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Les jeunes filles de David Hamilton ont le cœur pur

1 février 2017

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Les jeunes filles de David Hamilton ont le cœur pur

Il y a quelques années, c’était en 2010, j’ai publié un roman écrit par Olivier Mathieu, «Voyage en Arromanches », et dont l’histoire se déroule entre 1976 et 1979 dans la banlieue parisienne et dans la petite ville normande d’Arromanches.

C’est un roman qui, étant donné les temps vulgaires que nous vivons, a eu peu de succès, peu (ou pas) de recensions dans la presse, et à peine quelques avis favorables sur des blogs (je donnerai un seul exemple : http://fattorius.over-blog.com/article-une-adolescence-a-marly-le-roy-62612963.html )

Simple coïncidence, Olivier Mathieu avait vu – en novembre 1979 – à Paris, comme d’ailleurs beaucoup de gens, le film de David Hamilton « Laura les ombres de l’été ». Un film où il avait retrouvé quelque chose de l’époque, de la mentalité de l’époque, et aussi de sa propre existence et, donc, de ses propres séjours à Arromanches.

Olivier Mathieu a toujours apprécié la jeune actrice américaine Dawn Dunlap. Il a toujours apprécié l’oeuvre photographique mais aussi cinématographique de David Hamilton, notamment pour tout ce qu’elle a de littéraire, c’est-à-dire pour les liens qu’elle entretient avec Pierre Louÿs (Bilitis), Nabokov (Lolita), Balthus, Robbe-Grillet (Les demoiselles d’Hamilton) ou Pascal Lainé (Tendres cousines).

Peut-on dire que « Voyage en Arromanches » soit un roman « hamiltonien » ? Peut-être. Il l’est en tout cas par son exquise et extrême nostalgie. Ce qui m’a toujours frappé chez Olivier Mathieu, c’est la nostalgie. Je ne suis pas le seul à en être frappé, et je songe par exemple au jeune cinéaste et écrivain Sébastien Guillet qui, tout récemment, a dit tout le bien qu’il pensait (voir : http://sebguillet.fr/2016/jeunes-filles-ont-coeur-pur/ ) d’un livre de poésies d’Olivier Mathieu.

Je m’explique, quant à la nostalgie d’Olivier Mathieu. En 1980, il a publié une plaquette, aujourd’hui extrêmement rare, qui s’appelait « Vingt ans pour deux petites filles d’hiver et d’autrefois ». Je possède quant à moi un exemplaire que j’ai acheté dans une librairie de Londres, il y a quelques années, et qui avait été dédicacé en 1980 par Olivier Mathieu à Georgette Magritte, la veuve du peintre et militant antifasciste René Magritte.

En 1980 donc, Olivier Mathieu qui avait 19 ans avait consacré une plaquette poétique à deux jeunes filles qui en avaient 16 (ce sont aussi les héroïnes du roman « Voyage en Arromanches », paru trente ans plus tard en 2010!), mais il ne les appelait pas jeunes filles « d’aujourd’hui ». C’était comme s’il s’était déjà projeté dans le futur, les appelant d’ores et déjà jeunes filles d’hiver et « d’autrefois ». Si ce n’est pas de la nostalgie !

Olivier Mathieu, qui collaborait jadis quelquefois à mon blog, a aussi écrit un article que je vous recommande sur le film « Du côté d’Ourouët » (voir : https://lequichotte.wordpress.com/2015/03/12/du-ct-dorout-de-jacques-rozier-un-chef-duvre-oubli-par-olivier-mathieu/ )

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