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DAVID HAMILTON : UN SUICIDE AU CONDITIONNEL (piqûre de rappel)

3 juin 2017

Je reprends et achève ici un article de la fin avril que j’avais laissé en plan, puis oublié.

On vient de me mettre sous les yeux un petit article (Cf. Internet « La factory changer le monde », 3 décembre 2016) intitulé « David Hamilton: la pédophilie, c’est chic » d’un certain petit homme, probablement d’une quarantaine d’années, dénommé Francis Rozange, « bachelier mais pas plus, car ayant peu traîné en école d’ingénieur et en cours de sociologie » nous dit-il en substance, dans une biographie de « créateur » par ailleurs sans grand intérêt. Ce qui se trouve formulé légèrement différemment sur un autre blog d’icelui, en : « Études : Mathématiques supérieures, ingénieur informatique, sociologie. Anglais courant lu et parlé. » Encore un à la biographie traficotée, ou du moins embellie. Il n’y a plus que ça, avec les faux diplômes, de nos jours… jusqu’aux plus « hautes » sphères de l’État, d’ailleurs.

Monsieur Francis Rozange a eu l’ambition de devenir célèbre nous dit certain article sur Internet. « Francis Rozange écrivait le 3 juillet 1997 sur Internet : « Je vais devenir un journaliste multimédia célèbre » ». Tout son talent tenant autrefois dans la rédaction à la pige, pour Libération par exemple, de quelques articulets tellement fournis de sigles qu’ils en sont presque illisibles, sur le sujet si passionnant des vertus comparées de divers jeux électroniques et « internétaux ». Cet individu, selon diverses personnes de la Toile, aurait également révélé ses incompétences et pratiqué le chantage. Mais passons, c’est un autre sujet que je n’ai pas vérifié plus que ça. Puis il fut plus récemment et pendant quelques années, « conseil en systèmes et logiciels informatiques ». Ce qui donne en retraduction sur l’un de ses blogs : « Compétences : Chef de projet Internet. SEO [?]. Marketing. eCommerce. Journalisme écrit et en ligne. Administrateur système (centos) [?], Community management [sic] … » On rencontre aussi, par ailleurs, sa prétention a avoir été un « précurseur du journalisme en ligne ».

Pour l’heure, connaissant l’essentiel du pedigree à géométrie variable de l’individu, je ne suis pas fort surpris, dès l’entame de son article, de lire :

« Alors que les témoignages s’accumulaient contre David Hamilton, il s’est suicidé. Les absents ayant toujours tort, considérons cela comme un aveu de culpabilité. »

Ce qui me semble être un concentré de bêtise crasse. Et d’une absence totale d’analyse pourtant nécessaire à tout ingénieur, prétendu ingénieur, ou ingénieur auto-élu. Tandis que la suite de sa prose conformiste, assénée comme une preuve, mais que nous ne commenterons pas ici, débute par : « Alors que j’étais ado, je trouvais déjà ses photos malsaines. »

Traduisons en langage plus réfléchi :

Alors que les accusations publiques et diffamatoires, alors que les insultes mêmes des « grands » media et des gnomes anonymes d’Internet lui tombaient dessus sans moyen de les contrer (c’est ce qu’on appelle : un lynchage médiatique, valant bien les « heures les plus sombres » du stalinisme ou du maoïsme), David Hamilton devenu bien vieux, bien seul, bien discret, se serait suicidé par asphyxie, auto-asphyxie, arrêt volontaire de respirer ; s’étant, pour ce faire, allongé à l’entrée de son appartement un sac en plastique lui confinant la tête, tout en laissant entrouverte sa porte donnant sur le palier de son immeuble collectif, mais en ne laissant (apparemment) aucun mot, aucune lettre explicative ; ceci deux heures après avoir discuté, au téléphone avec un ami, de siennes expositions photographiques à venir, et ceci le soir même d’un certain 25 novembre, « Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes » ; alors même que l’acte de décès déclare d’une manière grotesque « décès constaté le 25 novembre 2016 dont la date n’a pu être établie », formule sidérante quand on sait la précision à laquelle peut parvenir les techniques de médecine légale à notre époque.

Je rappelle ainsi, que le corps de David Hamilton est arrivé à l’Institut médico-légal de Paris quelques heures seulement après sa mort probable. Non seulement la date de sa mort a dû être facile à établir, mais le nombre d’heures depuis celle-ci. Il a même été écrit dans les gazettes qu’il aurait été trouvé « inconscient », que l’on aurait essayé de le réanimer, en vain. Enfin est-il utile de préciser qu’un cadavre, une dépouille mortelle passe par différents stades. Par exemple, la rigor mortis, ou si l’on préfère la rigidité cadavérique, n’intervient qu’au bout de trois heures environ après la mort, et c’est au niveau de la tête (articulation temporo-mandibulaire et nuque) que le processus s’engage, pour s’achever, du haut vers le bas du corps, au bout de deux à quatre jours, selon les avis autorisés.

Moi j’en conclus que l’enquête sur la mort de David Hamilton a été bâclée et/ou orientée dès le départ vers un suicide. Par préjugé ? Par volonté délibérée de « noyer le poisson » ou par ordre ? Enquête bidon, faite par-dessous la jambe. Et je trouve que l’autopsie a été bien promptement menée, et conclusion rapidement fournie puisque, dès le lundi 28 novembre, des media donnaient déjà un compte-rendu médical « à minima ». Asphyxie. Point final. « Passez, il n’y a plus à voir et à savoir… »

Or, il y en a des manières de mourir asphyxié ! Et parfois, pour ne pas dire plus, et malgré les apparences, il ne s’agit pas d’asphyxie volontaire… Surtout quand on a des projets de vie en tête et en cours.

Et j’aimerais comprendre le sens de toute cette mise en scène. Car il y a mise en scène manifeste. Mais de qui ? Mystère…

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