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14 avril 2017

MES RAISONS

(OU SI L’ON PRÉFÈRE : DE BONNES RAISONS)

DE VOTER « FRANÇOIS ASSELINEAU »

 

Électeur très épisodique et circonstanciel depuis toujours, ne votant plus que très rarement, essentiellement abstentionniste, ou facétieux (ainsi, j’ai voté une fois pour PQ rose, parti bien connu) ou enclin à faire plaisir à mon entourage lorsque j’étais jeune, sauf erreur les trois dernières fois que j’ai voté, c’était lors de trois référendums : contre l’ayrault-port de Notre-Dame-des-Landes (2016), contre le traité établissant une constitution pour l’Europe (2005), référendum bafoué comme l’on sait par la caste financiéro-politique, contre le traité de Maastricht (1992) qui fut approuvé si je ne me trompe par Mélenchon l’insoumis, pour ne citer que lui. La dernière fois que j’ai voté à une élection présidentielle, c’était en 1988, au premier tour, pour le candidat écologiste « ni à droite, ni à gauche, mais devant », Waechter.

Et l’Europe capitaliste n’est pas du tout mon Europe.

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Le capitalisme, en particulier dans sa version impérialiste américano-sioniste, c’est la crise permanente (monétaire, financière, morale, civilisationnelle), la guerre permanente et la destruction de la nature permanente, et plus généralement l’esclavagisme salarial et bancaire, l’abêtissement médiatique et technologique des masses, la décadence généralisée.

Le libéralisme ou ultra-libéralisme en est la forme extrême.

L’impérialisme mondialiste et plus précisément occidental (à dominante germanique : américano-anglo-allemande) est ce qui nous mine plus directement en tant que citoyens français.

L’expression politique de cette domination ultra-libérale, destructrice des nations, des peuples, des cultures, se nomme « Union Européenne ».

L’expression financière de cette domination se nomme « euro ».

L’expression militaire de cette domination se nomme « OTAN ».

Tous les maux du capitalisme ne sont certes, pas inscrits uniquement dans ces trois entités, mais pour qui veut lutter contre le capitalisme, et contre le capitalisme en Europe en particulier, la sortie de ces trois instances est UN PRÉALABLE MINIMAL OBLIGÉ, pour ne pas dire obligatoire. Préalable indéniable, indiscutable et patent, et URGENTISSIME, vu l’état de délabrement accéléré et de crise profonde en tous domaines, y compris moral, de notre pays.

Il faut donc prendre le problème à l’endroit.   Et à bras le corps.

En sachant très bien que tout ça n’est pas une fin en soi, mais un début, une sortie de quarante ans au moins de déclin et de morosité, sans même remonter jusqu’à 1945 et le partage du monde et de l’Europe déjà sur le dos des peuples. Ce n’est certes pas « la lutte finale », mais un grand ferment d’espoir et de reprise en main de la société par ses citoyens ordinaires, par la masse des hommes contre les oligarchies mondialistes et leurs larbins politiques et médiatiques. Et qui mieux est, sans effusion de sang, mais pour une fois par les urnes ! Il serait dommage de s’en priver.

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L’UNION EUROPÉENNE EST LE PROBLÈME, PAS LA SOLUTION.

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Si elle n’est bien évidemment pas la cause unique de tous les problèmes de notre pays, ladite « construction européenne » n’en est pas moins leur cause principale. Loin d’être leur solution comme on nous somme de le croire depuis un demi-siècle, la construction européenne en est au contraire l’origine. Car elle place les Français sous une tutelle étrangère, qui vide de sens leurs choix démocratiques, verrouille indûment leur avenir, fixe arbitrairement le champ de leurs intérêts, et les plonge indéfiniment et sans raison dans le mépris d’eux-mêmes et une forme certaine de désespoir.

UNION EUROPÉENNE ET BANQUE CENTRALE EUROPÉENNE.

La France ne décide plus de la politique qu’elle souhaite mener, tous les pouvoirs ont été transférés à la Commission européenne (constituée de non-élus) et à la Banque centrale européenne. Les politiques pour la France sont fixées à l’avance par Bruxelles, par les Grandes Orientations de Politique Économique (dites GOPÉ).

EURO.

L’euro ruine notre pouvoir d’achat, entretient le chômage, plombe nos entreprises, et accélère les délocalisations. Rétablir le franc, et la planche à billets, c’est évidemment possible, et c’est indispensable ! Dans l’Histoire, toutes les monnaies plurinationales ont toujours explosé.

GOPÉ.

Depuis maintenant 10 ans, notre gouvernement est totalement subordonné à la Commission européenne, et nos ministres sont rabaissés au simple rang d’exécutants, en charge de faire passer des choix politiques sur lesquels ils n’ont aucun mot à dire. Ils ne font qu’appliquer les Grandes Orientations de Politique Économique. Et tout pays qui transige se voit mis à l’amende.

Entourés de chargés de communication et d’experts en tous genres, leur tâche consiste à faire avaler la pilule, en nous disant que tout ça, c’est pour notre bien. Au besoin, ils « amusent la galerie », utilisent des stratégies de détournement des attentions, en déclenchant ou en entretenant nombre de polémiques stériles et de choix sociétaux contestables, voire condamnables, ou au mieux fort accessoires. En dernier recours, si le peuple se rebelle un peu trop et que leurs députés font mine de se réveiller, ils cèdent sur de l’annexe qui relève encore de leur petit pouvoir, et puis, quand nécessaire, il y a toujours le 49-3 pour que ça passe. D’autant plus facilement que la caste des politiciens et des gens des media est parfaitement veule et soumise ; gangrenée, pourrie de l’intérieur, à vendre au plus offrant et tripatouilleuse de l’argent public.

UNE « AUTRE EUROPE » EST IMPOSSIBLE.

La raison essentielle pour laquelle une “autre Europe” est impossible, c’est que la “construction” européenne ligote ensemble un nombre sans cesse croissant d’États aux intérêts nationaux divergents, voire opposés, dans tous les domaines. La seule résultante possible d’une telle structure, c’est une situation de blocage continuel que seul peut piloter à sa guise le “fédérateur extérieur” intéressé et « impérial » : les États-Unis d’Amérique et sa finance « internationale ».

OTAN.

L’OTAN c’est la guerre permanente ou la déstabilisation des pays, en particulier au Proche-Orient (Palestine, Irak, Syrie…), mais aussi comme on l’a vu ces dernières années en Afrique du Nord (Tunisie, Libye, Égypte…), et même en Europe (ex Yougoslavie, Ukraine). L’OTAN, c’est le prétendu « choc des civilisations », autre nom de l’impérialisme et du colonialisme occidentaux.

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À la présente élection présidentielle, à l’opposé des autres nains de la politique, pseudo-rebelles, ou politicards à vie qui se présentent (qui ne seraient que de simples chefs de service à l’Élysée) je ne vois qu’une seule personne cohérente et cultivée, sensée et de réelle stature présidentielle, connaissant parfaitement ses dossiers, avec un vision claire, cohérente globale, et clairement décidée à franchir le pas indispensable, celui du FREXIT qui est celui de l’ INDÉPENDANCE NATIONALE.

C’est un nouveau « non » à la dictature mondialiste en Europe. Un NON RADICAL, cette fois-ci.

Cette personne est François Asselineau, qui n’est d’ailleurs pas un politicien professionnel, mais qui a, cela dit, une expérience dans la haute administration et des cabinets ministériels (sous Mitterrand et Chirac). Il est bien le seul à affirmer haut et fort (malgré la difficulté à se faire accepter par tous les grands media de la Collaboration et de la soumission à l’impérialisme) :

« Je suis candidat à l’élection présidentielle afin de faire sortir unilatéralement et juridiquement la France de l’UE, de l’euro et de l’OTAN : c’est possible, nécessaire et urgent. »

Déjà, pour cette simple triple raison, je me sens prêt à le suivre, et je le suivrai encore plus facilement dans la mesure où il entend (parmi bien d’autres choses) :

DÉMOCRATIE

– Entreprendre une grande réforme constitutionnelle, pour une plus grande démocratie locale et nationale (soumise à référendum), portant, parmi bien d’autres choses, sur l’inscription dans la Constitution que « l’indépendance nationale est la condition de l’exercice réel de la souveraineté nationale » ; sur une gestion responsable du capital des industries d’intérêt vital ; sur la réinscription dans la Constitution du crime de haute-trahison ; sur l’interdiction de transfert de souveraineté nationale non limitée dans le temps, l’interdiction du vote électronique, l’interdiction du cumul des mandats, la limitation à un seul renouvellement consécutif des mandats de parlementaire, conseiller départemental, maire ; l’inéligibilité à vie pour les élus condamnés ; la mise en place d’un quorum d’au moins 60 % de présence à l’Assemblée nationale ; le maintien des communes contre les grands regroupements, la reconnaissance des référendums locaux ;

– Et présentement organiser trois grands référendums nationaux sur la politique énergétique de la France, sur la dette publique et sur l’immigration ;

– Et encore, transformer l’actuel Conseil constitutionnel (dont on a vu les limites partisanes ses dernières années) en une Cour constitutionnelle, composée exclusivement de magistrats professionnels, élus par les parlementaires pour une période non renouvelable. Elle devra défendre la Constitution en toutes circonstances ; les possibilités de saisine seront élargies à des groupes d’élus locaux ou de citoyens français.

QUATRIÈME POUVOIR (LES MEDIA DE MASSE)

– Établir la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’État et des puissances d’argent ; fixer un cadre constitutionnel aux médias dans le cadre de la séparation des pouvoirs ; interdire le contrôle des médias de masse par des fonds de pension, des groupes et conglomérats multinationaux, ou autres féodalités économiques et financières ; adopter des lois anti concentration, et des dispositifs permettant de lutter contre la logique financière et commerciale dans le domaine des médias ; interdire aux groupes intervenant fortement dans d’autres secteurs économiques de posséder des médias ; limiter l’ampleur des financements publicitaires et la durée des messages publicitaires ; assurer la publicité des détails des financements des médias ;

– Créer un Service public de l’information et de la culture (SPIC). Indépendant et doté de moyens lui permettant de remplir sa mission informative, démocratique et émancipatrice, ce SPIC sera chargé par la loi de favoriser la qualité des débats publics, l’élévation de la culture générale et l’éducation de tous en offrant une information et des programmes de qualité (culture, arts, histoire, sciences, etc.) ; renationaliser TF1 ;

– Favoriser l’adoption d’un code de déontologie sur les liens entre politique et journalisme ; réformer le système d’aides publiques à la presse afin que les subventions favorisent les médias qui participent de façon loyale et désintéressée à la vie démocratique ; protéger l’indépendance des journalistes en luttant contre la précarité dans les métiers du journalisme ;

– Rétablir l’Agence France-Presse (AFP) dans son rôle originel de service public de l’information ; transformer le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) en une Cour supérieure de l’audiovisuel (de professionnels de la Justice) .

LIBERTÉS INDIVIDUELLES

– Limiter à deux mois les plans Vigipirate, avec renouvellement sur autorisation du Parlement et référendum obligatoire au bout de trois renouvellements ; rétablir le principe fondamental du secret des correspondances (postales, électroniques,  etc.) et des télécommunications ; seul un juge pourra ordonner le fichage de ces données ; réexamen périodique de l’utilité exacte du dispositif des caméras de surveillance et adoption d’une législation beaucoup plus contraignante pour en installer de nouvelles ; supprimer la reconnaissance du mandat d’arrêt européen et revenir à la procédure normale d’extradition, seule garante des libertés publiques :

– Garantir la « neutralité » de l’Internet (c’est-à-dire l’accès égal pour tous, sans mise en place de priorités étatiques, publicitaires ou financières) ; retirer immédiat la France du réseau INDECT et de tout système comparable, système promu par l’Union européenne qui consiste en une surveillance informatique systématique des contenus Internet par mots-clefs ; encadrer les fichiers nationaux de Français et interdire le stockage hors de France de leurs données personnelles ;

– Protéger les « lanceurs d’alerte » ;

– Interdire tout « puçage » (RFID ou autres) des êtres humains ; cette interdiction nationale s’accompagnera d’une saisine de l’Organisation des Nations unies pour que ce puçage fasse l’objet d’une interdiction universelle. (puçage qui semble aller de pair avec l’idée de faire disparaître toute monnaie papier ou par chèque au profit d’une seule monnaie électronique.)

PATRIMOINE MATÉRIEL ET LANGUE FRANÇAISE

Protéger le patrimoine et en faciliter l’accès à tous ; augmenter substantiellement les budgets alloués à la sauvegarde des monuments historiques ainsi que des œuvres d’art françaises ; assurer financièrement pour chaque enfant la possibilité d’accéder aux lieux d’enseignement des arts et des sports ; mobiliser le service public de l’audiovisuel pour promouvoir la culture; développer l’éducation populaire et favoriser la connaissance de l’histoire de France par la visite de monuments emblématiques, pour les élèves des lycées et collèges.

« La France doit dénoncer la « mondialisation » — qui n’est en fait qu’une « américanisation » — et favoriser l’ouverture à toutes les cultures du monde, sur un pied d’égalité. Obligation sera faite aux grandes chaînes de télévision et stations de radio publiques (dont TF1 déprivatisée) de diffuser des informations et œuvres représentant les points de vue d’autres civilisations : cinéma japonais, chinois, indien, russe, égyptien, tunisien, sénégalais, brésilien, etc. »

– Faire de la francophonie une référence culturelle commune mondiale ; s’interdire pour tout membre du gouvernement d’user d’une autre langue que le français dans les réunions et correspondances internationales ; maintenir et approfondir l’exception culturelle française ; soutenir la création artistique française pour les films et les chansons.

– Créer un parlement de la Francophonie, renforcer la diplomatie entre pays francophones et favoriser l’adoption de positions communes dans les grandes institutions internationales (ONU, FMI, OMC, etc.) ; développer un système d’échanges de type Erasmus avec les pays de la Francophonie ; adopter une politique de redynamisation de l’Outre-mer français ; développer un vaste programme d’échanges scolaires.

– En finir avec la déconfiture scolaire et retourner à une véritable instruction publique de base dans le primaire : lire, écrire, compter ; histoire et géographie ; culture de l’effort… ; attribuer des postes d’enseignants en rapport avec l’expérience professionnelle.

POLITIQUE ÉTRANGÈRE

– Refonder une politique étrangère dans le sens d’un équilibre des puissances ; réviser l’article 53 de la Constitution en interdisant à la France d’adhérer à une alliance militaire permanente ; renouer avec une politique de paix ; revenir à une politique d’amitié et de coopération de la France avec la Russie, la Chine, le monde arabe et le monde latino-américain. En finir avec la « Françafrique » par une coopération égalitaire avec les pays d’Afrique. Donner à l’espace francophone mondial une dimension politique et non alignée. Chercher à redonner tout son pouvoir à l’ONU conformément à sa Charte fondatrice. Conserver, respecter, renforcer le droit international de la mer. créer une Organisation de coopération et de sécurité pour la Méditerranée. Refuser le prétendu « choc des civilisations » en France.

***

J’ai évoqué ici des sujets qui me tiennent le plus à cœur. Il y a bien d’autres secteurs importants, comme celui du social ; quelques exemples : la sortie de l’U.E. mais fin de facto à la concurrence déloyale avec les pays à bas salaires ; remet en cause les délocalisations par des mesures coercitives ; remet en cause également la vente du patrimoine industriel,  agricole, viticole, hôtelier, immobilier et autres à des entités étrangères; permet de renationaliser tous les principaux services publics et de contrôler toutes les industries sensibles ; permet de redistribuer au niveau national ou pour d’autres projets internationaux, l’actuelle quote-part française dans l’Union européenne ; tourne la page avec les amendes pour non respect d’objectifs « européens » d’appauvrissement et de destruction nationaux ; empêche la suppression du SMIC qui est une idée « européenne » dans l’air ! Qui stoppe et enlève le nivellement par le bas.

On pourrait ajouter encore la volonté d’aider les PME et micro-entreprises, l’agriculture sinistrée, petite agriculture et bio-agriculture, etc.

Il y a enfin des domaines qui me semblent avoir été mis de côté, et pour lesquels il faudra réveiller, ou remettre sur le bon rail, notre candidat ou futur président. C’est celui des langues et des cultures régionales dans une perspective non pas d’euro-régions mais de patrimoine français commun, de diversité dans l’unité, ou d’unité dans la diversité – comme on veut bien le dire. C’est également celui de nos rapports avec la latinité (Portugal, Espagne, Italie, Roumanie, Moldavie ex ukrainienne, Amérique latine…)

Mais je n’en dis pas plus sur ces sujets, ce n’est pas ou plus l’heure. Du moins, si près de l’élection.

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From → divers

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