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SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

3 avril 2017

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/04/03/david-hamilton-lhomme-que-tout-le-monde-aime-hair/

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David Hamilton: l’homme que tout le monde aime haïr.

Entre 1977 et 1979, de « grands intellectuels français », célèbres au moins en France et bien souvent hors de France, ont signé des pétitions et des lettres ouvertes demandant l’abrogation des lois sur la majorité sexuelle et la relaxe des individus arrêtés pour des relations sexuelles avec des enfants ayant quatorze ans ou moins.

La « Lettre ouverte à la Commission de révision du code pénal pour la révision de certains textes régissant les rapports entre adultes et mineurs fut signée par Michel Foucault, Jacques Derrida, Louis Althusser, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, André Glucksmann, Roland Barthes, Guy Hocquenghem, Philippe Sollers (liste non exhaustive).

Une pétition dans Le Monde du 26 janvier 1977 disait : « Les 27, 28 et 29 janvier, devant la cour d’assises des Yvelines vont comparaître pour attentat à la pudeur sans violence sur des mineurs de quinze ans, Bernard Dejager, Jean-Claude Gallien et Jean Burckardt, qui arrêtés l’automne 1973 sont déjà restés plus de trois ans en détention provisoire. Seul Bernard Dejager a récemment bénéficie du principe de liberté des inculpés. Une si longue détention préventive pour instruire une simple affaire de « moeurs » où les enfants n’ont pas été victimes de la moindre violence, mais, au contraire, ont précisé aux juges d’instruction qu’ils étaient consentants (quoique la justice leur dénie actuellement tout droit au consentement), une si longue détention préventive nous parait déjà scandaleuse. Aujourd’hui, ils risquent d’être condamnés à une grave peine de réclusion criminelle soit pour avoir eu des relations sexuelles avec ces mineurs, garçons et filles, soit pour avoir favorisé et photographié leurs jeux sexuels. Nous considérons qu’il y a une disproportion manifeste d’une part, entre la qualification de « crime » qui justifie une telle sévérité, et la nature des faits reprochés; d’autre part, entre la caractère désuet de la loi et la réalité quotidienne d’une société qui tend reconnaître chez les enfants et les adolescents l’existence d’une vie sexuelle (si une fille de treize ans a droit à la pilule, c’est pour quoi faire?) La loi française se contredit lorsqu’elle reconnaît une capacité de discernement d’un mineur de treize ou quatorze ans qu’elle peut juger et condamner, alors qu’elle lui refuse cette capacité quand il s’agit de sa Vie affective et sexuelle. Trois ans de prison pour des caresses et des baisers, cela suffit. Nous ne comprendrions pas que le 29 janvier Dejager, Gallien et Burckhardt ne retrouvent pas la liberté. »

Avaient signé ce communiqué une infinité de gens connus ou inconnus, des tonnes de « psychiatres » et de « psychologues », des écrivains, des futurs ministres, quelques homosexuels revendiqués ; et aussi des pédophiles notoires et fiers de l’être.

La liste : Louis Aragon, Francis Ponge, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Judith Belladona, Michel Bon (docteur) ; Bertrand Boulin, fils de ministre ; Jean-Louis Bory, François Chatelet, Patrice Chéreau, Jean-Pierre Colin, Copi, Michel Cressole, Alain Cuny, Gilles et Fanny Deleuze, Bernard Dort, Françoise d’Eaubonne, Maurice Erne, docteur ; Jean-Pierre Faye, psychiatre ; Pierrette Garrou, docteur ; Philippe Gavi, psychiatre ; Pierre-Edmond Gay, docteur ; docteur Claire Gellman, psychologue ; docteur Robert Gellman ; André Glucksmann, Félix Guattari, Daniel Gurin, Pierre Guyotat, Pierre Hahn, Jean-Luc Henning, Christian Hennion, Jacques Henric, Guy Hocquenghem, Bernard Kouchner, Françoise Laborie, Madeleine Lak, Jack Lang, Georges Lapassade, professeur de faculté ; Raymond Lepoutre, Michel Leyris, Jean-François Lyotard, Dionys Mascolo, Gabriel Matzneff, Catherine Millet, Vincent Montail, Bernard Muldworf, docteur, Négrepont, psychiatre ; Marc Pierret, Anne Querrien, Grisldis Ral, François Régnault, Claude et Olivier Revault d’Allonnes, Christiane Rochefort, Gilles Sandier, Pierre Samuel, Jean-Paul Sartre, René Schérer, Philippe Sollers, Gérard Soulier, Victoria Therame, Marie Thonon, Catherine Valabregue, Gérard Valls, docteur ; Hélène Védrines, psychiatre ; Jean-Marie Vincent, Jean-Michel Wilheim, Danielle Sallenave…

Le journal Libération, en 1979, publia une lettre de soutien à Gérard R., accusé de crime sexuel sur des enfants. La lettre rapporte alors que Gérard R. vit avec des jeunes filles de 6 à 12 ans « dont l’air épanoui montre aux yeux de tous, y compris leurs parents, le bonheur qu’elles trouvent en lui ». 63 personnes dont Pascal Bruckner, Georges Moustaki et Christiane Rochefort estimèrent qu’une petite fille de six ans pouvait être « consentante » à des rapports sexuels avec un adulte.

On ne trouvait pas – on ne trouvait dans aucune de ces pétitions et lettres délirantes, certaines apologétiques des « amours » avec des enfants de SIX ans – le nom de David Hamilton.

David Hamilton n’a jamais été condamné à rien. Il n’a jamais signé, non plus, de pétitions absurdes. David Hamilton n’est pas devenu ministre (comme Lang et Kouchner). Il n’est pas entré à l’Académie française (comme Sallenave). Il n’a pas enseigné à l’Université (comme beaucoup de ces Messieurs Dames). Il n’est pas devenu chanteur (comme Moustaki). Il n’a jamais fait l’apologie de la pédophilie ou de la pédérastie. Il n’est pas mort du Sida (comme Hocquenghem, Michel Foucault, Copi…) ; il n’a pas été incarcéré dans l’affaire du Coral (comme l’amant de Hocquenghem, René Schérer, le frère du cinéaste Maurice Schérer dit « Éric Rohmer »). Il n’est pas devenu homosexuel. Il n’est pas devenu psychiatre ou psychanalyste (comme tant et tant de Messieurs-Dames aujourd’hui parfaitement inconnus). Il ne se croyait pas philosophe.

Et m-eme, même, même ! Il n’est même pas devenu écrivain. Comme tout le monde en France aujourd’hui ! Qui donc n’est pas « écrivain », en France ?

Peut-être David Hamilton estimait-il que les jeunes filles étaient belles et, comme des milliers d’artistes depuis deux ou trois millénaires, qu’elles pouvaient et devaient être le sujet de son œuvre. Peut-être David Hamilton estimait-il qu’elles étaient émouvantes. Peut-être David Hamilton estimait-il (cela reste à démontrer) qu’au moins en certains cas, une histoire d’amour peut avoir lieu en se fichant de la différence d’âge. A quinze ans en France, en tout cas, selon la loi, une fille peut se marier. A quinze, pas à SIX.

Certainement David Hamilton croyait dans la liberté, la liberté vraie, la beauté, la liberté d’expression de l’artiste.

Pourtant, c’est lui qui est devenu l’homme que tout le monde aime haïr, et cela dans la société longtemps bâtie par les pétitionnaires des années 1970 – et dont certains sont encore, d’une façon ou d’une autre, en place…

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From → divers

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