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LA TRADITION LYRIQUE DES BLEUS

13 juillet 2018

Tout à fait personnellement, je rêve d’une victoire sans appel de la Croatie lors de la finale de la Coupe du monde de baballe-au-pied. Disons : 3 à 1 dans la musette de la France macronienne. L’horreur d’une république bananière en délire, si ce n’est pas le cas ! Avec la rue abandonnée à la banlieue délinquante unie aux mondialistes et autres dits « antiracistes-antifascistes-antiantisémites » (mais pas anti-mythes) sans oublier les chauvins d’esprit court ; curieuse engeance ; et ce type, en sa cour, inculte et de bas-étage, Monarc, s’appropriant la victoire.

Aussi sinistre et hypocrite qu’un défilé de maffieux chefs d’État ânonnant des « Je suis Charlie » ! Que ce serait bien de faire passer par le foute la pilule d’un gouvernement collabo et d’une assemblée nationale godillot, affidés du système mondialiste qui persévèrent dans le déclin programmé et l’anéantissement de notre pays. Mais contre ça, à l’inverse, plus grand monde ne descend dans la rue, ou se révolte pour de bon !

Oui, je peux malheureusement me tromper ; des critères connus ou inconnus peuvent tout brouiller : l’objectivité ou non du corps arbitral, les dessous de la FIFA et, qui sait, les dessous de la politique internationale.

Et aussi, malheureusement, l’état de fraîcheur (ou non-fraîcheur) d’une équipe qui a beaucoup joué, plus que l’équipe dite de France qui, rappelons-le, n’est qu’un assemblage bric et broc d’indigènes de souche ou des îles, de français par droit du sol ou immigrés, et autres mercenaires néo-coloniaux bi-nationaux africains « fin d’empire », dirigée par l’ancien dopé turinois que l’on sait (c’est lui-même qui a fini par le reconnaître).

Oui, j’en rêve, pour diverses raisons.

La première : l’équipe de la Croatie est la plus méritante ; elle est un exemple de ténacité et de solidarité, de jeu, de retournement de situation, de talent face à n’importe quelle équipe, y compris des meilleures, de plaisir à regarder (la beauté du sport, c’est finalement le seul aspect intéressant) ; d’autant qu’elle n’est « que«  vingtième au classement FIFA du mois de juin 2018 (et la France septième). Et que son entraîneur est, dit-on, un quasi inconnu n’ayant entraîné jusque là que des équipes du Golfe.

La deuxième : cette équipe est une des rares équipes européennes présentes en ce mondial, à ne pas tricher sur son caractère européen intrinsèque, et qui plus est national. L’équipe croate est réellement croate, donc européenne. Comme sans aucun doute encore d’autres « petites  » équipes européennes, ou bien la Serbie, la Pologne ; je ne crois pas me tromper.

Croates fiers d’être croates comme les deux équipes africaines de cette coupe du monde sont fiers d’être des Lions sénégalais (entraînés d’ailleurs par un sénégalais) ou des Lions Indomptables camerounais. Une Afrique noire qui ici ne triche pas, ce me semble, avec sa négritude (terme créé par Aimé Césaire dans les années trente du siècle dernier, en compagnie de Birago Diop, Léopold Sédar Senghor et quelques autres). Fini pour nous, bien fini, et c’est tant mieux, le temps colonial des tirailleurs sénégalais qui vinrent mourir, c’est assez sidérant, pour le colonialisme, dans l’horrible boucherie de Quatorze.

Même la Russie assez chatouilleuse au niveau du sentiment national (ce qui lui permet de ne pas être bouffée par ailleurs par l’empire décadent que l’on connaît) s’est accordée l’exception d’un exotique brésilien naturalisé de talent dans son équipe : Fernandes.

Les trois équipes dites européennes des demi-finales (Angleterre, Belgique, France), pour ne pas parler des autres, ne sont que des équipes composites minées par le pognon d’un foute européen qui n’est pas à deux balles, mais à millions et millions d’euros (on comprend, dans cette logique, les bons joueurs africains, maghrébins ou noirs, tentés par le mercenariat décadent européen). Même si « à deux jours d’affronter la Croatie en finale de la Coupe du Monde 2018 en Russie, le milieu de l’équipe de France, Blaise Matuidi, s’est dit [en substance seulement] « fier de représenter ce si beau pays qu’est la France avec toute sa diversité » en conférence de presse. » (les gazettes sportives) Mais dans tout ça, c’est surtout ladite « diversité » que l’on remarque plus que le fond du pays réel ! Et puis c’est un propos de nanti surpayé, c’est sans doute ça le sens de « beau pays ».

La troisième raison : la Croatie est une petit pays de quatre millions d’habitants, moins peuplé que la Bretagne historique (à cinq départements). Une goutte d’eau lilliputienne à côté de quasi continents tels que le Brésil ou la Russie.

***

La dernière raison, et ce n’est pas la moindre : il est des crétins de journalistes pour faire, depuis quelques années, de la saga footballistique mondiale une sorte de conte épique français formaté à la sauce mondialiste, comme si les affrontements balleaupied (certes utiles à repousser les guerres, du moins on peut l’espérer), pouvaient prétendre avoir quelque rapport avec une épopée, une aventure chevaleresque. D’ailleurs, si nous avions eu une Chanson de Roland en ce domaine, ç’aurait dû être celle de Thierry… Roland, rien de plus, rien de moins (si c’est possible de faire encore moins).

Je passe sur la France « bleublackbeur », mythe s’il en est ou s’il en fut (ou plus exactement la France « bleue, blackette, beurette »), je passe sur ce terme débile de journocrate pour atteindre aux sommets… Je veux parler des sommets de la bêtise journaleuse propagandiste du néant futur et de la décadence présente : il est par exemple des individus à répéter, comme lors de la coupe d’Europe ou de la précédente Coupe du monde de foute (toujours sans « r »), que parmi les plus tarés de nos joueurs « nationaux » figurent de vrais poètes et autres artistes. Qui sait, des Villon, des Baudelaire, des Mallarmé, voire des Nerval et des Samain (je fais le présupposé que certains journaleux ne soient pas totalement incultes au niveau de l’histoire de la poésie)... Enfin, d’immenses poètes (sic) qui s’ignorent.

Je viens de lire un article, qui malheureusement n’a pas pris une ride, d’un certain Mathieu Grégoire, du 7 juillet 2014 paru sur Slate.fr qui titre « Paul Pogba n’est pas le seul poète de l’équipe de France : étude de textes ». Ce journaleux y énonçait, sans rire aucunement : « Thierry Henry récitant du Baudelaire, Joël Bats entonnant une ballade mélancolique sur le plateau de Drucker, Emmanuel Petit dissertant sur le sens de la vie d’un footballeur… Que de grands moments.« 

Le morceau de choix de son article était un « poème » de Paul, non pas Verlaine, mais Pogba. Si, c’est vrai ! ça ne s’invente pas. Du moins est-il convenu d’appeler « poème » ce qui n’est que mauvaise prose sans idée notable, « vers » plus ou moins réguliers et plus ou moins rimés, de rimes très pauvres et que l’on s’interdit habituellement (verbes conjugués au même temps, par exemple). « Trop fastoche ».

Je vous le donne en vous précisant que le journaleux nous livre ceci également : « Nous avons légèrement restructuré la fin du texte et corrigé quelques fautes.«  Donc, extrait de la page « Facebook » du fouteux « poète »:

Message sur le mur by [sic] Paul Pogba.

En octobre, personne te connaissait.

En novembre, déjà tu brillais.

En décembre, t’arrêtais pas de marquer.

En janvier, on a commencé à te kiffer. 1

En février, toute l’Espagne te connaissait.

En mars, à la Coupe du Monde on te voulait.

En avril, tu as confirmé.

En mai, t’as été sélectionné.

En juin, tu nous as fait rêver.

En juillet, tu nous as fait comprendre

Que pour être un grand footballeur,

Il faut jouer avec le cœur.

Et pour ça Griezmann, on te remercie!

Mais, le pire est à venir, ce sont les commentaires délirants ! Ceux de toute cette petite gauche-droite totalement déconnectée du réel et du peuple. Et il me semble bien que l’on n’y trouve aucune ironie ! Par exemple, ce commentaire d’une enseignante (je me plais à dire qu’il s’agit d’une certaine Claire Delautre (mais pas d’elle-même), professeur de français au collège Anatole-France de Drancy) qui nous dit :

Ça ne m’étonne pas que Pogba ait choisi cette voie, avec ces rimes qui font penser au rap et au slam. Il exprime un message très simple (‘‘on est fiers de Griezmann’’) par une forme sophistiquée. C’est sympa!

Et je ne m’étonne pas que l’on en soit rendu si bas au niveau éducatif ! Le plus incroyable étant l’expression « forme sophistiquée ». Je pourrais continuer avec d’autres remarques du même acabit (très petit) dont ceux du même Grégoire journaleux :

Thomas Simon, journaliste à France Football, suit la carrière de Pogba depuis l’adolescence. Il n’est pas surpris que le garçon, au profil Twitter déjà créatif, prenne la plume

Pogba renvoie également à une certaine tradition lyrique chez les Bleus du foot...

Dont cet autre bijou de bêtise crasse, commentant l’œuvrette pogbaienne :

Pogba va à l’essentiel, son storytelling est efficace, bien que sévère sur le mois d’octobre (Griezmann est hype depuis 2012), et parfois redondant (quasi copier-coller entre octobre et février, qui aurait mérité d’être repatiné). Sur l’ultime vers, il s’affranchit de tous les codes, comme les grands poètes, mais aussi les plus fameux artistes du football. 2

J’ai renoncé à mettre des « sic », il y en aurait trop. C’est à gerber comme, quand même, cet incroyable : « Sur l’ultime vers, il s’affranchit de tous les codes, comme les grands poètes, mais aussi les plus fameux artistes du football. » Faut-il pleurer, faut-il en rire?

Non, Pogba n’est pas poète, pas même poétaillon à picaillon ou poétereau, encore moins poétasse du dimanche. Non, en aucune façon les fouteux ne représentent quoi que ce soit de la culture lettrée de notre pays, qui, toute seule déjà, part assez à vau-l’eau, et ceci d’autant plus que des imbéciles à « pignon sur rue » accréditent l’insanité.

C’est sans doute ce que certains appellent « métissage » quand d’autres nomment ça « art contemporain » ! Métissage tout gris alors, métissage d’esclaves amorphes et autres faux rebelles.

D’ailleurs, Pogba n’est pas un si grand artiste de la baballe ; je dirais même qu’il est le meilleur lorsqu’il touche peu de ballons et les passe dans de bonnes conditions, plutôt que lorsqu’il se perd sans génie à tricoter des dribbles inutiles, contreproductifs ou perdants, ou lorsqu’il clos son inutilité par un tir des trente mètres, dix mètres au-dessus et/ou à côté de la cage adverse.

Rien que pour toute cette connerie journaleuse (et ce qu’elle recouvre aux plus hauts niveaux, et même dans la tête de nombre de simples péquins) je ne peux que dire ALLEZ LES CROATES !

Notes :

1 – kiffer : aimer, apprécier. Terme dérivé la la consommation de drogue.

2Quand je lis ce genre de chose qui allie le franglais à des idées délirantes et minables, je suis achevé. Ignorant totalement ce qu’est un « storytelling » j’en donne ici la définition trouvée sur Wikipédia qui ellemême vaut son pesant de connerie : « Le storytelling (en français la mise en récit ou l’accroche narrative) est une méthode de communication fondée sur une structure narrative du discours qui s’apparente à celle des contes, des récits. Son emploi notamment en communication politique est controversé du fait de l’usage parfois discutable qu’en font les conseillers en communication dits spin doctors. Cette technique s’associe facilement à ce que l’on désigne par le «qu’en-dira-t-on». Mais là où le qu’en-dira-t-on est une attitude passive… » Amen !

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