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« LA POULE NE DOIT PAS CHANTER DEVANT LE COQ » (vieux proverbe)

6 mars 2018

Une amie vient de m’écrire : « Un petit mot à propos de votre dernier article sur lequichotte : Titiou Lecoq est une fille. » «Titiou», un surnom donné par ses copines de l’époque qui sonne comme le pépiement d’un moineau et dont elle-même ne peut expliquer l’origine » nous dit un article-entretien du journal Le Temps du 13 janvier 2017 (cf. letemps.ch).

Mince ! me suis-je dit. Et j’apprends donc que Lecoq est une journaliste, blogueuse et même écrivain. La terminaison en « iou » me paraissait plus masculine que féminine. Préjugé de mec, sans doute ! diront certaines. « Ce qui est intéressant, du reste — m’ajoute-t-on — c’est que, outre le prénom pouvant induire en erreur, vous n’ayez pas repéré qu’il s’agissait d’une femme. Cela peut révéler bien des choses sur cette personne et ses convictions. » Non ! j’ai cru que c’était un homme suivant la ligne réglementaire, et bien dans les clous, de la folle propagande « féministe » ambiante. Je dirais même que cela avait l’air assez mâle et guerrier.

Apprenant la féminité de notre coq (puis-je l’appeler Lacoque ?), je me voyais déjà corriger tout mon article en conséquence, mais finalement je le laisse comme il est ; ça ne manquera pas d’ironie vis-à-vis d’une personne qui doit probablement s’embourber dans la théorie du genre et prêcher sans aucun doute pour un matriarcat totalitaire et castrateur ayant par exemple la cruelle Cybèle pour déesse-mère et les galles comme prêtres eunuques (dont on peut noter pourtant qu’ils cessèrent d’être castrés à Rome pendant la période flavienne). En effet, je lis encore dans cet entretien du Temps :

De son père, elle parle peu : il a quitté le domicile familial assez tôt. Son enfance, tranquille, coule aux côtés de sa sœur et de sa mère […] Sans oublier, bien sûr, la Comtesse de Ségur […] — Ma mère n’a eu que des filles, ma grand-mère n’a eu que des filles… J’ai grandi entourée de femmes fortes, féministes. Je n’ai jamais pensé que les hommes jouaient un rôle très important dans la marche du monde. Jusqu’à ce que je sorte de chez moi et que je découvre que non, en fait, les femmes ne régnaient pas sur l’univers.

Ce qui me fait penser à Flavie Flament ressortant le vieil adage anti-masculin, androphobe, misandre : « les hommes sont des salauds » (cf. Les Chardons, pages 83-85), tout en ajoutant : « Papy n’est pas un salaud comme les autres » (id. page 85) et « Papa n’est pas un salaud comme les autres » (ibid. page 86).

Et ceci expliquant encore cela… d’autant que je lis sur divers sites que « née en 1980, Titiou Lecoq débute sa carrière littéraire en 1988 en réécrivant la fin des romans de la Comtesse de Ségur. » Du peu que j’ai lu de la comtesse de Ségur, j’ai retenu un esprit de caste, fortement moralisateur et sadique ne négligeant jamais l’imposition du « droit chemin », dès le plus jeune âge, par l’évocation fleurie de châtiments corporels, illustrations à l’appui.

Je note également que Titiou Lecoq est cosignataire de cette pétition destinée à Macron dont le constat en lui-même est d’une rare idiotie : « Une femme sur deux a déjà été victime de violence sexuelle ». Je me demande où Lecoq, par ailleurs titulaire d’un DEA de sémiotique (pour faire court : théorie des systèmes de signes de communication entre les individus) situe cette allégation invérifiable et d’apparence outrancière au sein du système des signes politiques. Sans doute dans le domaine ancien de la sémiotique qui est de « faire manœuvrer les troupes en leur indiquant les mouvements par signes et non avec la voix ». Les troupeaux militants d’un féminisme exacerbé causant le plus grand tort aux femmes elles-mêmes.

J.P.F.

***


J’ai reçu un commentaire à propos de cet article :
Et dire que le mot « cock » est un terme argotique en anglais pour désigner le sexe masculin !
Mademoiselle Lecoq, qui semble bien jolie par ailleurs, doit avoir du « mâle » à se situer.
Il paraît que nos noms ont une influence sur nous. Il paraît…
Vive la sémiotique, la sémantique, la sémasiologie !
Vive la Comtesse de Ségur ! Une petite fille qui découpe des poissons rouges ne peut que susciter des comportements castrateurs. Et elle porte le nom de la sagesse : Sophie !
C.D.


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