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LE « PROGRESSISME » OU L’ORDRE MORAL DE LA DÉCADENCE

8 mars 2018

  Pour les Femmes dans les médias est « l’association qui bouscule l’audiovisuel, la presse et le cinéma », nous affirme une certaine Valérie Abrial (dans latribune.fr du 5 mars), une association qui entend promouvoir la place des femmes aux unes, pages intérieures, signatures des petits comme des « grands organes de presse »
— de moins en moins grands et de moins en moins lus, vu leur indigence informative, leur conformisme, leur unanimisme se résumant à ne jamais déroger, dans une  allégeance bien sentie et chaleureusement consentie à l’idéologie mondialiste et hystéro-féministe du moment (c’est le prix à payer des subventions étatiques ou des directives de la finance internationale par patrons de presse interposés).
Conformisme et allégeance (et auto-censure) encore jamais atteints, pires qu’au temps de la censure officielle d’État et de l’interdiction de titres selon le bon vouloir des dirigeants.  Je parle moins ici de l’époque de la Collaboration (pourtant il s’agit bien de collaboration active en 2018) que des temps impériaux, monarchiques ou républicains du XIXe siècle.
Époque où des journalistes ou des dessinateurs pouvaient se retrouver en prison pour un simple article, un simple dessin ne flattant pas trop le monarque en place.
En fait, ce sont tous les media qui sont concernés. Le monde du spectacle. Tout l’audio-visuel, le cinéma et la télévision, pour lesquels je ne peux que répéter qu’ils ont atteint eux aussi, très généralement le niveau zéro de la « grandeur culturelle » et expriment (sic) bien souvent un minable et un vulgaire exponentiels, une absence de poésie et d’art confinant au populacier (exact opposé du populaire). Un vulgaire qu’aime tellement une Flavie Flament qu’elle en a fait son « style » et son fonds de commerce littéraire.
En notre époque, celle de la ruine des valeurs collectives et individuelles et de la prise de pouvoir par les grouillots  femelles et mâles de la médiocrité tant éthique qu’esthétique, en notre époque où toutes les signatures journaleuses se valent dans l’indigent et l’insignifiant (où sont passés les grands journalistes d’autrefois, les vraies plumes, les polémistes talentueux, les humoristes critiques et acerbes, les fins analystes de la presse d’opinion?), toutes les femmes du monde — les bourgeoises, petites-bourgeoises et bobotes de préférence — pourront bien prendre le pouvoir médiatique, ou politico-médiatique, cela ne changera absolument rien à la chute programmée de la civilisation. Bien au contraire, ça pourrait la précipiter.
Et les femmes, des femmes pourront bien s’auto-proclamer tout leur saoul les meilleures, les « modernes », les « progressistes », ou s’auto-accorder leurs plus divers « prix » sexistes et misandre (n’entendons-nous pas parler maintenant de spectacles réservés aux femmes, comme il y a des associations racistes réservées aux blancs chez les suprémacistes blancs aux Etats-Unis, ou des associations réservées aux noirs chez les autres ? À quand l’apartheid et la burqa ?), cela ne saurait donner quelque valeur ou quelque vertu à leur hystérie primaire et étriquée.
Et c’est ainsi que cette association (Pour les Femmes dans les médias) vient de décerner elle aussi, après je ne sais plus quel festival (quel bourrage de cerveaux!), un prix Fiction (allez-vous un jour vous accorder : c’est fiction ou réalité ?) à (je cite) : « Magaly Richard-Serrano et Flavie Flament pour « La Consolation », un film adapté du récit autobiographique de Flavie Flament sur le traumatisme, la sidération et l’amnésie qui l’ont frappée après le viol dont elle a été victime à l’âge de 13 ans ». 
Là, on n’a pas osé donner le nom du (présumé!) violeur, pourtant l’affaire est apparemment pliée et semble entendue.
Comme elles pourront toujours épiloguer, tout en diffamant les mauvais vivants et en insultant les mauvais morts, sur le « délit » à 90 euros (majorable) de « comportement ou harcèlement à caractère sexiste ou sexuel dans les lieux publics ».
Je vois ça inapplicable et impraticable, à moins de mettre en place des cohortes d’aubergines musclées dans les lieux de grand passage et les rues des « mauvais » quartiers.  Enfin pas trop mauvais, pas trop mal famés ; je suppose que rien ne se fera dans les quartiers et cités entières de non-droit, où des multirécidivistes de toutes les contrebandes et de tous les délits se pavanent au grand jour de la connerie occidentale, ou pire de la volonté bien affichée des « élites », elles-mêmes délinquantes, de détruire la société.
Il est quand même curieux de constater que l’on nous tanne avec la parité homme-femme (finalement au sein de la bourgeoisie), mais qu’il n’est jamais au grand jamais question, par exemple, de la parité entre les métiers et conditions sociales au sein des assemblées élues de la dite démocratie représentative.
Combien de paysannes et d’ouvrières à l’Assemblée nationale ? Zéro ! Mais pas moins que de paysans et d’ouvriers, mon coco. 


J.P.F.

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