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DAVID HAMILTON DANS LES CHANSONS (suite)

16 janvier 2017

Dans des articles précédents sur EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON et sur ce blog-ci également, ont été présentées quelques chansons des années 70/80 ou plus tardives, évoquant David Hamilton.

En voici encore trois qui sont là pour rappeler à nouveau, que fut un temps où David Hamilton était à la mode, surtout chez les jeunes.

De la première qui a pour titre « Cha-cha-cha » (dont la musique est également un cha-cha-cha), qui est chantée par un groupe dénommé Electropic, et qui date de 1981, je me limiterai à ce passage fort peu d’esprit hamiltonien.

Moi j’adore les garçons plaqués or,
Ceux qu’on appelle trésor, séducteurs météores,
Jolis cœurs, jolis corps, d’accord !

Disques à la mode et posters d’Hamilton
Cadeaux rengaine sur « Satisfaction » *
Je préfère ! les diamants en rivières
Piscine à milliardaires, où l’on part en croisière
Pour sensations éclairs, super !

* Allusion à la chanson des Rolling Stones, qui date de 1965 : I can’t get no satisfaction… ’cause I try, and I try, and I try, and I try […] I can’t get no satisfaction… girl reaction… « Chanson de camé », comme me dit il y a bien longtemps quelqu’un.

***

De la deuxième, « La fille en jeans »,  je retiendrai finalement (j’ai hésité) tout le texte, plus en rapport avec l’esprit hamiltonien… mais dans le genre très kitch et disons neu-neu (les paroles comme la musique « boîte à musique »). Elle date de 1988 et est chantée par une jeune voix incertaine belge, née en 1972, et qui chantait encore en 2009 : Frédéric Michel.

http://www.bide-et-musique.com/song/5497.html

Toi, la fille en jeans
Qui passais dans ma rue
Je rêvais de t’emmener danser
Sur un tempo d’amour pour une inconnue
Et enfin j’aurais pu t’embrasser

Tu sais, seize ans,
C’est pas facile à vivre
Je te regarde passer
Mais j’ose pas t’aborder
Tu vois j’attends,
J’attends le bon moment
Pour te dire que j’ai envie de t’aimer
Envie de te parler

Toi, la fille en jeans
Qui passais dans ma rue
Je rêvais de t’emmener danser
Sur un tempo d’amour pour une inconnue
Et enfin j’aurais pu t’embrasser

Je rêve de toi dans un flou de David Hamilton
Et je m’endors avec ton image plein la tête
Tu me tends les bras
Et je m’envole pour une nuit
Ne me réveille pas
Car mon amour est en fête

Toi, la fille en jeans
Qui passais dans ma rue
Je rêvais de t’emmener danser
Sur un tempo d’amour pour une inconnue
Et enfin j’aurais pu t’embrasser

***

De la troisième qui date de 1980 et qui est un dialogue sur fond musical, simple parodie de « slow de l’été » (« Les vacances de monsieur Léon Bouton » par Groovie (né en 1953) et Prouters (né en 1955)) je ne donne que le début du dialogue :

(Fond chanté : Petite fille je t’aime, petite fille je t’aime, petite fille je t’aime…)
Elle : La plage, cet endroit de rêve où l’on croise de belles jeunes filles se promenant nues dans un flou hamiltonien, les cheveux doucement soulevés par le vent, nous a laissé tant de souvenirs…
Lui : La plage se reflète dans tes yeux globuleux de morue en manque. Non, tu ne sens pas réellement mauvais mais, avec ta tête à faire danser le flamenco à une famille de palourdes, tu effrayes cette mouette (cri de mouette) qui part à tire d’ailes vers le cœur de l’océan qui bat le rythme irrégulier de la symphonie du goudron.
(petits gloussements)
Lui : Ah je me souviens, je me souviens, je me souviens…
Elle : Nous étions seuls sur la plage immense, immense, immense…
Lui : Bon, ben ça va, on a compris, hein !
Elle : Et il y avait la mer…

***

« Posters d’Hamilton », réalité d’années passées. « Flou de David Hamilton », « flou hamiltonien » : certes on pourrait dire… clichés, clichés d’une époque ; mais ce n’est pas tout le monde qui voit son nom attaché à une technique artistique et son nom dérivé en adjectif. Le flou hamiltonien, le style hamiltonien, la lumière hamiltonienne.

« La plage, cet endroit de rêve où l’on croise de belles jeunes filles se promenant nues dans un flou hamiltonien, les cheveux doucement soulevés par le vent, nous a laissé tant de souvenirs… » Même s’il s’agit d’un texte de parodie et peut-être de dérision, on peut noter qu’il paraît totalement normal et sans arrière-pensée aucune. Comme allant de soi en 1980.

Je me demande si de nos jours, sérieusement ou même par simple ironie, quelqu’un se risquerait à dire en public cette simple évidence : « La plage, cet endroit de rêve où l’on croise de belles jeunes filles se promenant nues dans un flou hamiltonien, les cheveux doucement soulevés par le vent, nous a laissé tant de souvenirs… » Car non seulement l’homme a été ébréché, mais l’artiste également. Comment s’en étonner quand le mauvais goût étrangement mêlé d’hypocrisie protestante, de relents de sacristie, de pudibonderie de tous bords, y compris sans dieu, n’est plus capable que de « créer » des horreurs inesthétiques ; un tel avilissement, une telle inversion des valeurs. Un tel rejet du Beau. Du beau hamiltonien, en particulier.

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