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LE GÉOMÈTRE VARIABLE

7 janvier 2017

Paru également sur EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/07/le-geometre-variable-par-jean-pierre-fleury-ecrivain/

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Le géomètre variable. À moins que ce ne soit le géo-maître, le maître de la Terre. C’est ainsi que j’ai envie de surnommer le vieux cheval de retour des insultes et injures médiatiques.

« J’ai pour principe de donner la parole à tout le monde… Moi je ne suis pas un filtre, je ne suis pas un juge… » déclarait Ardiçon dans un entretien accordé à quelque quidam.

C’était dans Thierry Ardisson chez lui, interview sans langue de bois, 1ère diffusion le 24/04/2011, visible et écoutable sur YouTube de nos jours encore.

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Le pitoyable monarchiste nihiliste, en son intérieur bourgeois, sous la protection d’un Christ Sauveur et d’un ouvrage qui semble être Erotoscope (publié en 2003, avec préface de l’inénarrable néo-colonialiste hirsute Michel Thomas, dit Houellebecq) ensemble de dessins de Tomi Ungerer, habituel illustrateur de livres pour enfants, auteur ici (bien évidemment !) d’un détournement comme auraient dit les situationnistes, ou « d’une satyre (sic, comme je l’ai lu), de pratiques et perversions à prendre au second degré » nous dit la critique. Ah ! ce second degré si « de gauche » et si propice à tout. N’étant pas censeur, moi ça m’amuse surtout. Mais je voudrais avant tout, retenir la présence dans un coin, de l’âme narquoise de David Hamilton en son crâne de Vanité. Âme qui observe et qui attend ; quoi donc ? peut être la chute de « l’idole ».

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« J’ai pour principe de donner la parole à tout le monde… » Mais tu ne l’as pas donnée en défense à Hamilton ; uniquement à charge à ta potesse Poupinette. Une confrontation entre eux deux aurait eu de l’allure, non ?

 » Moi je ne suis pas un filtre… » : bis repetita placent.

« Moi je ne suis pas un juge… » En effet, tu n’es pas même un juge qui condamne, mais un exécuteur de basses œuvres ; tu as l’âme et le visage d’une balance, d’un provocateur aux désastres ou d’un bourreau. Tu as tout simplement appelé au suicide ou à l’assassinat (le saura-t-on jamais ?) d’un homme seul, âgé, sans défense aucune, dont l’appel, le communiqué de presse fut à peine repris par les médiocres et salopards de tous bords des media, à de rares exceptions près. Un homme qui craignait pour sa vie et qui fut retrouvé mort un mois plus tard dans des circonstances « bizarres autant qu’étranges ».

Et tout le monde, ou du moins ladite « opinion publique » semble trouver ça normal.

Je ne sais s’il faut parler de mépris de la part d’une presse devenue muette sur le sujet, ou de vagues remords. Se sentent-ils morveux ? « Ce n’est pas nous, nous on n’a fait que répercuter la rumeur, et patati et patata ». Ce qui serait pire : heureux de l’œuvre accomplie de concert ? Pour aider, accréditer les propos de la consœur ? Jolie maffia !

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Enfin, l’on trouve encore mieux dans la bouche du plagiaire à succès :

« Mais dans mes émissions, il n’y a jamais de propos extrémistes… c’est vrai que ça aurait été interdit ».

Non, un seul exemple, on y a entendu simplement des propos divers faisant plus que friser l’islamophobie et l’arabophobie, mais que sont les maghrébins en France, n’est-ce pas ?

Par contre, il y est déjà plus dur d’évoquer d’autres sujets non extrémistes et non phantasmatiques.

C’est ça, ce qu’on appelle la « liberté d’expression » en France ?

« C’est vrai que ça aurait été interdit ». Interdit par qui et selon quels critères ? Critères de lois ou bon vouloir de ton employeur, Hardiçon ? Ou encore selon le vent dominant de ladite « opinion publique » ? Ou suite à consignes discrètes des plus hauts lieux ?

Et l’on comprend mieux, et l’on comprend bien que lorsque tu as bramé en gros lâche hargneux, haineux, du fond douillet de ton studio, à l’encontre du pauvre et âgé David Hamilton – dont le nom circulait dans une rumeur qui s’enflait :

 » Moi je vais dire son nom (« bip » pour la forme, d’ailleurs cela a été formulé devant témoins)… Je ne sais pas s’il regarde la télé. Mais t’es un bel enculé, connard, va.  »

Tu as donc fait « oeuvre de salubrité publique » si je comprends bien. Oeuvre de salut public, comme le Comité du même nom. En petit Saint-Just, en Robespierre riquiqui, en infime Barère. Tu sais, ceux qui affectionnaient de réduire la noblesse que tu dis tant aimer. En avorton des latrines publiques, plutôt en un temps ou comme jamais le nombre, l’uniformisation, la masse, font la preuve et la réalité ; le bon, le beau et le bien. La Vérité. Nouvelle Pravda.

C’est la liberté d’expression sans doute aucun ! Celle du hardi çon et de tous ses complices médiateux. L’expression même de la Liberté… d’insulter, d’injurier et de diffamer. L’autre nom de l’écrasement médiatique (impuni !) du citoyen ordinaire, sans défense. Et qui plus est… innocent et au casier judiciaire vierge.

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