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reprise d’articles sur le cas nu — 1 / POUPETTE ET LE « SATYRE ».

16 mars 2017

Cet article est également paru ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2016/12/08/affaire-david-hamilton-poupette-et-le-satyre-par-jean-pierre-fleury-ecrivain/

Les illustrations de cet article reprennent des tableaux de Balthasar Kłossowski dit Balthus qui déclara : « Je vois les adolescentes comme un symbole. Je ne pourrai jamais peindre une femme. La beauté de l’adolescente est plus intéressante*. L’adolescente incarne l’avenir, l’être avant qu’il ne se transforme en beauté parfaite. Une femme a déjà trouvé sa place dans le monde, une adolescente, non. Le corps d’une femme est déjà complet. Le mystère a disparu. »

*intéressante picturalement parlant, puisqu’il faut tout préciser de nos jours où les mots perdent leurs vrais sens ou sont mal interprétés, jusqu’à en donner des sens inversés ou y voir des sous-entendus qui n’existent pas.

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Les trois sœurs.

Je voudrais revenir, aujourd’hui encore, sur le lynchage médiatique mortel subi par David Hamilton. Je rappelle qu’il s’agit rien de moins que de diffamations publiques réitérées, insultes publiques (« bourreau », « enculé », « connard »…), mépris total des délais de prescription et remise en cause d’un non-lieu, et pour clôturer le tout : incitation au suicide ou au meurtre.

J’ai écrit dans un précédent article que je ne jugeais pas sur le fond (comment pourrais-je juger au fond, moi qui ne suis pas témoin, moi qui ne suis pas juge ou juré d’une cour d’assises ?) mais que je jugeais sur la forme (comme tout citoyen peut le faire avec logique et raison, et comme le fait d’ailleurs, dans le domaine judiciaire, la Cour de Cassation).

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JEU DE MAINS, JEU DE VILAIN.

Je ferai cependant une exception au fond, mais sur le peu qui semble réellement ou à peu près établi. Et j’amènerai même (malheureusement) de l’eau au moulin des gens aux idées courtes qui ne sont que les perroquets de l’idéologie dominante du moment. Ou si l’on veut de ladite opinion publique qui, de nos jours, colporte les rumeurs à vitesse grand V par l’intermédiaire de media totalement irresponsables ne recherchant que le scandale, et le profit financier concomitant. De ces gens qui ne réfléchissent pas et condamnent sans rien connaître mais uniquement par rapport à leurs préjugés et leur mentalité de moutons.

J’ai déjà écrit que l’on pourrait retenir, de la version d’origine de la famille Lecanu, que David Hamilton aurait pu se laisser aller à regarder son modèle (Poupette en l’occurrence) non seulement avec les yeux mais aussi avec les mains, mais aucunement à la violer. On est dans le domaine de l’hypothèse. C’est donc très probablement pourquoi tout en resta là et qu’aucune plainte ne fut déposée par les parents de Mademoiselle Lecanu, devenue plus tard Mme Flament.

J’ajoute que l’une des accusatrices (Alice, qui n’est pas son vrai prénom) aurait donc porté plainte pour viol contre David Hamilton en 1997, pour des faits qui auraient eu lieu dix ans avant. Interrogé par la police, David Hamilton aurait récusé toute relation sexuelle avec elle. Quoi qu’il en soit, cette affaire a été classée sans suite.

Chacun peut penser ce qu’il veut du cas nu Lecanu et de ce non-lieu. Si c’est bien ou si c’est mal. Mais en droit, il faut quand même savoir que le non-lieu est prononcé — soit parce que les faits ne sont pas constitutifs d’une infraction, — soit parce que l’auteur de l’infraction est resté inconnu, — soit parce qu’il n’existe pas de charges suffisantes contre la personne mise en examen (Article 177 du Code de procédure pénale). Et qu’il n’y a qu’une seule manière légale de contester un non-lieu : la partie civile doit, dans les dix jours qui suivent la notification de cette décision, faire appel de l’ordonnance de non-lieu.

Ou ultérieurement redéposer plainte (dans les délais de prescription) en apportant des éléments nouveaux vérifiables. Et c’est ici que ça commence à clocher : depuis un certain nombre d’années, en nombre de procès où ce n’est plus devenu que « parole contre parole » (donc sans preuves matérielles), nombre de juges ou de jurés n’ont pas accordé une égalité de traitement entre l’accusateur et l’accusé prenant fait et cause pour l’accusateur, et pour vérité avérée l’accusation (« la vérité sort de la bouche des enfants » adage autant faux que vrai, d’autant plus que les enfants ont grandi entre-temps).

La notion de doute qui doit toujours bénéficier à l’accusé a quasiment été mise au rencart face à nombre d’accusés clamant en vain leur innocence. D’autant que les accusateurs et accusatrices sont très généralement des personnes de santé mentale fragile donc « soignées », et qu’ils confortent finalement leur dire par le poids de « thérapeutes » très mode, mais aussi souvent très douteux.

Si bien qu’à la fois des gens responsables (i.e. non irresponsables) du milieu médical et psychiatrique et des gens responsables du milieu judiciaire ont dénoncé ces pratiques. Dans le domaine judiciaire je pourrais citer l’ouvrage La Dictature de l’émotion. La Protection de l’enfant et ses dérives, par Florence Rault (en collaboration avec Paul Bensussan), avocate spécialisée dans la défense des affaires de délinquance sexuelle sur mineurs (ouvrage abondamment cité lors du procès en première instance dans ladite Affaire d’Outreau).

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POUPETTE

Je voudrais maintenant revenir sur le personnage de Poupette (Flavie Flament) au travers de faits énoncés par elle-même, à droite et à gauche, dans les gazettes (les plus à scandale en général) : qu’elle serait une ancienne anorexique (« Je faisais 46 kilos pour 1,60 mètre, à 20 ans. ») ; qu’elle aurait été une mal-aimée au sein de sa famille, particulièrement de sa mère, qu’elle dénonce également à propos du viol dont elle se déclare avoir été victime (« Disons que j’ai eu une enfance non protégée », « J’ai été élevée dans l’idée que j’étais une mauvaise ») ; qu’elle aurait subi des violences conjugales (là je n’ai pas compris, ni trop cherché non plus, si ces violences auraient été le fait du premier mari, Bernard Flament, ou du second, Benjamin Castaldi) ; enfin qu’elle ne veut plus voir sa famille, sa mère en particulier, sa bête noire. Et autres rengaines.

Ajoutons encore ce fait qui me semble essentiel et qui montre qu’il y a eu mensonge sur la marchandise. Lorsque le livre de Poupette est paru en octobre (simple précaution illusoire d’éditeur ne voulant pas d’histoire ?), il était présenté comme un roman (c’est écrit au dos de la couverture). Or, depuis le déchaînement des (mauvaises) passions, il n’est absolument plus question de roman, oeuvre de fiction, de fiction au même titre que le cinéma distractif et non documentaire (je renvoie ici à l’article concernant Dernier Tango à Paris passé subitement et magiquement de « l’œuvre géniale » à « l’œuvre immonde » et de « ça compte pour du beurre » à « ça compte pour de vrai »).

Tout ce qui se trouve dans ce livre est présenté comme argent comptant. Comme un témoignage intégralement véridique, pour ne pas dire totalement vrai. Mais pourtant totalement invérifiable. Et qui plus est — depuis qu’un nom a été mis sur le personnage du méchant — dans un premier temps, témoignage diffamatoire et dans un second temps, témoignage attentatoire à la mémoire d’un mort. En sachant que de toute façon, la mort clôt tout recours en justice.

Poupette (j’aurais envie de dire : à la fois manipulatrice et manipulée) ose affirmer que le suicide (si suicide il y a eu) est preuve de culpabilité. Ce qui est proprement ignoble et une insulte à tous les innocents à travers le monde injustement dénoncés, inculpés ou condamnés qui n’ont pas supporté que l’on mette en doute leur non-culpabilité et leur honneur. Et se sont suicidés. Innocence reconnue trop tard suite à des rétractations d’accusés dans le domaine qui nous occupe.

Circonstances aggravantes : 1/ cette dernière est journaliste donc elle doit être au moins un peu au courant de ce qui se passe dans le monde de la Justice ; 2/ on lui ouvre tout grand la tribune de TOUS les media de masse. Et ceci tant la presse à scandale que la presse dite encore, et je ne sais pourquoi, « sérieuse », presse sinistrée ne tenant plus que par les subventions, les subsides des contribuables. De fait l’énorme majorité des media sombrent dans le « pipole » et la délation faisant fi des lois de notre pays (qui sont ce qu’elles sont, mais qui sont indispensables à la marche d’un État de droit). Dans la déliquescence et la Voix de son Maître.

Et c’est bien sa famille qui a énoncé publiquement que Poupette mêlait le réel à l’inventé, qu’elle exagérait grandement et qu’ils en étaient sidérés. Je me demande donc au final s’il ne faudrait pas adjoindre au tableau clinique de Poupette le goût du mensonge, de l’affabulation. Autrement dit la mythomanie, attitude très journaleuse d’ailleurs.

Un dernier petit fait quand même révélateur du personnage : Poupinette s’est également indignée du fait que les séances de pose se faisaient sans contrat et qu’elle n’avait été payée que d’un appareil photographique polaroïd… Mais n’est-ce pas suffisamment payé pour un petit quart d’heure de gloire ? Hamilton, qui a déclaré un jour « la célébrité ne se mange pas. Je n’ai jamais été un businessman », aurait été non seulement « pédophile mais « pingre » en plus ? Je ne vous cache pas que ce genre de détail risquerait de me rendre Poupette assez peu sympathique.

Oui ! pour le moins, Poupinette n’est pas très bien dans sa peau et peut-être, comme disent, encore une fois, les membres de sa famille : « elle devrait se faire soigner ». Soigner certes, mais sans doute pas comme elle l’a été ces dernières années. Par des vrais thérapeutes du domaine psychiatrique. Les ravages de certains « psys » peuvent être considérables.

Par un pur hasard, dans les années soixante / quatre-vingt du siècle dernier, David Hamilton fut en adéquation avec l’esprit libérateur du temps, du moins dans le domaine de la photographie artistique, lui le conservateur pourtant. Mais plus récemment, immuable et fidèle à ses conceptions artistiques sur la forme, il fut pourtant contraint de déroger sur le fond et finit par photographier non plus des nymphettes en bouton mais des fleurs de la nature bien écloses, des fleurs majeures si l’on peut dire. Comme les petites gens des Trente Glorieuses, il avait fini de manger son pain blanc.

La société vit de modes (plus ou moins rationnelles), et plus précisément de vagues et de divagues alternantes, de flux et de reflux. Et pour ce qui nous occupe, de la mode dans le domaine des mœurs. Je me demande (évidemment sans preuve) si Poupinette n’est pas aussi une victime de l’air du temps, de la mode qui veut que l’on fasse, depuis une vingtaine d’années, la chasse sans mesure, sans distinction, sans discernement et dans la plus extrême confusion et amalgames, à tout ce qui ressemble de près mais aussi de très très loin (en des analogies suspectes et imbéciles) à de la pédérastie comme on disait autrefois, à de la pédophilie comme on dit de nos jours, et ceci plus essentiellement à l’encontre de jeunes filles.

Je suppose donc que, dans l’esprit de Poupinette, que Hamilton fût violeur est inscrit dans ses photos mêmes, et qu’elle doit les qualifier (en 2016) pas même d’érotiques mais de pornographiques comme certains « juges ». Ce serait ne pas connaître ce qu’est la véritable pornographie, qui est vulgarité à tout crin.

Et puis pour la masse, pour la meute, il est toujours facile de hurler avec les loups, pour le troupeau plutôt, surtout quand on est ignorant des faits réels des uns et des autres. La vindicte populaire, populacière plutôt, adore sacrifier des boucs émissaires. C’est si simple et sans danger, c’est si lâche et si minable, si moutonnier. Magnifique exutoire et dérivatif des réels problèmes collectifs de société.

Moi personnellement « hurler avec les loups » m’a toujours paru suspect et lâche.

Pour ne pas dire minable. C’est ce que j’appelle l’esprit des tondeurs. Pour ceux qui ne comprennent pas l’expression, je renvoie à cette chanson de Brassens, pas des plus connues ni des plus diffusées (comme par hasard) qu’il chante ici pour son ami l’écrivain cévenol Jean-Pierre Chabrol :

https://www.youtube.com/watch?v=mMh4Wi4VziI

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QUELQUES ÉLÉMENTS

PERMETTANT DE SE FAIRE UNE IDÉE DU « SATYRE »

Face à la mélasse de la « pensée » contemporaine, qui met tout dans le même sac, fait des mélanges impossibles, dit tout et son contraire, met en avant ce qui arrange les puissants et cache ce qui indispose le commun ; et plus encore vit la tête en bas, ce qui n’est jamais bon pour la circulation sanguine cérébrale et l’intelligence ; voici quelques citations, plus ou moins ordonnées, concernant le dandy David Hamilton qui, répétons-le, craignait pour sa vie un mois avant de se « suicider » :

— « Quel choc ! confie son amie Elisabeth de la Troche. Je l’ai vu la semaine dernière, il était abasourdi par ce qui lui arrivait. Il ne comprenait pas. » (in David Hamilton, dernier cliché par Pauline Delassus, sur le site de Paris-Match, le 3/12/16).

— « Son nom était sali ! s’indigne Eugénia Grandchamp des Raux qui le connaissait depuis trente ans. Ces accusations l’accablaient. »  » (idem)

— Elisabeth de la Troche : « C’était un enfant. Il avait certes un amour des très jeunes filles, mais il n’a jamais été violent. C’était un être délicat. » (ibid.)

— David Hamilton : « […] des jeunes filles dont la moyenne d’âge était 15 ans, l’âge de l’innocence, alors que nous sommes maintenant dans celui de la vulgarité. » (ibid.)

Ajoutons également que Hamilton a eu dans sa vie deux compagnes, aux canons hamiltoniens disent certains : Mona et Gertrude. « « Et ils sont restés très amis », insiste Elisabeth de la Troche » (ibid.). Il est resté vingt ans avec la première et s’ils se sont quittés c’est parce qu’elle voulait un enfant et lui, pas.

— « Lorsque nous l’avions rencontré, en avril 2015, il nous confiait déjà que «tout avait commencé à chuter au milieu des années 1990, à cause de cette obsession de la pédophilie. « Mon image a été écornée, ce qui m’a beaucoup blessé. Ce qu’on admet d’une peinture, on ne va plus le tolérer en photo. » » (ibidem) « C’est la chasse aux sorcières depuis l’affaire Dutroux. […] La France devient un pays aussi intolérant que les États-Unis. » (Le Monde en 2007)

À ce propos, j’ai lu dans divers coins de gazettes que depuis les années quatre-vingt-dix certains (particulièrement chez les anglo-saxons au puritanisme hypocrite, des « mal baisés » aurait dit Hamilton qui usait pourtant habituellement d’un langage plus châtié) l’accusaient rien de moins que de pornographie infantile. Ainsi  des groupes de réactionnaires chrétiens aux États-Unis (dans le Kentucky en particulier) s’en prenaient aux librairies diffusant tout à fait légalement ses ouvrages. Déjà en 2005 The Guardian posait la question de savoir : Est-ce de l’art ou de la pornographie ? Ou si l’on préfère : est-ce de l’art ou du cochon ?

Ainsi ces dernières années, des ouvrages de Hamilton ont été apportés comme pièces à conviction dans un « procès de pédophile » dans un pays d’Amérique latine. Un homme du Surrey anglais a été poursuivi pour posséder un grand nombre de photographies « indécentes » d’enfants, une partie des clichés étaient de David Hamilton. Lors du procès, le procureur a déclaré que ces images «sont manifestement indécentes. Le contenu ne peut pas être décrit comme artistique et est manifestement de nature sexuelle.» S’érigeant en expert de l’art photographique. La défense lui a simplement fait remarquer que les livres de Hamilton étaient en vente libre dans les librairies et sur plusieurs sites Internet. Dans un jugement hypocrite la cour a considéré les images saisies comme étant de catégorie 1, la plus faible de ladite indécence. Et l’homme a finalement été condamné à une peine légère. En réaction, Glenn Holland, le porte-parole de David Hamilton, déclara que celui-ci avait été profondément déçu du jugement, eu égard à sa renommée à travers le monde et aux millions d’ouvrages vendus. À la suite du procès, un membre de la police du Surrey a même fait du zèle et déclaré que la possession d’ouvrages de David Hamilton était désormais « illégale » (sic) au Royaume-Uni. Mais dans les jours qui ont suivi la police du Surrey a dû faire une mise au point et présenter des excuses, reconnaissant qu’aucune décision judiciaire contraignante n’avait été rendue concernant le travail de David Hamilton. 

— « Nous étions alors trois à aborder le même thème : Nabokov pour la littérature ; Balthus pour la peinture et moi pour la photo. Je m’inspirais beaucoup des peintures de la Renaissance, des préraphaélites, de Degas… Ce travail serait tout à fait impossible aujourd’hui où photographier la nudité d’une très jeune fille est devenu un tabou absolu ! Je n’étais qu’à la recherche de la candeur d’un paradis perdu. Il n’y avait rien de sexuel là-dedans.  » (ibidem)

Petite remarque en passant, ou plutôt grosse. J’ai pris le temps de rechercher qui, dans les années soixante-dix et dans Le Monde (la gazette), étaient ces personnes qui, au nom du droit à la pilule pour les filles dès treize ans, entendaient reconnaître un droit aux adultes à des relations sexuelles avec ces mêmes jeunes filles largement mineures.

Ce n’est pas Hamilton en tout cas, qui habitait un tout autre univers. Mais c’est en très grande partie ce que l’on n’appelait pas encore des bobos, des bourges de gôche : essentiellement 1/ la vieille clique gâteuse des Sartre, Beauvoir et consorts (les révolutionnaires germanopratins qui se sont largement trompés tout au long de leur vie), 2/ des mandarins universitaires et 3/ « last but not least », comme disent les anglais, toute une confrérie d’homosexuels militants (mâles et femelles dont certaines étaient même féministes en sus).

À cet instant j’aurais envie de dire que si l’on évoque à gorge déployée la pédophilie – ou la pédophilie présumée – à l’encontre de jeunes ou très jeunes filles, les media semblent plus ou moins occulter la « bonne vieille pédérastie », je veux parler de l’homosexualité à l’encontre de jeunes ou très jeunes garçons. Celle de Gide par exemple, un maître et théoricien dans le genre. Et il est bien vrai que cette engeance est bien souvent celle de gens très bien en place (journalistes, écrivains, politiciens, etc.) et donc très bien reçus dans les media. En ces milieux, les ballets roses, mais aussi les ballets bleus ne datent pas d’hier.

lechataumiroirLe Chat au miroir.

RETOUR SUR LA RUMEUR PUBLIQUE

Je résume ici mon opinion, qui n’est pas l’opinion sur rue, mais le résultat de ma réflexion tranquille.

Ce qui est arrivé et arrive encore post mortem à David Hamilton est de l’ordre d’une forme « moderne » de rumeur nauséeuse (comme sont généralement les rumeurs).

Qu’est ce qu’une rumeur ? C’est l’homme qui a vu l’homme qui a vu quoi donc au fait ? Pour le dire plus précisément, une rumeur est un phénomène de transmission large d’une histoire invérifiable à prétention de vérité et de révélation par tout moyen de communication formel ou informel. De nos jours, par recours aux media de masse dominants, la rumeur est quasi immédiate, instantanément généralisée ; elle relève pleinement de la manipulation des masses à grande échelle, du viol des foules (cf. Tchakhotine) amenées, qu’elles le veuillent ou non, à prendre partie et finalement à suivre l’opinion, la « vérité » invérifiable de celui qui lance ladite rumeur publique (opinion imposée au plus grand nombre, puis du plus grand nombre) par media interposés.

En ce qui concerne David Hamilton, partie de dérapages de la dite « presse à scandale » et de la télévision, relayée par toute la presse écrite et audio-visuelle, elle étale à grande échelle des accusations gratuites car invérifiables et qui plus est totalement hors-la-loi : de la diffamation publique avérée. Non contents de s’en tenir là les agents médiatiques de la rumeur ont été jusqu’à la provocation au suicide et l’incitation au meurtre. Sans oublier la publicité de bas-étage afférente, la publicité sordide pour un livre dont j’ai gros à parier qu’il ne vaut pas tripette. La lecture de certains passages m’ont édifié.

Ce mépris total de la Justice ou de la chose jugée, ces déchaînement de haine qui perdurent face à une personne qui ne pouvait et qui ne peut plus se défendre, l’occupation de l’espace spectaculaire audio-visuel comme élément de diversion et je dirais presque de divertissement, cette manipulation de ladite opinion publique s’achève dans un exercice de propagande qui conduit un gouvernement à nommer par démagogie en tant qu' »experte du viol », et à la missionner, une personne comme Mme Flament. Ceci en vue de créer encore une nouvelle loi liberticide (spécialité « socialiste ») ? qui entendrait prolonger le délai de prescription relatif aux viols, voire les rendre imprescriptibles. Loi liberticide en totale contradiction avec les données mêmes et les conclusions des vrais experts du domaine de la psychothérapie.

Donné en pâture à la populace, en un lynchage médiatique infect, un vieil homme plus ou moins oublié des media donc du public moyen, « passé de mode » et sans aucun soutien, sans appui dans le milieu médiatique. David Hamilton est mort non pas de ses propres obsessions comme pourraient dire des crétins, mais des obsessions du moment d’une société française totalement désaxée et sans Raison dirigée ou plus exactement manipulée par des médiocres : chasse indifférenciée aux vrais et faux pédophiles jusqu’au délire, du moins dans ce qu’on appelle l’opinion publique, car il en va bien autrement de cette chasse (à géométrie variable) dans la réalité.

Les courageux anonymes réunis peuvent ainsi se défouler en toute ignorance des tenants et aboutissants et des lois, au gré de leurs pulsions, voire de leurs plus bas instincts, et vilipender sur Internet par exemple, tous ceux qu ne pensent pas comme eux et les déclarer défenseurs de « l’infamie », en bons perroquets irréfléchis du système.

Moi, je pose la question : est-ce que l’objet finalement de la rumeur de la clique médiatico-politicienne est Hamilton le « pédophile », ou Hamilton le « réac », le « passé de mode », le photographe de talent qui a été reconnu internationalement, l’homme n’appartenant nullement au microcosme des cultureux débraillés, estampillés, subventionnés, nullards et sans talent, le distingué sulfureux chassant sur les terres réservées de la libération sexuelle « progressiste et de gauche » ?

Par autre malheur, la loi est ainsi faite (mal faite), que si un groupe de simples citoyens voulait porter plainte pour diffamation (anthume et posthume si je puis dire), en l’occurrence pour attente à la mémoire d’un mort, ou diffamation envers la mémoire d’un mort (on dit l’un ou l’autre), la plainte ne pourrait être reçue, car il a deux conditions à remplir pour la partie civile, et une seule est remplie dans ce cas :

1 – apporter la preuve de l’identité de la personne défunte diffamée ou injuriée (elle doit être clairement identifiable) ;

2 – apporter la preuve de sa qualité d’héritière ayant accepté la succession dudit défunt.

Ce qui est en retrait complet par rapport aux lois dites antiracistes ou dites mémorielles qui reconnaissent un droit non seulement du particulier mais un droit (que je qualifierai d’exorbitant) des associations.

balthus-nude-profile-1973-1977Profil nu.

ANNEXE I

Je voudrais ajouter qu’on peut se suicider par amour, y compris dans une « affaire de mœurs ». En précisant en passant que les années soixante n’étaient pas si permissives que ça ; c’est expliqué dans ces chansons (qui ne sont pas les seules sur le même sujet d’ailleurs) :

Triangle : Élégie à Gabrielle

https://www.youtube.com/watch?v=hUBG4A7EZ9s

Anne Sylvestre : Des fleurs pour Gabrielle

https://www.youtube.com/watch?v=RnqvbYbOhNQ

Charles Aznavour : Mourir d’aimer

https://www.youtube.com/watch?v=c5_6aaIwiP0

ANNEXE II

Pédophilique ?

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the-dreamLe Rêve.

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