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BATTUE ET CHASSE GARDÉE

20 janvier 2017

« La Chasse », un film du réalisateur danois Thomas Vinterberg, sorti en 2012, raconte l’histoire de Lucas, un auxiliaire de jardin d’enfants récemment divorcé, qui, du jour au lendemain, est accusé de pédophilie sans raison, mais sur la foi d’une enfant « qui ne ment jamais ». La rumeur se répand rapidement dans ce village de chasseurs, les habitants et ses amis le fuient, lui ainsi que sa famille. S’enclenche alors une véritable chasse aux sorcières…

Ce film qui a été louangé « par la presse unanime » (La gazette Le Monde titrant même pour l’occasion : « La Chasse : la tragédie d’un mâle moderne ») et qui a reçu tout un tas de récompenses dans divers festivals dont le Festival de Cannes, a même été plébiscité par les lectrices jurées du « Grand Prix Cinéma Elle » :

https://www.youtube.com/watch?v=M3TcjxiLcZE

Beau film (et bel acteur dans le premier rôle) faisant pleurer dans les chaumières.

Moi, j’eusse aimé — non plus sur de la fiction étrangère, mais sur du réel français — que tous ses médiateux, si prompts à encenser une dénonciation cinématographique de la bêtise humaine commune, ou pour le moins quelques-uns d’entre eux — plus courageux et plus intelligents — ne participent pas à la chasse ouverte au Hamilton et ne le tire pas à vue, sur la foi d’un roman puis de rumeurs lancées et entretenues par une consœur ; qui plus est, sous la forme d’une diffamation publique (cf. la Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, en particulier ses articles 23, 29, 30, 31 et 34).

J’eusse aimé également qu’au moins un seul de ces plumitifs ou baveux, ose aller au bout des choses et ose dire ou titrer, mais aucun n’en a même eu le courage : « La traque de David Hamilton : l’abattage d’un vieux rétrograde ».

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