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6 avril 2017

Élection présidentielle (suite, encore)

Abordons maintenant le dernier trio des candidats élyséens, tout en en restant à l’essentiel de ce qui nous occupe et préoccupe en, et par, cette élection.

D’abord Jacques Cheminade.

De Cheminade nous dirons que le personnage politique à éclipses est pour le moins bizarre autant qu’étrange. Retenons ces quelques éléments parmi bien d’autres :

– Il fut dans les années quatre-vingt le secrétaire général du POE, le Parti Ouvrier Européen qui n’avait d’ouvrier que le nom ; et que très généralement on place à l’extrême-droite dudit échiquier politique. Et ses références à Marx et à Lénine n’y changeaient rien. Si l’on veut risquer une comparaison, c’est un peu comme de nos jours lorsque la revue de ladite « nouvelle droite » « Éléments » récupère tout un tas d’auteurs dits de gauche ou plus encore, jusqu’à Debord y compris.

– Il critique depuis longtemps la Finance internationale (ou du moins une partie d’entre elle), comme peut le faire quelqu’un d’extrême-droite, c’est-à-dire dans la lignée de gens tel que Henry Coston. Aux dernières nouvelles « partisan d’un monde sans la City ni Wall Street » (sic), critique de la Réserve fédérale américaine et plus récemment du FMI, il serait partisan d’un nouveau système monétaire international basé sur l’étalon-or, et prônerait une banque à l’exportation française du genre de celle qui existe aux États-Unis depuis 1945, l’Eximbank, agence de crédit aux exportations américaines. Autrement dit, il milite pour un affaiblissement du capitalisme nord-américain au profit du reste du capitalisme mondial, rien d’autre.

– Adorateur ou plus exactement adulateur benêt-béat de la technique, du « technologisme », il prônait dès les années quatre-vingt la réouverture de 120 centrales nucléaires rien qu’aux États-Unis (on se demande pourquoi, n’étant pas américain, d’ailleurs). Plus récemment, le pitre voulait coloniser la Lune pour en faire « une base pour la production d’énergie par la fusion thermonucléaire contrôlée » (sic) et plus récemment encore, et pour les temps prochains, coloniser Mars ! C’est dire son ignorance crasse de ce qu’est l’espace qui nous entoure. Déjà (contrairement aux allégations américaines grotesques que les États-Unis aient réalisé des voyages humains vers et sur la Lune) on est incapable, en l’état de la technique, de passer la « double ceinture de Van Allen » radioactive liée au magnétisme terrestre qui entoure notre Terre, plus la troisième, née depuis, des essais nucléaires nord-américains dans l’espace.

– Girouette politique, Cheminade appela à voter Giscard en 1981 car plus pro-nucléaire que Mitterrand et pas du tout enclin à avoir des ministres dits « communistes » (de nos jours, devenu jauressien et gaulliste (sic) il est pour un rapprochement avec la Russie). En 2007, il déclarera voter au premier tour pour Royal et en 2012 au second tour pour Hollande. En 2005, il fait campagne pour le « non«  au référendum sur l’Europe tout en proposant une « autre Europe », déclarant que compte tenu de la démographie française (sic) il fallait favoriser l’immigration facteur de « dynamisme social » ! Évoquant « accueil et codéveloppement » comme étant « la mission universelle de la France » ! Traduit en langage courant : colonialisme interne et colonialisme externe, pour le plus grand profit du capitalisme français et autre.

– Ajoutons pour finir que, lui non plus, ou plutôt lui aussi, n’a pas échappé à la justice, nous évoquerons ici (années 84-86) l’affaire la plus grave, scandaleuse, d’abus de faiblesse (ressemblant un peu à celle de Le Pen qui hérita d’un certain Hubert Lambert des ciments du même nom, être diminué, mort alcoolique et sans héritier direct à quarante-deux ans). Avec trois complices, Cheminade se fera remettre près d’un million deux cent mille francs d’une personne âgée, elle également diminuée, pour le POE précédemment cité, la Fondation pour l’énergie de fission (son obsession) et la Coalition anti-drogue (un autre de ses dadas, celui-là plus respectable). Condamné avec les trois autres, à rembourser la famille spoliée de son héritage, ainsi qu’à quinze mois de prison avec sursis, en 1992, sa peine fut réduite en 1996 à neuf mois avec sursis, ce qui lui permit de bénéficier rétroactivement de la loi d’amnistie du 3 août 1995.

à suivre : Nicolas Dupont, dit Dupont-Aignan

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