Skip to content

9 avril 2017

Élection présidentielle (suite, encore)

II – Maintenant, Nicolas Dupont dit Dupont-Aignan (Aignan étant le nom de famille de sa mère) à cause d’une homonymie lorsqu’il fréquentait l’école primaire.

Pas grand chose d’intéressant à dire sur ce candidat par ailleurs député-maire « non-inscrit » de la ville d’Yrres dans l’Essonne, sauf à répéter ce que j’ai déjà, plus ou moins, dit pour d’autres. Il est le président de Debout la France, ex Debout la République, ancien courant dit souverainiste, ou plus exactement très droitier et très réactionnaire, de l’ex UMP. DLF fait partie de l’Alliance pour la démocratie directe en Europe (démocratie directe : terme assez inattendu et même incongru en ce milieu autoritaire) qui regroupe des personnalités et des partis libéralo-réactionnaires d’extrême droite. Autant dire des « néo-conservateurs » qu’il conviendrait plus exactement de dénommer néo-réactionnaires.

Dupont est une sorte de gaulliste, ou prétendu gaulliste d’extrême-droite  » bien propre sur lui » mais sur certains points sociétaux un tantinet « moderniste ». Il donne ainsi le tournis aux électeurs catholiques traditionalistes qui le soutiennent en se déclarant favorable à l’avortement. Peu après les primaires de la Droite, il a également affirmé : «Fillon est un honnête homme [sic] qui propose de mauvaises solutions».

En fait et de fait, Dupont-Aignan est une girouette politique qui a réussi le tour de force de chercher au cours du temps, des alliances à la fois avec les chevénementistes (Mouvement Républicain et Citoyen) et avec les villiersiens (Mouvement Pour la France). (De Villiers lui-même soutenant, sauf erreur, Le Pen junior à la présente élection présidentielle.) Il a un moment voulut se rapprocher du dénommé Paul-Marie Coûteaux, ex président de Souveraineté, Indépendance et Libertés (SIEL), groupuscule proche du FN, personnage qui proposait, il y a très peu d’années, pour les Rroms de les « concentrer dans des camps »!

Dupont-Aignan et son parti ont également soutenu l’élection de Robert Ménard (avant même le FN et le MPF), le pied-noir sioniste, anti-arabe et antimusulman d’extrême-droite et actuel maire de la ville de Béziers, ville que l’on dit sinistrée. Il a soutenu également récemment la Ligue du Sud, parti concurrent du FN dans le Midi de la France. Mais n’est pas du tout opposé à une alliance avec le Front National. En 2012, il a même déclaré, non sans présomption, que Le Pen pourrait être son premier ministre.

Bien évidemment, c’est un politicien « anti-système » comme le sont des politicards comme la raciste sioniste suprémaciste Le Pen et le frère trois points, le productiviste bouffeur de curés hystérique, ex trotskiste, ex socialiste et ambigu Mélenchon. Pour rire et amuser la galerie des gogos d’un bord ou de l’autre. Dupont « té » a fait campagne pour le Non en 2005, en 2012 il était pour la sortie de l’euro et le retour au franc, mais non de l’Union Européenne ; il est présentement pour une « autre Europe » toujours dans le cadre de la présente Union Européenne ; mais quelle Europe ? on l’ignore.

Autrement dit, c’est un « eurosceptique » qui ne rechigne pas sur les compromissions, et qui est favorable à une « autre Europe » dans le cadre même de cette présente « Europe » capitaliste. C’est un faux sceptique qui n’entend nullement mettre cette pseudo Europe, mondialiste et totalitaire, à la fosse septique de l’Histoire. Il faut dire qu’il a déjà beaucoup de mal à naviguer à vue dans la fagne putride de la fosse à purin, ou marigot à « cocodris » de l’extrême-droite.

***

Note complémentaire à propos de l’inénarrable Cheminade : parmi les divers livres qu’il a écrits ou signés, on trouve : Roosevelt, de Gaulle, Monnet : reprendre leur combat (éd. Solidarité et progrès, 2000) et L’Exemplarité de l’œuvre de Henri Grégoire et de Lazare Carnot pour la France et l’Europe d’aujourd’hui (2006). Si je vois ce que Roosevelt et Monnet peuvent avoir en commun : l’asservissement de l’Europe à l’Empire occidental présent, je vois moins ce que De Gaulle a à y faire. Quant à l’abbé constitutionnel Grégoire et à Carnot, ce sont les types mêmes de républicains jacobins totalitaires. Le premier est bien connu, entre autres, pour son « Rapport sur la nécessité et les moyens d’anéantir [sic] les patois [sic] et d’universaliser l’usage de la langue française » avec son présupposé imbécile du français « langue de la liberté », comme on peut « l’admirer » de nos jours. Le second s’est fait le complice de la Terreur et en particulier de Turreau de Lignières (futur baron d’empire) et de ses Colonnes infernales tuant hommes, femmes, enfants, brûlant les villages de ladite Vendée militaire. « Extermine les brigands jusqu’aux derniers » fut la consigne écrite de celui qui deviendra l’un des cinq Directeurs du Directoire, puis comte d’Empire ! Pitoyable Cheminade.

Advertisements

From → divers

Les commentaires sont fermés.