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UN JOURNALISTE D’INVESTIGATION

10 décembre 2016

Je viens de lire sur le blog de Jacques Thomet : Un Journalisme d’Investigation (cf. :

http://www.jacquesthomet.com/jacquesthomet/2016/12/10/aprs-flavie-flament-des-vedettes-du-foot-anglais-maintenant-tim-roth-que-la-battue-commence/

et http://www.jacquesthomet.com/jacquesthomet/2016/12/10/pdocide-dj-350-jeunes-victimes-de-viols-dnombres-dans-le-foot-anglais-98-clubs-cits/) :

« Que la battue commence ! »

« Sus aux pédocriminels, partout, maintenant, now, ahora ! »

Je me dis : où est dans ces phrases en forme de slogans, le journaliste d’investigation ? Et je suis assez horrifié. Il y en a des dizaines sur son blog, des dizaines de slogans de cet ordre et d’appels… à quoi au juste ? au meurtre ?

Il existe une Justice, non ! Laissons-la faire son travail.

Ceci n’a pas grand chose à voir avec le vrai journalisme ou plus exactement a tout à voir avec la presse à scandale. Ou au discours haineusement militant. Ça fait pitié. C’est sidérant pour quelqu’un qui fut rédacteur en chef à l’AFP, ou plutôt ça me conforte sur le doute que j’avais du sérieux de cette officine quasiment gouvernementale.

Tout ce que dit ce « journaliste » a même un côté foncièrement obsessionnel. Que de haine à revendre ! Est-ce la neutralité du journaliste, du journalisme d’investigation que de hurler avec les loups ? Ainsi, quand je lis encore sous sa plume : «  Vingt-quatre heures après le suicide du pédocriminel David Hamilton à Paris le 25 novembre, Barry Bennell avait été retrouvé inanimé au nord de Londres … » là je suis époustouflé ! C’est le bouquet final !

Remarquez, j’avais déjà lu à droite et à gauche, et j’en oublie sans doute : le pervers Hamilton, le pédophile Hamilton, le satyre Hamilton, le bourreau Hamilton (ça c’est Flavie Flament), ce qui commençait déjà à faire beaucoup dans le genre insultes, emphase indigne et démesure le rangeant avec les barbares Dutroux et sa femme. Ce Jacques Thomet n’a pas encore osé « Hamilton pédocide » (un mot à lui). Mais ça ne saurait tarder !

Ce journaleux ne fait que reporter, colporter des rumeurs — la Justice ne fonctionne pas (ou pas encore, ou plus) comme il le fait, heureusement. Et il insulte un mort ; ce qui est un délit, l’aurait-il oublié ? se sentirait-il transgressif en le faisant ? ou grand justicier ? Et qui plus est, ce mort n’a jamais été condamné à quoi que ce soit. Que ça plaise ou non à cet accusateur public, ce mort est innocent. Ce qu’il sera de toute éternité, puisqu’il est mort (sans doute des suites des insultes de « journalistes » de son acabit) et que la mort clôt tout recours en justice. Encore heureux. Il est innocent de facto. Ce journaliste serait-il partisan de déterrer les morts, de les pendre en place publique et de jeter leurs restes à la voirie ?

Il nage dans les amalgames et la confusion. Il y aurait trop à dire si je voulais développer et reprendre ses divers articles. Il me semble même qu’au lieu de faire preuve de raison il en rajoute constamment dans le non-prouvé, les rumeurs, les insultes, la chasse indifférenciée à toutes les vraies et fausses sorcières, si je puis dire. Je me demande même si on lui a appris un jour, dans une quelconque école de journalisme, ce qu’est le syndrome de Loudun (qui ne date pas d’hier). La multiplication des « victimes »…

Le « journaliste d’investigation » a réellement une drôle de conception de la Justice, genre expéditive et arbitraire « à la cow-boy » c’est bien pourquoi il semble trouver normal et démocratique que le ministère des familles proscrive (à ses dires) prochainement le SAP (syndrome d’aliénation parentale) qui est une théorie défendue par un certain nombre de psychiatres, mais contestée par l’expert qui a été missionnée sur le sujet Marie-Christine Gryson, expert très sûr de lui puisqu’en 1996 elle affirmait déjà doctement : « nous disposons d’une méthodologie fiable pour déterminer si un enfant dit la vérité » alors même que la justice en a reçu ces dernières années bon nombre de démentis (cf. : http://www.jacquesthomet.com/jacquesthomet/2016/12/10/pdocriminalit-le-sap-va-tre-officiellement-banni-en-france/).

Je ne sais pas de quoi est fait exactement cet expert, mais j’espère quand même qu’il est d’une moins mauvaise trempe que l’expert en viols et journaleuse Flavie Flament que je verrais plutôt experte en romans à scandale : Tome I : J’ai été violenté. Tome II : J’ai été violée. Quel sera le prochain thème ? Mais poursuivons …

Thomet s’indigne également que « rien n’est prévu pour sanctionner ou poursuivre ceux [les psys et avocats sans doute] qui auront désormais recours à ce faux syndrome [sic, le SAP] » est-ce qu’il se rend compte qu’il se réjouit ou s’indigne d’une mesure qui ne devrait absolument pas être du ressort d’un quelconque gouvernement que ce soit. En quoi peut-il se substituer au milieu de la psychiatrie et de la psychothérapie ? Et au nom de quel principe faudrait-il sanctionner ? Cela me fait penser exactement à certaine loi dite « mémorielle » bien connue, ou aux censures administratives mises en place récemment, là encore par un gouvernement dit « socialiste ».

Pas plus que dans le domaine de l’Histoire, le gouvernement (séparation des pouvoirs, liberté de la recherche) n’a, ou ne devrait avoir, à s’immiscer dans le domaine de la Psychiatrie : on sait ce que ça a donné en URSS stalinienne. Ni bien entendu dans le domaine du Droit qui relève des deux assemblées législatives dans sa rédaction et de la Justice dans son application, et non du « bon vouloir du prince ». Du moins dans ce qui reste de notre triste Démocratie.

Finalement je ne devrais pas être surpris par l’auteur (Jacques Thomet) de Retour à Outreau – Contre-enquête sur une manipulation pédocriminelle. Ce qui m’amuse, ce qui pourrait m’amuser si le sujet n’était pas aussi sérieux et triste, c’est qu’il a été édité par Kontre Kulture, maison d’édition plus avisée habituellement dans le domaine de la critique de la manipulation des masses et du viol des foules, alors que Thomet, journaliste d’investigation (sic) passe son temps, et sans retenue aucune, dans la propagation de rumeurs pipolo-scandaleuses.  » Voyez les résultats obtenus par celles des victimes qui ont enfin osé dénoncer leur prédateur  » comme il dit. Oui, je vois ; je vois par exemple, que la rumeur a assassiné (suicide ou meurtre) David Hamilton.

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