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20 mars 2017

LA LE PEN

 

Je ne souviens d’un temps, début des années soixante-dix où les gauchistes, en avance de quelques années sur les simples « de gauche » faisaient déjà une fixation sur le père Jean, Marie (dit Jean-Marie) Le Pen, qui devait réunir environ 1% des suffrages à n’importe quelle élection. Puis, la petite gauche a pris le relais et fait de ce dernier l’épouvantail modèle de l’idéologie « antifasciste » utile au maintien du faux débat droite-gauche, tout en lançant de concert l’escroquerie « antiraciste » de « Touche pas à mon pote ».

Je vois ce bout de rue, juste au-delà des facs, où la Ligue Communiste avait écrit en gros sur le bitume quelque chose d’assonancé comme : Halte au fascisme ! À bas Le Pen…is. Aujourd’hui, grâce à l’incurie de la droite et de la gauche, mais aussi grâce à SOS-Racisme et autres officines du même acabit et aux manipulations de l’opinion, le dit Front National est en passe de dépasser les espérances des politicards : la fixation du mécontentement raciste et/ou populacier dans des limites d’éternel perdant et de repoussoir à la majorité des électeurs, ou plus exactement de ce qui reste de votants. Jusqu’au jour où l’oligarchie et ses media finiront peut-être (après les pantins malfaisants et ennemis de la France, traîtres à leur pays et collabos de l’Empire Sarközy, Hollande et qui sait Fillon à venir, ou pire encore Macron le néant intellectuel du Mal) par le proposer directement aux suffrages de la masse amorphe et bête des citoyens.

Pour le dire autrement, avec quelques ripolinages de façade, ce grouillot de haine principalement anti-arabe et anti-musulmane, de suprémacisme colonialiste ou néo-colonialiste petit-blanc et d’allégeance au racisme sioniste, grâce à la Le Pen, est devenu, comme disent les gens qui parlent comme les média, « un élément incontournable de la scène politique française ». De la scène obscène et sordide de la politicaillerie franchouillarde qui part en morceaux sous les coups de boutoir du mondialisme, mais aussi de l’indifférence dégoûtée et de la rage populaire toujours plus grande mais encore bien stérile à l’encontre des avortons du Système, manipulés-manipuleurs heureux, crétins satisfaits, médiocres crasses, profiteurs du Système, exploiteurs, abaisseurs du peuple, immoraux ou pour le dire plus justement totalement amoraux.

Cette Le Pen prétend encore être diabolisée et marginalisée, alors qu’il y a belle lurette que les journalistes larbins de la domination ne lui coupent plus beaucoup la parole (on ne sait jamais, elle pourrait être rancunière, au cas où…). Et qu’elle est régulièrement invitée dans les media. Où est le temps où un Georges Marchais refusait de débattre avec un Jean-Marie Le Pen à la télévision quand ce dernier commençait à y être un peu plus invité. C’était l’époque rigolote où Le Pen père était traité de « facho », ou plus exactement de « fascisse » (sic) par Marchais, pendant que d’autres rappelaient le passé « Messerschmitt », et travailleur volontaire en Allemagne suite à l’accord entre l’Allemagne et la Russie, de Marchais pendant la Seconde guerre mondiale.

Tout en affirmant critiquer l’Empire, l’Union Européenne, voire l’OTAN ou l’euro en catimini ou en phrases aussi claires que celles du programme de Mélenchon, la Le Pen et son entourage de sionistes convaincus, voire pour certains de franc-maçons, n’a que haine à distiller à l’encontre de tout ce qui n’est pas petit-blanc et qu’amour pour la pire des idéologies racistes et tribales affirmées : le sionisme, une insulte à l’humanité qui n’a rien à envier à l’esclavage.

Je pourrai développer des pages sur cette engeance et décortiquer un programme très ambigu de sortie de l’U.E par un repli nationaliste tribal dans le cadre même de ce que Trump lui-même est en train de remettre en cause : l’ingérence impérialiste nord-américaine dans les affaires du monde entier et la guerre permanente de domination dénommée « choc des civilisations ».

Dans sa manière de vivre cette multi-millionnaire a tous les aspects (d’après ce qui se dit en maints endroits) de la gauchiste libertine. Ce qui ne l’empêche nullement de s’accoquiner aux nostalgiques du colonialisme, actifs du néo-colonialisme et intégristes judéo-chrétiens. De fait, elle n’est qu’une égérie vulgaire et inculte, une grande gueule, comme papa, mais beaucoup plus primaire, du moins dans le langage, aux raisonnements à la fois proches des faux « esprits d’élite » et d’une masse d’électeurs populaciers, ou pauvres bougres naïfs et peu cultivés, aux idées très courtes, plus à plaindre qu’autre chose. Et malheureusement pour elle, elle ressemble physiquement de plus en plus au fond de sa pensée. Je suppose que vous me comprenez.

Sortie des idées simplistes, Marion dite Marine Le Pen est à la peine et porte mal son nom quand on se réfère à ce qu’il désigne en breton (où il se dit « ar penn », ou « ër penn » en vannetais, contrée de naissance du lignage) : la tête : « e penn » (en tête, dans la tête) signifie « à la pensée de… » en breton ; là déjà ça coince ; je doute que l’on puisse dire qu’elle soit une femme de tête, plus sûrement petite avocate ratée. Mais quand on allonge les principaux autres sens du mot, on la reconnaît déjà mieux en tant que « bout, extrémité, fin » ; fin ultime d’une pensée dégénérée anti-humaniste bien sûr ; ou encore en « chef » ou « cap », ou si l’on préfère cheftaine du défouloir du peuple, non pas contre ceux qui les dirigent, mais contre d’autres pauvres bougres qui subissent la même dictature capitalo-« démocratique ».

Un dernier mot pour évoquer « l’idiot utile » (expression qu’il aime employer) qui entendait réformer les cloportes du marigot lepéniste en prônant l’Égalité et la Réconciliation, le rapprochement national avec les maghrébins, en une critique sévère du sionisme, je veux parler d’Alain Bonnet de Soral, la petite frappe caractérielle, érotomane qui vire rapidement harceleur négrophobe quand il ne peut pas « se faire les petites noires » qu’il convoite, et sous-écrivain dont le seul talent me semble être, à tout prendre, éditorial (ne lui enlevons pas tout). Et bien, il appelle à voter pour la Le Pen. Quelle lucidité ! Quelle médiocrité. Tout en crachant, bien sûr, sur les réels opposants à l’Union dite européenne, et tout le tsouin-tsouin qui va avec : euro, Otan…

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