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16 mars 2017

Mélenchon, curieux insoumis.

Mélenchon, Melenchón pour l’écrire à la manière de ses ancêtres, ce qui veut dire quelque chose comme Tignasseux en sa langue espagnole d’origine (Pelón dit-on aussi en espagnol, Peillu en gallo), ce pied-noir de grands-parents espagnols et italien, fils de fonctionnaires, ce « grand rebelle », « contestataire du système », dont on ne croirait jamais qu’il est licencié en philosophie et qu’il fournit un temps en sa jeunesse ses petits dessins à l’hebdomadaire catholique « La Voix Jurassienne », est le type même de l’agitateur étudiant de l’après 68.

Devenu apparatchik syndical estudiantin et membre pendant une dizaine d’années de l’OCI organisation trotskiste adepte de la franc-maçonnerie laïcarde (c’est-à-dire d’une maffia d’entraide au-dessus des lois doublée d’une secte religieuse particulière hystériquement bouffeuse de curés), fit de l’entrisme, comme bien d’autres trotskistes, au sein du parti dit « socialiste » pour y faire carrière de politicard (directeur de cabinet d’élu, directeur de presse socialiste, conseiller municipal, adjoint au maire, conseiller général, vice-président de conseil général, plusieurs fois sénateur, ministre délégué à l’enseignement professionnel de 2000 à 2002, député européen).

Entré au P »S » en 1976 (tout en étant encore à l’OCI), il quitte le P »S » en 2008, dirige bientôt ledit Parti de Gauche au sein dudit Front de Gauche, puis crée en 2016 son propre mouvement La France Insoumise (sic!) et réussit le tour de force de se faire adouber finalement par les trois principales composantes du Front de Gauche : le Parti de Gauche, le mouvement Ensemble ! et les derniers avatars dudit Parti Communiste Français (plus exactement les adhérents contre l’avis de la direction) ; plus deux groupuscules : la Nouvelle Gauche Socialiste et la Coopérative Écologie Sociale (des scissionnistes d’Europe Écologie – Les Verts).

Un vrai insoumis je vous dis, un insoumis de très longue date ! dont le programme est à l’avenant de son insoumission avec tout l’ambage alambiqué, les circonvolutions grotesques d’un frère trois points, d’un frère à la truelle, à l’équerre et au fil à plomb, au niveau et au tablier, tout autant d’objets, d’outils d’ouvriers ou d’artisans très largement étrangers à ce qu’il fut et ce qu’il est, à son monde de parasites politiciens.

Mélenchon aime bien jongler avec les mots pour mieux noyer le poisson.

Prenons son dada, son obsession de courageux rebelle ennemi des religions (sauf de la sienne) et en particulier du catholicisme, religion quasiment morte ou très largement en agonie en France.

Il n’y a pas très longtemps, a-t-il déclaré (répétant en cela un point de son programme) : « Je suis pour étendre à tout le territoire de la République la loi de 1905 ». Pour le dire en clair : il entendrait supprimer le régime du Concordat, autrement dit celui de la non-séparation des Églises et de l’État, propre à l’Alsace-Moselle, puisque cette dernière région était rattachée à l’Allemagne au moment de la loi de Séparation de 1905 et des Inventaires qui s’en suivirent.

Interrogé depuis, par le chef de la propagande de France-Inter, Patrick Cohen, il a déclaré : « Je suis pour étendre à toute la France le droit social d’Alsace et de Moselle qui est particulièrement favorable, parce que là-bas, les comptes sociaux sont en équilibre ». Droit local hérité également de l’époque où cette région était allemande. Où l’on trouve en particulier un régime spécial de Sécurité sociale avec une caisse unique d’assurance maladie, allocations familiales et retraire, en équilibre et à bons remboursements de santé.

Donc en clair, quand ça le dérange, celui de la religion qu’il abhorre (sauf celle de la laïcité), il est pour supprimer un régime local particulier, celui où les ministres des cultes catholique, protestant et judaïque sont rémunérés par l’État. On peut se demander d’ailleurs pourquoi ce régime n’a pas été étendu à toutes les autres religions. Enfin, on devine quand même un peu car cela voudrait dire l’étendre en premier lieu à la religion musulmane des milieux populaires maghrébins (particulièrement mal accueillie et mal accueillis, en cette région).

Et quand ça l’arrange, celui du social, il est prêt à l’étendre au pays entier. Mais tout ça sous le couvert de mots et de phrases qui ne parlent pas à beaucoup de personnes, hormis aux alsaciens et mosellans. Et d’ailleurs sans se poser le problème de sa réalisation concrète.

Il veut bien du régionalisme quand ça lui convient, mais « beurk ! » quand ça l’importune. Ainsi en est-il de ce vieux fond borné de jacobin à la sauce maçonnique si partisan d’universalité et de liberté, à condition que son universalité, son mondialisme finalement soit le sien et sa liberté celle de museler les indigènes (vieux fond de colon et de rejeton de fonctionnaires).

Ainsi toujours dans ses discours ambivalents n’est-il pas opposé à la pratique des langues dites régionales, antérieures pour certaines à celles du français soit dit en passant, (merci not’ maître !), mais est opposé au financement des écoles en langues régionales, quand tant et plus d’organismes privés à fonction de service public le sont : par exemple la presse, par exemple l’école privée confessionnelle sous contrat dont les enseignants sont même payés par l’État depuis la cohabitation Chirac.

Petite pensée bien étroite du coup par coup, liée à ses quelques obsessions étroites et préjugés maçonniques sans vision d’ensemble, hormis la sienne née sous le signe de la plus totale intolérance, d’égalité dans le « muselage » et de fraternité des entre-soi des conventions et autres « arrangements » maçonniques.

Un exemple flagrant de sa manière de berner les gens se trouve ainsi dans la partie essentielle de son programme concernant sa « Nouvelle Europe », car lui aussi est bien obligé de reconnaître que l’UE est un organisme dictatorial, mais tout en faisant tout pour entretenir le flou, le doute, les nombreux questionnements sur la manière dont on pourrait ériger une telle « Nouvelle Europe » quand elle est menée présentement par une maffia oligarchique non élue de capitalistes mondialistes et ultra-libéraux de l’Empire.

Pour ce faire, je me contenterai de reprendre ici l’analyse d’un internaute (Antho UPR) qui montre parfaitement les impasses et les contradictions du programme « européen » des « Insoumis » mélenchoniens. Et du vieux madré et roublard de la politicaillerie Mélenchon dans sa manière d’esquiver le problème, la question centrale de la sortie de l’Union Européenne.

https://www.youtube.com/watch?v=pZaALubSTzA

 

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