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Catherine Robbe-Grillet, au nombre des signataires d’une louable pétition pour défendre le « droit d’importuner »

9 janvier 2018

Publié le 9 janvier 2018 par defensededavidhamilton

article avec illustrations c’est ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/01/09/catherine-robbe-grillet-au-nombre-des-signataires-dune-louable-petition-pour-defendre-le-droit-dimportuner/

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Un collectif de femmes (oui, de femmes!) – parmi lesquelles, pour en citer déjà trois, Catherine Deneuve, Brigitte Lahaie et Catherine Millet – a publié (9 janvier 2018) une tribune dans Le Monde pour « défendre la liberté d’importuner » qu’elles désirent laisser aux hommes. Mieux encore, elles ont le courage  de s’opposer à la « campagne de délations » de « balance ton porc ».

« La drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste », affirment des dizaines de femmes (des comédiennes, des écrivains, des chercheuses, des journalistes), rejetant le « puritanisme ».

Libération de la parole? « Cette libération de la parole se retourne aujourd’hui en son contraire : on nous intime de parler comme il faut, de taire ce qui fâche, et celles qui refusent de se plier à de telles injonctions sont regardées comme des traîtresses, des complices ! »

Enfin, des femmes déplorent que des hommes aient été « sanctionnés dans l’exercice de leur métier, contraints à la démission, alors qu’ils n’ont eu pour seul tort que d’avoir touché un genou, tenté de voler un baiser, parlé de choses intimes lors d’un dîner professionnel ou d’avoir envoyé des messages à connotation sexuelle à une femme chez qui l’attirance n’était pas réciproque ».

L’éditeur Joëlle Losfeld, l’actrice Ingrid Caven, la journaliste Elisabeth Lévy (« Causeur ») ou l’écrivain Catherine Robbe-Grillet (la veuve d’Alain Robbe-Grillet, dont les photographies de David Hamilton épousèrent au tout début des années 1970 à merveille un texte), « cette fièvre à envoyer les ‘porcs’ à l’abattoir, loin d’aider les femmes à s’autonomiser, sert en réalité les intérêts des ennemis de la liberté sexuelle, des extrémistes religieux, des pires réactionnaires ».

Elles concluent: « En tant que femmes, nous ne nous reconnaissons pas dans ce féminisme qui, au-delà de la dénonciation des abus de pouvoir, prend le visage d’une haine des hommes et de la sexualité. Nous défendons une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle. Nous sommes aujourd’hui suffisamment averties pour admettre que la pulsion sexuelle est par nature offensive et sauvage, mais nous sommes aussi suffisamment clairvoyantes pour ne pas confondre drague maladroite et agression sexuelle.«

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