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18 avril 2017

MA CHRONIQUE MACRONYQUE

Comme chacun sait, le macronyque est un « genre d’insecte coléoptère, qui vit dans les eaux courantes, en se tenant accroché aux pierres par les ongles », du grec ancien voulant dire : qui a des ongles longs (cf. le Littré). Il est ainsi très largement apparenté au pou et au morpion dont il a tous les comportements infantiles et parasites.

Dans son numéro de cirque présidentiel, on peut donc difficilement reprocher à cet insecte de parler pour ne rien dire, de dire tout et son contraire, ou encore de prendre ses potentiels et versatiles électeurs pour des débiles mentaux… Comment être surpris également, lorsqu’au détour d’une phrase fumeuse moins alambiquée et moins vide que les autres, il montre à la masse des Français (qu’il conchie), son inculture crasse dans les domaines historiques ou géographiques, par exemple.

Quand le macronyque arriviste gigolo daigne sortir de la manipulation démagogique de ses troupes (de plus en plus clairsemées), et de ses propos mac(a)roniques, pour dire réellement quelque chose, et ce qu’il pense au plus profond de lui-même (un gouffre!), il dévoile ce qu’il est : une ordure intégrale.

Macron est sans doute le pire des onze prétendants au poste de président de la République. La réaction achevée, le candidat officiel de la caste des milliardaires salopards qu’il faudra bien abattre un jour, et de leurs larbins « gauche-centre-droite » et multiformes, collaborationnistes (et accessoirement collabora-sionistes (sic)). C’est le chancre parfait de la chienlit financiéro-mondialiste, un nain de la politique, un larbin mondialiste, comme Sarközy ou Hollande, mais sans aucun détour en ses réparties de « parler vrai ».

Qu’il y ait des gens du peuple, jeunes ou moins jeunes, dont des sans-dents « de gauche », prêts à voter pour cette raclure, pour ce « rassembleur » de politicards parasites les plus gluants, personnellement me sidère.

Voici un court florilège de « maximes » macroniennes, ou plus exactement microniennes ou microbiennes du dictateur en herbe, chantre du désordre capitaliste, bourge cynique et grotesque haineux :

— Je suis pour une société sans statuts.

— Être élu est un cursus d’un ancien temps.

— C’est une erreur de penser que le programme est le cœur d’une campagne électorale … La politique c’est mystique.

— Chaque candidat qui sera investi signera, avec moi, le contrat avec la Nation. Il s’engagera à voter à mes côtés les grands projets, à soutenir notre projet. — Pas de frondeurs. [Or il est inscrit dans la loi que « le droit de vote des membres du Parlement est personnel ». Certes souvent bafoué avec tous les députés-godillots.]

***

— Le libéralisme est une valeur de gauche.

[il y a quelques années :] oui, je suis socialiste

[plus récemment :] mais, je n’ai jamais été socialiste !

— Je n’aime pas ce terme de modèle social.

— Les britanniques ont la chance d’avoir eu Margaret Thatcher.

***

— 35 heures pour un jeune, ce n’est pas assez.

— Je dis aux jeunes : “ne cherchez plus un patron cherchez des clients”.

— Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires.

***

— Bien souvent, la vie d’un entrepreneur est bien plus dure que celle d’un salarié, il ne faut pas l’oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties.

— Je compte sur vous [les patrons] pour engager plus d’apprentis. C’est désormais gratuit quand ils sont mineurs.

— Je vais faire un CICE durable. [NB : le CICE ou Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, est une manne annuelle de 20 milliards offert par l’État aux entreprises].

— Je ne vais pas interdire Uber et les VTC, ce serait les renvoyer vendre de la drogue à Stains. [NB Uber est une entreprise américaine qui développe et exploite des applications mobiles de mise en contact d’utilisateurs avec des conducteurs « indépendants » réalisant des services de transport (VTC = véhicules de tourisme avec chauffeurs), concurrents déloyaux des taxis. Ce système dit d’ubérisation, de médiatisation parasitaire, et d’augmentation, entre autres, de travailleurs indépendants précaires, s’étend de nos jours à l’hôtellerie, l’artisanat et même parfois à des professions à statuts spéciaux comme celle d’avocat !]

***

— Je ne suis pas là pour défendre les jobs existants.

— Les salariés français sont trop payés… Les salariés doivent pouvoir travailler plus, sans être payés plus si les syndicats majoritaires [sic] sont d’accord.

— Vu la situation économique, ne plus payer les heures supplémentaires c’est une nécessité.

— Je pense qu’il y a une politique de fainéants et il y a la politique des artisans. [NB : les fainéants étant incarnés au sein même dudit P.S. par un « foyer infectieux » [le coléoptère dixit].]

***

— Le chômage de masse en France, c’est parce que les travailleurs sont trop protégés.

— Si j’étais chômeur [ce qui ne t’arrivera malheureusement jamais], je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord.

— Il y a dans cette société [un abattoir] une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées… elles n’ont pas de permis de conduire… elles ne peuvent pas se reconvertir.

— Vous n’allez pas me faire peur avec votre t-shirt, la meilleure façon de se payer un costard c’est de travailler.

***

[en substance, je n’ai plus les références exactes :]

— Il n’y a pas de culture française, il y a juste une culture en France, une multitude de cultures.

— J’approuve les frappes américaines sur la Syrie. Je serais même partisan d’en faire plus.

— L’immigration est une bonne chose.

« L’idéologie de gauche classique ne permet pas de penser le réel tel qu’il est » pontifie ce tordu qui lui aussi crèvera un jour comme tout le monde. Le réel tel qu’il est, c’est la dictature capitaliste achevée, la décadence, la barbarie. Le problème de la petite gauche classique, c’est qu’elle n’entend nullement rompre avec le capitalisme. Et celui du morpion politique d’en rajouter encore plus dans l’abject.

Comme l’écrivait Emmanuel Berl, sous le titre de « portrait de l’homme de droite » , dans la revue littéraire mensuelle La Parisienne, numéro d’octobre 1956 : « l’homme de droite est […] celui qui « victime de l’illusion choisiste » croit trop ce qui est. Cette conviction le mène généralement à l’erreur. « Un sou et un sou font deux sous » — phrase typiquement de droite. Assuré que les choses sont comme elles sont, l’homme de droite dédaigne de persuader. Il ne le fait qu’avec dégoût. »

Personnellement, si j’en avais l’occasion, surmontant également mon dégoût, je ne serais pas vraiment opposé à l’antique dialectique prolétarienne du poing dans la figure de cette insulte à l’Humanité. De ce macronyque inique.

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