maghrébins, plus tard remplacés par des portugais, qui dans la période de la Reconstruction de mon enfance faisaient les terrassiers (à la pelle et à la pioche !) pour que nous puissions bénéficier, nous français, du « tout à l’égout » ; j’ai trop le souvenir (livresque, bien entendu) des tirailleurs sénégalais et autres, ou des troupes de choc bretonnes de la guerre de Quatorze pour dénigrer les maghrébins ou les noirs africains (ou la culture bretonne) par le simple fait qu’ils seraient maghrébins ou d’Afrique noire (ou bretons).

*

En résumé je hais autant le colonialisme d’hier que le néo-colonialisme ou colonialisme inversé d’aujourd’hui.

Je suis pour l’Afrique maghrébine aux maghrébins, l’Afrique noire aux noirs africains. L’Europe aux européens.

Je sais que malheureusement l’exploitation de l’Afrique par les Européens (sans parler des autres) est loin d’être achevée, d’autant que les propres dirigeants africains ne brillent pas (eux non plus) par la grandeur, à de rares exceptions.

Mais je vois aussi que l’Europe subit (ce qui est voulu par une Union dite Européenne) une forme de colonisation sournoise, insidieuse ou de force, aux causes multiples (recherche de l’Eldorado, fuite de guerres généralement entretenues par l’impérialisme, etc.).

Foi de quelqu’un qui a consacré une partie de sa vie aux domaines (pour employer de grands mots) de la sociologie, l’ethnographie, l’histoire, la linguistique…

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Maintenant je voudrais poser quelques questions aux uns et aux autres qui, je pense, ne viennent pas spontanément à l’esprit du plus grand nombre :

1 – Combien de joueurs blancs, ou disons européens de souche, ont-ils joué une Coupe du Monde dans des équipes africaines? Voir un précédent article ou j’évoquais le Sénégal et le Cameroun. Combien de joueurs blancs européens dans les championnats de « foute » africains ?

Pourquoi cette absence de blancs chez les africains (sauf parmi les entraîneurs) et cette sur-représentation d’africains chez les européens ? Aussi bien dans les équipes dites nationales que dans les équipes de club ? Et ceci dans tout un tas de sports, d’ailleurs…

Est-ce une question de « race » (mot tout récemment exclu de la Constitution au profit de « sexe »), de gènes, de culture ? De dégénérescence occidentale en particulier ?

2 – Par quel « miracle » aucune équipe africaine ne dépasse-t-elle guère les matches de poules de la Coupe du monde de « foute » ? Les joueurs africains deviennent-ils bons à partir du moment où ils viennent en France Est-ce que c’est grâce à Blanchard (le surnom de Deschamps donné par Desailly du temps où ils étaient tous deux au centre de formation du FC Nantes) ? Ce grand sorcier blanc…

Autrefois les Africains pouvaient être de « bons noirs » ou de « bons maghrébins » en servant de chair à canon ; puis vint le temps où ils furent bons à faire les sales besognes ouvrières déqualifiées chez nous ; de nos jours, le fin du fin étant qu’ils tapent bien dans la ba-balle, le football (le sport en général) étant du domaine du spectacle, du médiatique et du propagandiste par excellence. Peu importe la qualité du spectacle, seul compte le résultat : les supporteurs pour remplir les stades en payant, la gagne mais surtout les primes qui vont avec, le déchaînement de passions plus ou moins contestables,  la récupération politique (politicienne) du tout dans un magma informe de confusion.

Mais que l’on ne s’y trompe pas ; le temps n’est pas si loin où le « français Noah gagnant«  pouvait se transformer en « franco-camerounais Noah perdant« . Arrêtons-nous d’ailleurs deux minutes sur la famille Noah. Un certain Simon Noah, combattant du 1er régiment de tirailleurs du Cameroun lors de la Seconde guerre mondiale (assassiné bien plus tard lors d’un coup d’État camerounais) eut un fils Zacharie, né en 1937 à Yaoundé alors sous protectorat français, qui fit une carrière de footballeur à Saint-Germain puis à Sedan où naquit Yannick qui lui-même a un fils Joakim, un joueur de basket aux États-Unis, né à New York qui aurait rien de moins que la triple nationalité américaine, suédoise et françaisePetite anecdote : fin mars 2017, il a été suspendu pour 20 matches en raison d’un contrôle anti-dopage positif. Digne fils de son père.

Nationalité suédoise… oui, c’est dingue cette propension, des légèrement bronzés aux plus noirs qui soient, à s’accoupler aux blanches et de préférence, les plus blanches et blondes qui soient.

Aussi, je pose ici une troisième question :

Pourquoi, pour quelle raison, depuis plusieurs décennies maintenant, une bonne partie des joueurs africains (noirs ou maghrébins) de l’équipe de France de « foute » ont pour compagnes des blanches, ou des moins colorées qui soient ? Et pourquoi les « de souche » de cette même équipe ont très généralement des compagnes également « de souche » ?

Renier leur propre identité ethnique, leurs origines, rechercher la compagnie de blanches autochtone(…ils viennent jusque dans nos bras…), baigner dans l’argent et se payer les plus chers gadgets de la société de consommation, vivre dans le conformisme, c’est ce qui se nomme « réussite » (très improbable au départ) pour ces africains de souche ou d’immigration. Ou si l’on préfère, c‘est ce qui s’appelle « être français«  pour eux. Point barre.

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