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LA FUNÈBRE MALCHANCE DE DAVID HAMILTON

24 février 2017

Il a eu le bonheur artistique de quitter le puritanisme britannique pour trouver une plus grande liberté de mœurs et d’expression dans la France des années soixante / soixante-dix qui était aussi celle de toute une génération « peace and love » occidentale.

Mais ce puritanisme anglo-saxon (très protestant et très hypocrite) lui est retombé dessus dès les années quatre-vingt / quatre-vingt-dix, avec l’importation en France depuis les États-Unis du « politiquement correct » s’appliquant à tous les domaines y compris aux dites « bonnes mœurs ».

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Ici, je voudrais faire une grande (et essentielle) parenthèse.

Aux marges des masses humaines amorphes et suivistes, il y a toujours des minorités agissantes (dominantes ou dominées, peu importe) qui bien souvent sont des extrêmes et / ou des en-dehors jamais très nombreux, et autres dissidents en bien ou en mal qui ouvrent les voies et les brèches ; ceux qui font avancer ou reculer la société ; qui déterminent les mouvements de balancier perpétuels de ladite « opinion publique », des valeurs ou non valeurs du moment, des coutumes et des mœurs de l’époque. De l’ouverture ou de la fermeture, de la libération ou de l’emprisonnement.

Cette tendance est tellement ancrée en l’Homme, qu’il est courant de rencontrer, aux extrêmes mêmes — et la mode autant que l’âge jouant — des dévoyés devenus bigots, des staliniens devenus atlantistes, des gauchistes devenus sionistes, etc., suivant finalement les modes dominantes et branchées. Ou pour le dire plus exactement des générations dominantes qui évoluent avec le temps, généralement de l’excès disons de liberté à l’excès de réaction. Rares sont les hommes immuables ou presque, tant dans les masses humaines qu’à leurs extrémités et marges. David Hamilton fut un de ses immuables et plus encore intemporels. On peut même se demander si le succès passé de cet artiste n’a pas tenu à quelque malentendu du commun des hommes, ou à quelque ironie confluente de l’Histoire artistique et de l’Histoire des mœurs.

Ces mouvements de balancier, toujours guidés par les extrêmes finalement, ont donc la particularité d’être rarement mesurés et pondérés. C’est l’excès, l’esprit borné et intolérant, l’incapacité à sortir du schéma binaire imbécile et infantile du « tout blanc » et du « tout noir ». Quand il ne s’agit pas tout simplement du parler ignorant. Et encore plus à l’heure des media de masse et des propagandes planétaires en tous domaines.

L’amalgame ou fausse assimilation (esthète = criminel), la généralisation (ex. « tout prêtre est pédophile »), la langue des perroquets (je répète sans savoir et selon mes préjugés, ce que disent les media ou la rue), ou encore le silence, en sont les fléaux. Et (je reviens à mon sujet) c’est pourquoi l’amoureux platonique et artiste, émerveillé par la beauté et l’innocence sans partage des jeunes filles, mais aussi triste du temps qui fuit, est devenu peu à peu un pervers, puis une sorte d’émule des criminels Dutroux, mari et femme (ou d’autres plus « protégés » de certaines « hautes sphères » de la société).

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Mais poursuivons.

Les criminels sexuels bien réels, ce n’était pas encore assez. Il a fallu généraliser et inventer — et ceci en plein délires féministes liés à une application mécaniste, sectaire des plus simplistes et ridicules, des idées freudiennes, ainsi qu’à des pratiques d’hypnose et autres manipulations d’esprits malades, et d’abus de faiblesse — la lubricité et « l’incestuosité » intrinsèques des « masses » masculines.

On en a vu le résultat pitoyable. Du moins là d’où c’est parti. Les pays anglo-saxons et nordiques ont connu une frénésie de dérives « psychanalytiques » et autres, on n’y a plus parlé que de « traumatisme sexuel », ou expressions du même genre, pour tout expliquer ou ne rien expliquer du tout. Cette mode (très rentable pécuniairement parlant) a fait des milliers de victimes « collatérales ». On ne compte pas le nombre d’hommes (surtout) qui ont été victimes de cette folie totalitaire. Plus d’un innocent s’est retrouvé en prison, s’est suicidé ou a sombré dans la dépression, des familles se sont déchirées (bien pire encore parfois que la famille Lecanu), etc.

Puis, un jour, les psycho-thérapeutes sérieux de ces contrées ont fini par reprendre le dessus, et les rênes du bon-sens et de la mesure, et ont dénoncé, y compris devant les tribunaux, cette aberration « théorique » sexiste anti-masculine et mortifère, et ce culte effréné et très freudien, attaché au Veau d’Or et à Mammon de prétendus psycho-thérapeutes.

Et comme en France vassale et heureuse de l’être, on est obsédé par tout ce qui vient d’ailleurs et plus que jamais du centre de l’Empire de la décadence (dans tous les domaines, voir la politique gouvernementale depuis deux quinquennats), et comme il est bien fini le temps du rayonnement mondial de la culture et de la langue françaises, les nabots de la psychiatrie ont repris à leur compte tous les errements « passés de mode » ci-devant énoncés, bien évidemment avec quelques années d’un retard propre au caractère périphérique et imbécile de cette province dont le président n’est d’ailleurs plus qu’une potiche malfaisante, vague chef de service ou de rayon de la multinationale mondialiste.

C’est là qu’est intervenu, à coup quasi sûr, quelque gourou « psy » qui a su manipuler notre Poupinette à la santé mentale fragile, mais aussi atteinte d’un goût maladif, immodéré pour la notoriété. Elle a « eu un flash » (un flash hamiltonien), mieux encore on lui a expliqué (sic!) qu’elle avait été violée, ceci bien évidemment de nombreuses années après les faits supposés, comme si à treize ans elle eût été incapable de se souvenir d’un tel acte. C’est prendre le commun des mortels pour… ce qu’il est finalement.

Le « monstre » dénoncé et jeté en pâture, âgé, passé de mode, plutôt solitaire, et qui mieux est, totalement décrié par le néo-puritanisme ambiant qui marche de concert avec la théorie fumeuse du « traumatisme sexuel » ; mais aussi connu de beaucoup de monde encore (la notoriété), était le gibier idéal. Il a donc été condamné à mort par Poupette l’écrivailleuse détestable, Hardiçon dit Leroadec, tous les media dominants ainsi que les animalcules de la base, enfin de tout un ensemble de « sans talent aucun », comme furent condamnés tous ces hommes innocents qui l’ont précédé, en particulier en Grande-Bretagne, pays qu’il avait plus ou moins délaissé à cause, justement, de son puritanisme détestable.

La boucle s’est donc bouclée, la nasse refermée.

Silence total de la Justice, encouragement des « socialistes ».

Tandis que peu d’années auparavant, des « Femens » lamentables, femelles généralement d’extrême-droite, sionistes et lesbiennes, nichons à l’air profanaient des églises, et peinturlurées de slogans affligeants, s’en prenaient à de « mauvais » manifestants, divaguaient comme des crétines, intégralement soutenues par le gouvernement collabo. Ce nid d’usurpateurs et d’esprits dégénérés.

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