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DEUX ARTICLES DU JOUR DU BLOG EN-DÉFENSE-DE-DAVID-HAMILTON

25 décembre 2016

La France, passée de la formule « il est interdit d’interdire » à l’apologie de la médiocrité.

Publié le 25 décembre 2016 par defensededavidhamilton

TROP, C’EST INTERDIT.

C’est un pays peut-être vaguement contradictoire, la France: si tu portes un « voile islamique » ou un « burkini », ça ne va pas, il y a même des arrêtés municipaux contre.

TROP PEU, C’EST INTERDIT aussi.

Si tu fais des photos de nu artistique (des photos absolument pas « pornographiques », absolument pas « pédophiles »), si tu fais des photos artistiques de nu, ça ne va pas non plus (or, si tu supprimes le nu dans l’art européen, il va falloir brûler une véritable infinité de tableaux, de statues, de livres, de gravures, de dessins, de photographies et de films).

QUE FAIRE, alors?

Comment faut-il s’habiller?

Où est le juste milieu?

Etymologiquement, faut-il donc se vêtir médiocrement, comme de bons petits bourgeois?

Te couvre pas trop, petit homme, faut que les caméras qui t’espionnent puissent faire leur boulot. Te découvre pas trop, les puritains n’aiment pas ça.

Habille-toi comme tout le monde. Habille-toi comme un petit bourge endimanché, mets ta cravate, va bosser et ferme ta gueule: tu es libre, petit homme.

Ni élégance, ni nudité.

Juste la médiocrité.

« Médiocrité » : du latin mediocritas, juste milieu, insignifiance.

Ah ça, comme insignifiance, c’est réussi.

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Cliquez sur:

https://lequichotte.wordpress.com/2016/12/25/a-lire-ou-relire-sur-e-n-d-e-f-e-n-s-e-d-e-d-a-v-i-d-h-a-m-i-l-t-o-n/

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Louis Chauvet, un membre éminent du jury du Festival de Cannes 1951, 1952, 1953, 1960 qui appréciait les films de David Hamilton…

Publié le 25 décembre 2016 par defensededavidhamilton

Louis Chauvet était né le 26 juillet 1906 à Perpignan, fils du fameux historien Horace Chauvet (1873-1962), lui-même fils d’un capitaine au long cours, né à Marseille en 1873, et d’ascendance catalane.

On lira ainsi:

http://www.maison-histoire-aphpo.fr/articles/288-2013-09-30-13-40-27

Bibliographie d’Horace Chauvet: http://data.bnf.fr/12140590/horace_chauvet/

Louis Chauvet devient journaliste au Temps, à Comœdia, au Figaro dont il est le grand critique cinématographique.

Comoedia a paru du 1er octobre 1907 au 6 août 1914 et du 1er octobre 1919 au 1er janvier 1937 comme quotidien, puis du 21 juin 1941 au 5 août 1944 de façon hebdomadaire.

On pourra par exemple consulter un article de lui, sur Sartre (Critique des Mouches et défense de Zeus, Demain, 27 juin 1943): http://books.openedition.org/pur/31115#ftn1

Ou sur Montherlant : Une heure avec Henry de Montherlant, in Demain, 10 novembre 1943.

L’écrivain français – et catalan – Louis Chauvet était un homme de vaste culture, intimement lié à la vie littéraire et mondaine du XXe sècle (c’est lui que Brisson charge de convaincre Gide de donner des articles au Figaro).

Il a aussi eu par exemple le courage – ou tout simplement le bon goût – en 1953, de signer dans Le Figaro un article fort critique sur l’actrice américaine (et juive par son mariage en synagogue avec Arthur Miller)  Marilyn Monroe.

Il fut longtemps président de la Fédération internationale de la presse cinématographique.

Également romancier, Louis Chauvet obtint en 1953 le prix Interallié pour L’air sur la quatrième cordehttp://trunewfsrescue.com/db9/file-44622.pdf

Tout ceci pour dire que Louis Chauvet n’est pas n’importe qui. Il signe dans Le Figaro, en 1979, un article où il écrit: « Si un flm érotique mérite le nom d’art, c’est celui de David Hamilton ».

Louis Chauvet avait aussi été membre du jury du Festival de Cannes 1951, 1952, 1953, 1960.

Un spécialiste reconnu de cinéma ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_de_Cannes_1951  ).

Amusant de constater que, trente ans plus tard, des minables déclarent que David Hamilton ne serait pas un artiste…

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Citation reprise du blog :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2016/12/25/denise-couttes-sur-david-hamilton/

« Quand un artiste connaît une réussite comme celle de David Hamilton, le public se pose toujours l’éternelle question : Comment ? Pourquoi ? Pourquoi tant d’engouement pour cette photographie qui va à l’encontre du monde moderne ?… Pourquoi cet envahissement progressif – et délicieux – de la vision unique d’un photographe unique ? La réponse tient, me semble-t-il, en un seul mot : évasion…
Évasion dans le temps, évasion dans l’espace…

Évasion d’un monde violent et cruel, souvent hideux, dont l’homme moderne ne peut s’échapper que par le rêve ou la nostalgie. Alors son regard se pose sur une photo de David Hamilton et déjà il n’est plus là… En un instant, il retrouve le « vert paradis des amours enfantines », le paradis perdu où paix et beauté sont synonymes de bonheur.

Une route déserte dans le Midi : deux jeunes filles devisent tranquillement appuyées sur leurs bicyclettes, et le temps s’arrête. Les modes, les stupides modes n’existent plus. David Hamilton, depuis l’apparition de ses premières photos, en 1969, dans le magazine allemand Twen, a imposé tranquillement, dans un univers géométrique, une fluidité intemporelle où la femme retrouve une beauté naturelle dont l’homme avait la nostalgie.

Comment Hamilton a-t-il réussi, en si peu de temps, à imposer sa vision ?
Cet homme calme n’a jamais élevé le ton et ne s’est jamais laissé entamer par aucune sollicitation, aucune critique. Il n’y a ni mystère ni « truc » dans cet art si convaincant : juste le bon plaisir d’Hamilton et son goût propre qui lui fait rechercher les jeunes filles les plus blondes, les robes les plus simples, les lumières les plus subtiles. »

(The Best Of David Hamilton de David Hamilton, texte de Denise Couttes, pages 2-3)

 

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From → divers

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