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13 mars 2018

La galanterie, un brin de cour, une main effleurant un bras, une main, une épaule : HARCÈLEMENT ! même cela ne peut être toléré par toute cette nouvelle engeance de féministes y compris politiciennes (dont je doute d’ailleurs que plus d’une n’aient jamais été harcelées) qui s’en viennent les unes après les autres réciter les Monologues du vagin ; certaines y ajoutant même des propos qu’à d’autres époques on, je veux dire le sens commun, aurait trouvé salaces. Cela a été le cas dernièrement de Muriel Schiappa, nous disent les gazettes. À se demander comment fonctionne leur cerveau. Confusion !

On dirait que le but de ces femelles est d’être aussi bêtes, aussi vulgaires, aussi médiocres que la partie la plus bête, la plus vulgaire et la plus médiocre de la gent masculine. « La femme est l’avenir de l’homme », ah bon!… Dans tes rêves, alors, Louis. Il est vrai que tu ne fus jamais sérieux et, les yeux d’Elsa à peine clos, tu viras ta cuti sur tes vieux jours, enfin libéré de ta dragonne qui t’a proprement violé la première fois qu’elle t’a rencontré, nous apprennent les historiens du surréalisme… Moi, je dirais plutôt que le passé de l’homme est le présent des femmes. Du moins de celles-là.

Si c’est ça l’avenir de l’homme : singer tous les défauts des hommes ! On me dit même que la journaliste Sandra Muller de la Lettre de l’audiovisuel et qui vit aux États-Unis comme il se doit (la patrie du « progrès ») s’est fait doubler : une commerçante de je ne sais trop quoi a déposé « balance ton porc » comme marque en premier.

Comme quoi propagande, slogan, publicité — avec marque, estampille, sigle, nom de parti et tutti quanti, c’est kif kif bourricot au spectacle, triste spectacle du monde. Quelle bouillie !

Je précise, la commerçante a déposé le slogan crétin (sexiste et poussant à la diffamation, voire pire) comme marque, avant Muller. Cette dernière voulait aussi la déposer, mais uniquement pour la bonne cause. Et elle jure : « vous comprenez, ce n’est pas pour en tirer profit, c’est pour éviter qu’elle soit mal utilisée, récupérée par des mauvais, tombe en de mauvaises mains ».

Remarque en passant : il viendra un jour où pour avoir le droit de s’exprimer publiquement il faudra avoir au préalable déposé ses mots ou ses propos à un office ad hoc. Et payer. Appelons ça : censure libérale. Qui pourra tout payer possédera le dictionnaire et lui seul pourra audio-visuellement s’exprimer devant les foules. On retombera là à l’époque de la caste des scribes antiques seuls dépositaires du langage écrit.

Mais dans ce cas-ci, la commerçante, finalement bonne fille, a laissé tomber et rendu le slogan, la marque imbécile à l’imbécile qui devient donc propriétaire imbécile de la marque imbécile « balance ton porc ».

Je lui conseillerais bien quelques campagnes de slogans « développés » comme : « Balance ton porc et mange hallal », ou « Balance ton porc et bouffe casher ».

Mais pour en revenir à ce que j’écrivais au début, on en est quand même rendu bien bas. On peut lire par exemple dans Le Tartuffe, ou l’Imposteur, la pièce de Molière, ou plus exactement de celui ou de ceux qui l’ont versifiée (i.e. très probablement « l’atelier Pierre Corneille, Thomas Corneille et compagnie », mais c’est un autre sujet), pièce définitive publiée en 1669 par le libraire Jean Ribou, ce réquisitoire d’Elmire * pour le droit à être importunée, droit aujourd’hui contesté par certaines ultras (en tout) ; c’est à l’acte IV, scène 3 ; vers 1323 à 1336 :

 

Est-ce qu’au simple aveu d’un amoureux transport,

Il faut que notre honneur se gendarme si fort ?

Et ne peut-on répondre à tout ce qui le touche

Que le feu dans les yeux, et l’injure à la bouche ?

Pour moi, de tels propos je me ris simplement ;

Et l’éclat, là-dessus, ne me plaît nullement.

J’aime qu’avec douceur nous nous montrions sages ;

Et ne suis point du tout pour ces prudes sauvages

Dont l’honneur est armé de griffes et de dents,

Et veut au moindre mot dévisager les gens.

Me préserve le ciel d’une telle sagesse !

Je veux une vertu qui ne soit point diablesse,

Et crois que d’un refus la discrète froideur

N’en est pas moins puissante à rebuter un cœur.


*
Rappelons le contexte : Tartuffe, faux dévot, manipule Orgon, vieillard naïf et faible, devenu bigot, pour tenter de récupérer ses biens, tout en ayant des visées sur sa fille et tout en courtisant également Elmire, la jeune épouse d’Orgon.

 

 

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