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Dans le pays en marche et le monde à l’envers, hommage national pour Johnny, aucunes funérailles pour David Hamilton…

9 décembre 2017

Publié le 9 décembre 2017 par defensededavidhamilton

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Tandis qu’à Paris, sur les Champs Elysées, ont lieu (me dit-on) des sortes de « funérailles nationales » pour Jean-Philippe Clerc (devenu successivement Jean-Philippe Smet puis Johnny Halliday puis Johnny Hallyday), je ne peux m’empêcher de songer à David Hamilton.

L’idole des jeunes, Johnny, est morte à 74 ans, début décembre 2017.

David Hamilton était mort, fin novembre 2016, à 83 ans. D’un hiver l’autre…

Johnny, comme David Hamilton, fut accusé de viol. A deux reprises, même, en ce qui concerne Johnny.

Adeline Blondieau, l’une de ses ex-épouses, porta plainte contre Johnny Hallyday, d’abord parce qu’elle s’estimait diffamée par des propos tenus à son encontre dans l’autobiographie Dans mes yeux (février 2013). Dès mars 2013, Adeline Bondieau obtint une victoire contre les éditions Plon qui furent condamnées, en référé, par le tribunal de grande instance de Paris, à lui verser un euro de dommages et intérêts pour diffamation et atteinte à la vie privée. En mai 2014, c’est donc tout récent, la même Adeline Blondieau obtint le renvoi de Johnny Hallyday devant le tribunal correctionnel de Paris. L’audience eut lieu le 22 septembre 2015.  Adeline Blondieau accusa alors Johnny de l’avoir violée lorsqu’elle avait 14 ou 15 ans.

L’avocat de Johnny rédigea un communiqué de presse : « Johnny Hallyday se réserve le droit de prendre les mesures propres à la sauvegarde de ses droits au regard des propos tenus par Madame Adeline Blondieau lors de cette audience ainsi que de toute reprise de ces derniers par voie de presse. »

Notez. Ce sont pratiquement le même ton et les mêmes termes que ceux employés par David Hamilton, en novembre 2016, lors des accusations portées contre lui. A part que son communiqué de presse à lui (il était seul et pauvre) fut pratiquement passé sous silence par la presse.

L’accusation de viol portée par l’ex-épouse de la vedette milliardaire ne put faire l’objet d’une procédure judiciaire : ici aussi, les faits présumés étaient prescrits.
Après avoir été déboutée le 3 novembre 2015, Adeline Blondieau  en juin 2016 l’emporta cependant en appel, la cour considérant que trois passages du livre étaient diffamatoires. Johnny Hallyday et son éditeur furent donc condamnés à lui verser la (modeste) somme de 2500 euros de dommages et intérêts (vraiment pas grand-chose pour Johnny).

Johnny Hallyday a épousé Élisabeth Étienne, dite Babeth, le 1er décembre 1981. Elle avait quatorze ans de moins que lui, étant née en 1957.

Johhny Hallyday était né en 1943. Il a épousé le 9 juillet 1990 – à Ramatuelle, tiens! -Adeline Blondieau qui était née en 1971. Adeline Blondieau s’est mariée à 19 ans. Il y avait donc presque 30 ans de différence entre les époux.

Enfin, Johnny rencontra et épousa Læticia Boudou, de 32 ans sa cadette.

Je n’y vois rien de répréhensible, absolument rien. Non. La chose surprenante, selon moi, réside dans le fait qu’on ait souvent reproché à David Hamilton de s’être marié à une femme beaucoup plus jeune que lui, d’avoir eu une compagne elle aussi  beaucoup plus jeune que lui, et de photographier des jeunes filles.

La chose surprenante (ou, peut-être, pas surprenante du tout) est donc dans le deux poids, deux mesures.

Deux hommes accusés de viols présumés sur mineure: Johnny Hallyday et David Hamilton.

David Hamilton appréciait certainement les jeunes filles, son œuvre photographique immense et immortelle le démontre. Il fut marié à une femme beaucoup plus jeune que lui.

Johnny non plus ne devait pas être gérontophile, il suffit de ne considérer ici que la différence d’âge avec la plupart de ses épouses.

Macron (25 ans, mais de moins, que Brigitte) vient de rendre hommage à Johnny  (drôle d’hommage, d’ailleurs, je trouve, pour un président français: « Il a porté un bout d’Amérique dans notre Panthéon »). Comme le disait tout récemment un très bon article dans Causeur, les Français sont en train de devenir des Américains comme les autres.

Curieuse, cette société telle qu’elle devient peut-être, où ce qui est « mal » c’est d’apprécier les jeunes filles (mais on fait une exception pour certains, à commencer par Johnny) et où c’est donc « bien », supposé-je, où c’est peut-être même le Bien absolu, d’être ou d’être un petit peu gérontophile.

Nietzsche avait déjà parlé de tout ça: ça s’appelle l’inversion des valeurs.

Alors: funérailles nationales, sur les Champs Elysées, pour Jean-Philippe Clerc devenu Johnny Hallyday, et dont je ne sais plus trop s’il était belge, suisse, américain, français ou autre chose. Il fut en tout cas naturalisé français seulement à 18 ans, en 2006 il voulait redevenir belge, l’année suivante il s’installa en Suisse, au moins fiscalement il était américain. Voilà donc un excellent Français qui  plaît beaucoup à Macron.

« Funérailles (quasi) nationales », « hommage populaire »  pour Johnny sur les Champs Elysées.

Mais aucunes funérailles pour David Hamilton!

Pourquoi donc ce deux poids et deux mesures?

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