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sur le blog en défense de David Hamilton

4 mars 2017
https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/03/04/election-presidentielle-voter-et-pour-qui/

 

Elections, piège à que l’on? Au fait, va-t-on l’avoir dans le Fillon, le Macron, le Hamon ou le Mélenchon?

La première chose que pense ce blog, la toute première, c’est que les règles de présentation à l’élection présidentielle (pour qui souhaite la conserver) devraient être radicalement changées. Si l’on voulait, du moins, que ladite élection soit, ou soit davantage démocratique.

040302-01Coluche.

En effet, il est à craindre que le Système veille à ce que soit toujours élu un représentant du Système. On en voit, on en a vu, on devrait en avoir vu les résultats en songeant aux deux derniers présidents en date…: MM. Hollande et Sarközy (note: Nicolas Paul Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa, comme il est écrit sur la carte d’identité de ce monsieur, chose que semblent d’ailleurs ignorer, chose que font semblant d’ignorer les journalistes aux ordres. Nous orthographierons, conformément à la carte d’identité de M. Nicolas Paul Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa: Nicolas Paul Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa).

040302-02Affiche historique fameuse

Inutile, par ailleurs, de nous raconter la fable de Marine Le Pen candidate « anti-Système ». Les vrais candidats anti-Système (il y en a peu, ou il n’y en a peut-être pas du tout) seront tout au plus parmi ceux qui n’obtiendront pas « les 500 parrainages nécessaires devant le Conseil constitutionnel avant le 17 mars ».

040302-03

Jacques Cheminade (« Solidarité et progrès »), âgé de 75 ans et gaulliste de gauche (les journalistes mettent souvent cette expression entre guillemets: je ne comprends pas bien pour quelle raison; et je crains qu’ils aient insuffisamment étudié l’histoire, je parle de l’histoire réelle, du gaullisme), dit parfois des choses avec lesquelles je pourrais être d’accord. Par exemple quand il dénonce « le sérail politique qui a pactisé avec l’empire de l’argent ». Ou qu’il souhaite le retrait de l’euro et de l’Otan. Oui mais…

040302-04Affiche fameuse de 1968

Le problème est que ces thèmes-là (retrait de l’euro et de l’Otan) sont partagés par énormément de candidats, mais je me demande si ce sont les candidats en question qui ont choisi ces thèmes. En vérité, je ne me le demande pas du tout: il est clair, en tout cas à mes yeux, que les politiciens, ou apprentis politiciens, ont compris comment le vent tournait. L’euro est une évidente catastrophe économique et voici donc nos politicards, vieux politicards ou bébés politicards, voici les embryons ou les avortons de politiciciens  qui essayent de suivre le vent, à défaut de le faire souffler.

Des promesses aux faits, il y a  des milliards d’années-lumière. Je pense qu’aucun de ces candidats, « grands » ou « petits », ne « sortira de l’euro ».  L’euro s’écroulera tout seul, comme un grand lui, en commençant probablement par l’Italie. Notamment Jacques Cheminade qui ne sera (évidemment) jamais élu ne fera jamais « sortir la Fance de l’euro. Il se présente pour la troisième fois à l’élection présidentielle (en 2012, il avait obtenu 0,24% des voix).

040302-05Coluche

Un mot sur M. Nicolas Dupont-Aignan (« Debout la France »). Âgé de 55 ans, le « président » et « fondateur » du « parti » Debout la France (quelle pauvreté de pensée dans tous les slogans de tous les partis!) est un « souverainiste ». Il se présente comme une « alternative » à… François Fillon et Marine Le Pen et plaide pour un «réveil» des Français. Cocorico la France! Tu es comme le meunier, la France, tu dors! Eveille-toi! Debout! Cocorico! Voilà Dupont-Aignan qui vient t’éveillerAllez la France, allez la France, allez!… Dans le programme du monsieur, on parle de « limiter l’immigration » (ce qui ne veut rien dire), de « moraliser la politique » (on entend ça depuis 70 ans, voire depuis trois siècles, en France) et remplacer l’Union européenne par une communauté des États européens. Subtil, non?… Le monsieur se présente pour la deuxième fois à l’élection présidentielle (en 2012, 1,79% des voix: peu de Français se sont sentis « éveillés » par le dupont-aignisme, visiblement). Passons à des choses sérieuses. Ou à peine davantage.

040302-06Meunier tu dors?

François Fillon (« Les Républicains ») est un ex-premier ministre de Nicolas Paul Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa, il est âgé de 62 ans, et c’est le « candidat officiel » investi par « Les Républicains ». En novembre 2016, en effet, le « candidat officiel » est sorti vainqueur (chouette, il aura gagné quelque chose dans sa vie) d’une primaire de la droite et du centre face à un géant (oui, c’est une aimable plaisanterie) de la politique et de l’histoire répondant au nom  d’Alain Juppé. Depuis, le « candidat officiel » Fillon doit affronter une affaire de soupçons (qui sont même plus que des soupçons, j’ai bien l’impression) d’emplois fictifs de ses proches lorsqu’il était député de la Sarthe. Disons, ça la fout mal. Une instruction a été ouverte, et il a été convoqué le 15 mars par les juges, en vue d’une « possible » mise en examen. Bon, je comprends très bien (et vous?) que tout ça fait partie de la comédie du spectacle. Je comprends très bien que toute l’élection présidentielle, comme toute la vie politique en France, est une pure et simple commedia dell’arte, une comédie sans art et pas drôle du tout. Mais que Fillon finisse par être jugé et condamné pour ce qu’il faut appeler une escroquerie, ou qu’à la suite des jeux dans les coulisses et dans les cabines de pilotage de la France, il n’y ait à la fin aucune mise en examen contre lui, tout ce spectacle est  – de A à Z – évidemment émétique. Fillon ira «jusqu’au bout»,  dit-il, et c’est vrai: à ceci près qu’au bout du néant il y a le rien. Et qu’au bout de la candidature Fillon il y aura au mieux une troisième place au premier tour. Candidat à l’élection présidentielle pour la première fois, c’est le seul qui aurait déjà – et largement – ses 500 parrainages. Système, quand tu nous tiens…

040302-07Coluche

Benoît Hamon (du parti « socialiste »), est un ancien ministre de « l’Éducation » dite « nationale », éducation dont je me permets rapidement de dire que c’est là la notion la plus disparue dans la France d’aujourd’hui, pays où l’on assiste (si l’on veut dire les choses comme elles sont) à un mélange d’inculture abyssale et de mauvaise éducation galopante. Joli mélange… Il a 49 ans, mais j’aurais personnellement tendance à dire que fin janvier lors de la primaire organisée par le Parti socialiste, il a au moins eu l’immense mérite d’éliminer Valls. Le député des Yvelines Hamon a un « programme » (ou supposé tel), j’entends par là que ses conseillers lui ont dicté un programme qui « prévoit » la création d’un revenu universel à 750 euros mensuels (une parfaite idiotie, comme le démontrent tous les économistes sérieux par exemple en Italie) et plaide pour la « légalisation du cannabis ».  C’est peut-être pour cette légalisation que le vainqueur d’une autre « primaire » (grands Dieux, que de primaires!), le chef d’Europe Écologie-Les Verts, Yannick Jadot, a décidé de soutenir Hamon.

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Au « Debout la France » de Dupont Aignan semble faire écho Emmanuel Macron: « En marche! »… Grands Dieux, si l’on met bout à bout tous ces slogans minables (« debout », « en marche », etc, etc) on imagne Jésus face au paralytique! Lève-toi et marche, France, que dis-je, cours! Une, deux, une deux! Macron, qui rime avec Hamon, est quant à lui un ex-ministre de l’Économie de François Hollande (c’est tout dire) et lui aussi a créé un mouvement (« En marche! »), qu’il veut « ni de gauche ni de droite ». Chose parfaitement logique dans un pays, la France, où la droite et la gauche ont démontré depuis des décennies, pour ne pas dire des siècles, leur incapacité parfaite et où tout le monde se veut maintenant « ni de droite ni de gauche » c’est-à-dire espère empocher les voix des gogos de droite (qui croient ne pas être de gauche) et des gogos de gauche (qui croient ne pas être de droite). Il a même été rejoint par le « président » (que de « présidents », en France!) du « MoDem », un parti capable de remplir au moins (si, si) deux cabines téléphoniques et présidé par l’ineffable Bayrou. Dans son programme (dans le programme que lui ont dicté ses conseillers), l’ancien banquier Macron propose notamment « la reconnaissance juridique de la gestation pour autrui (GPA) », et un plan de « 60 milliards d’économies » (vous noterez qu’annoncer 60 millards d’économies est une tartarinade très facile, mas pas si facile que ça puisque, depuis environ un demi-siècle, à la fin de chaque septennat ou quinquennat c’est l’exact contraire qui s’est produit, se produit et se produira).

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Passons à Jean-Luc Mélenchon (« La France insoumise »). Lui, c’est un ancien ministre (que d’anciens ministres, la France! et plus inquiétant encore, que de futurs ministres, suppose-t-on) de Lionel Jospin, qui en 2012 a même reçu 11,1% des suffrages.  Voilà donc le candidat de la «France insoumise», avec le soutien de ce qui reste encore du Parti communiste français. Il rêve d’instaurer une VIe République, et de mettre en place quant à lui « un revenu minimum de 1300 euros ». Seulement ça? Et pourquoi pas aussi d’offrir une machine à laver à chaque ménagère? Offrir une machine à laver aux ménagères, ça serait pas de l’insoumission ça mon coco? Et une télé à écran plat, ça en jetterait pas comme programme, mon coco?

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Marine Le Pen (Front national), naturellement, devait aussi présider quelque chose. Elle préside donc le Front national depuis 2011 et prône une «France apaisée». Comme Fillon qui ira jusqu’au bout du rien, elle connaît des problèmes avec la justice. Convoquée par les juges en vue d’une « possible » mise en examen (c’est très à la mode, je trouve, actuellement, la « possible » mise en examen) pour abus de confiance dans l’enquête sur des emplois fictifs d’assistants au Parlement européen, du haut de sa présidence où elle cherche sans doute la « paix » (celle de la « France apaisée »?), elle a affirmé qu’elle ne s’y rendrait pas. Curieux, en tout cas, ces gens qui veulent présider la France et résoudre le problème du chômage, mais qui sont sous le coup de « possibles » mises en examen pour emplois fictifs. Décidément, impossible n’est pas français… Le Pen affirme aussi vouloir proposer un référendum de sortie de l’Union européenne, elle affirme comme les autres vouloir sortir de l’euro ou encore elle affirme vouloir « en finir avec l’immigration incontrôlée » (ce qui ne veut strictement rien dire). En 2012, elle avait eu 17,9% des voix.

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Les deux derniers candidats auront-ils leurs 500 parrainages? Ce sont aussi les plus sympathiques: chose qui, vu la concurrence, n’est d’ailleurs pas trop ardue.

Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), professeur d’économie et de gestion âgée de 46 ans (et donc encore plutôt jeune), a repris l’héritage d’Arlette Laguiller. Son programme a quelques point sympathiques (en 2012, elle avait reçu 0,56% des voix).

Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste). Il avait reçu, en 2012, 1,15% des voix. Il prétend annuler la dette de l’État, et prend l’exemple du Venezuela ou de l’Argentine. «Dans ces pays la dette a été annulée sans que l’économie ne s’écroule. C’est une question de rapport de force et de pouvoir. Le problème c’est que la crise du monde capitaliste ne cesse de s’aggraver» (tout récemment dans Politis, 17 février 2017). Par ses références, par certains de ses propos sans doute utopiques (ou, pour l’heure, encore utopiques), un candidat sympathique.

Résumons. Il nous semble vain de parler trop longuement de maintes personnes âgées, de maints inconnus, de maints farfelus, de maints incapables, de maints ex-présidents de partis pour rire, de maints ex-ministres de gouvernements à pleurer, etc, qui sont eux aussi candidats ou candidats à la candidature.

Michèle Alliot-Marie (70 ans) pour « Nouvelle France », ex-présidente du  RPR, ex-ministre, est candidate. Pourquoi pas aussi un nonagénaire se présentant pour le parti des nourrissons?

François Asselineau (59 ans), président (encore un président… grands Dieux) de « l’Union populaire républicaine », est un inspecteur des finances qui plaide – lui aussi – pour la sortie de l’euro, de l’Union européenne et de l’Otan. Ce sont trois choses avec lesquelles je serais totalement d’accord… mais j’aimerais presque trouver des candidats qui causent d’autre chose, parce que c’est d’un ennui mortel ces répétitons, ces recopiages des non-programmes des uns par les non-programmes des autres.

Et puis Bastien Faudot (au moins, il est jeune: 38 ans): du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement, qui défend une Ve République «rajeunie» (ce qui serait un bien), mais…  pour « contrer le rejet de la classe politique ».

Henri Guaino (59 ans), ancien conseiller spécial de Nicolas Paul Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa, a décidé de se présenter seul. En voilà un qui pense que la France, qui ne voulait plus du couple Nicolas Paul Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa-Carla Bruni bling bling, va élire Henri Guaino?

Il y a un certain Jean Lassalle (61 ans), député centriste des Pyrénées-Atlantiques, ancien du MoDem, qui espère être le premier «berger à l’Élysée».

040302-12

Il y a une Charlotte Marchandise (42 ans), ex du Parti socialiste, qui « souhaite » – elle aussi – un passage à la VIe République. Je me demande quant à moi si ces gens comprennent qu’on peut faire la sixième, la septième, la huitième, la neuvième, la dixième, la centième République – moi, ça ne me dérange pas toute cette camelote – mais que tant que l’on ne gouvernera pas, que l’on n’adoptera pas des pratiques de simple bon sens pour commencer (le simple bon sens, ce serait déjà beaucoup), ça ne changera pas grand-chose… Plus exactement, ça ne changera que dalle.

Passons rapidement sur Nicolas Miguet (56 ans), président (ça va de soi) de l’Hebdo Bourse Plus, homme d’affaires « d’inspiration poujadiste », qui tente – pour la quatrième fois consécutive, mazette, en voilà un qui aime « présider » – de se présenter à la présidentielle… Enfin, on est content d’apprendre qu’il y a encore, en 2017, des gens inspirés par… Poujade. Qui sait? on peut peut-être aussi trouver, en France, dans quelque campagne reculée ou dans un salon où seraient empaillés quelques spécimens de diplodocus, des partisans de… Louis Ducatel (élection présidentelle de 1969: https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Ducatel)?

040302-13Ducatel (élection de 1969)

Passons rapidement sur un certain Didier Tauzin (66 ans), général de division de l’armée de terre qui souhaite «rebâtir la France» grâce à ses talents (de bâtisseur, sûrement), on n’en doute pas, basés sur un « programme » de « souveraineté nationale », la « libération de l’économie » et la « refonte de l’Europe ». Bonne chance mon général. La France, combien de divisions? Cela dit, Charles De Gaulle aussi était général de brigade à titre temporaire (à compter du 6 mai 1940) et il est devenu Mongénéral. Alors, pourquoi pas Monprésident Tauzin?

Passons enfin sur Rama Yade (40 ans), qui naturellement a elle aussi un mouvement (que de mouvements, la France, pour un pays qui bouge si peu…), « La France qui ose », et voilà donc une ancienne secrétaire d’État (encore une ancienne secrétaire d’Etat) du gouvernement Nicolas Paul Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa qui, dans son « programme » (le programme que lui ont dicté ses conseillers), veut « défendre » la France «orpheline, méprisée, en retrait du champ démocratique». Comprenne ce charabia qui pourra, comprenne ce charabia qui osera…

Quelques candidats un rien plus sympathiques, à part qu’on ne sait rien d’eux? Citons Paul Mumbach, maire de Dannemarie (Haut-Rhin), qui voudrait représenter « les élus ruraux en colère ». Citons Oscar Temaru, qui dit combattre le colonialisme et les essais nucléaires.  Voilà deux points qui me plaisent.  Citons peut-être encore Christian Troadec, maire de Carhaix et régionaliste, chef du mouvement de protestation des «Bonnets rouges» contre les mesures fiscales du gouvernement Ayrault. Chaque pays a les Ayrault qu’il peut…

En vérité, le blog « En défense de David Hamlton » serait tenté de donner son bulletin de vote à Stéphane Guyot (46 ans), qui représente une Association des citoyens du vote blanc. Mais en vérité, le blog « En défense de David Hamilton » est géré par quelqu’un qui n’a jamais voté et ne votera jamais de sa vie; quelqu’un à qui il est inutile de venir raconter des blagues de gauche, des blagues de droite, des blagues d’extrême gauche ou des blagues d’extrême droite; quelqu’un qui n’a jamais possédé, ne possède pas et ne possédera jamais de carte d’électeur. Quelqu’un qui serait bien en peine de voter pour les candidats du Système (Le Pen, Macron, Fillon, Hamon, Mélenchon) ou pour huit, neuf ou dix sur dix des « petits » candidats. Un pistolet sur la tempe, je voterais Poutou, Arthaud ou Guyot, voilà tout.

Un pays présidé par Nicolas Paul Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa puis Hollande et qui va avoir  le choix entre Le Pen, Macron, Fillon, Hamon puis un « duel » entre deux de ces personnes-là est un pays dont l’avenir est déjà tracé. Vous voulez que je vous dise où il mène?…

040302-14*

Le Pen, dans les sondages, n’a plus quitté la première place au premier tour depuis début janvier, elle fera à mon avis 30% ou davantage. Je le déplore, mais Le Pen par ailleurs n’est ni le « mal » face au « bien », ni le mal absolu ou le mal relatif. Son irruption est logique dans un pays où la droite a souvent (presque toujours) gagné contre l’incompétence de la gauche, où la gauche (celle de Mitterrand, le seul grand président en France depuis des dizaines et d’autres dizaines d’années) a gagné contre l’incompétence de la droite (celle de Giscard « d’Estaing »), et où il ne resterait/ restera quasiment plus, en toute et parfaite logique, qu’à élire l’extrême-incompétence à la suite des incompétents de centre droit et des incompétents de centre-gauche.

Derrière Le Pen, il y aura Fillon (ou Juppé s’il prend l’emploi pas fictif de candidat à la place de Fillon) ou Macron ou Hamon.

Ben moi, je ne sais pas si on va l’avoir dans le Fillon, dans le Macron ou dans le Hamon, mais ça va pas changer grand chose, les élections ne seront pas poétiques même si, Mélenchon compris, qu’on se le dise, tous les candidats riment avec… Euh… Fillon, Macron, Hamon, Mélenchon, le futur président va rimer avec… ben… euh… euh… avec « on ».

On (ça vient du latin homo, homme) est le pronom indéfini neutre. Ouais, c’est bien ça cette élection: c’est indéfini et c’est neutre. Et comme on sait, il y a  des raisons phonétiques pour lesquelles on ne dit pas « qu’on » mais « que l’on ».  Cela permet d’adoucir le hiatus dû à une succession de sons vocaliques.

On sait ce que valent les sondages: absolument rien. Mais on va se partager la tarte, les copains. Y en aura pour tout le monde, Marine!

Marine, comme Trump, est peut-être en vérité la vraie et la seule candidate du Système, la seule candidate qui permet de faire oublier l’incompétence de la gauche et de la droite, la seule candidate contre laquelle

tous les « on »,

tous les Fillon,

tous les Macron,

tous les Hamon,

tous les Mélenchon

se réconcilieront au second

(tour).

Nous, au blog « En défense de David Hamilton », on préfère la poésie, la vérité, la beauté. On ne vote pas.

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From → divers

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