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DÉRIMÉ*, À-PEU-PRÈS, FAUSSE RIME ET JEU DE MOTS

16 mars 2016

* Ouv’ la f’nêt’ (1930, paroles de Mathilde Montier, musique de Julien Prévost), par Sandrey :

L’ fils du mair’ de mon pays
Oui ; oui, oui, oui
N’est pas l’plus bêt’ du canton
Non ; non, non, non,
Seul’s les mauvais’s langu’s dit-on
Prétend’nt qu’il a l’air d’un …

Ouvr’ la f’nêtre qu’on respire un peu
Qu’il a l’air d’un « orguèilleux »

Toutes les filles en pincent pour lui
Oui, oui, oui, oui
Mais il n’est pas polisson
Non, non, non, non,
Et sans être un cénobite
Il n’a qu’une toute petite …

Ouvr’ la f’nêtre qu’on respire un peu
Une petite môme aux yeux bleus

Il paraît même qu’aujourd’hui
Oui, oui, oui, oui
Sans qu’elle rougisse d’émotion
Non, non, non, non,
A la lisière du village
Il lui ravit son plus …

Ouvr’ la f’nêtre qu’on respire un peu
Son plus innocent aveu.

Elle lui dit c’est inouï
Oui, oui, oui, oui
Mais je crains ton abandon
Non, non, non, non
J’ai peur qu’notre amour se perde
Il lui répondit : « J’t’en…

Ouvre la f’nêtr’ qu’on respire un peu
J’t’enmène chez moi si tu veux

Sitôt arrivés chez lui
Oui, oui, oui, oui
Ils n’eurent plus d’hésitations
Non, non, non, non
Comme il l’embrassait dans l’cou
Elle lui dit tirons un …

Ouvre la f’nêtre fait d’plus en plus chaud
« Tirons-t-un » peu les rideaux

Aussitôt il obéit
Oui, oui, oui, oui
Il pensa ce n’s’ra plus long
Non, non, non, non
L’ayant prise sur une chaise
Il lui dit faut qu’j’te…

Ouvre la f’nêtre fait d’plus en plus lourd
Qu’j’te prouve mon amour

Mais la p’tite soudain comprit
Oui, oui, oui, oui
N’continue pas d’cett’ façon
Non, non, non, non
Il dit : » Je suis convaincu
Tu vas me montrer ton…

Ouvr’ la f’nêtre qu’on respire du cru
Ton content’ment d’ici peu »

Elle cria : »J’m’évanouit »
Oui, oui, oui, oui
J’ ne me sens pas bien d’aplomb
Non, non, non, non
Redresse toi v’là qu’tu t’affaisses
Dit-il, Écarte donc les …

Ouvr’ la f’nêtr’ je suis toute en eau
Les scrupules de ton cerveau

Bientôt l’coeur épanoui
Oui, oui, oui, oui
Elle avoua « je n’dis plus non »
Non, non, non, non
De joie mes paupières se mouillent
J’voudrait t’embrasser les …

Ouvr’ la f’nêtr’ on étouffe ici
Les deux mains et te dire merci.

***

* Ma Cousine (1964), de et par Pierre Vassiliu :

https://www.youtube.com/watch?v=FQgJfvvQpgQ

Connaissez-vous ma cousine
Celle qu’a les yeux en trou d’pipe
Et qui l’jour de ses vingt ans
A voulu me faire son amant
Voilà comment ça s’est passé
Excusez-moi si c’est osé
On s’est allongés sur le lit
On a parlé soleil et pluie
Jusqu’à c’qu’elle me fasse remarquer
Qu’on n’était pas là pour s’bercer
Alors je l’ai déshabillée
Et m’attardant sur ses nénés
Elle me dit « t’es plein d’audace »
Pendant qu’j’lui r’tirais ses godasses.

Puis quand elle fut dévêtue
Et que je vis le trou d’son nez
Sincèrement j’aurais pas cru
Qu’on puisse être aussi négligé
Elle n’avait rien de folichon
Si vous aviez vu ses nylons
On aurait juré des chiffons
Elle était sale enfin passons.

Puis je me suis déshabillé
J’étais tout nu à ses côtés
Me voyant là comme un idiot
Elle a compris qu’j’étais pudique
Alors elle a pris l’command’ment
« Viens là mon rat viens là mon grand
Je vais te faire tout plein d’chatouilles
Sur les joues le nez et les coudes ».

« Tu vas y prendre un tel plaisir
Que dans deux s’condes tu vas jouer
Assieds-toi là au frais d’la caisse
Et mets ton doigt entre mes pieds »
Aussitôt moi je m’exécute
Comme elle me l’avait demandé
Et voyez-vous cette sacrée puce
Est arrivée à m’faire banquer.

Après ça j’ai repris la route
Je ne sentais plus ma binette
Quelle nuit mon Dieu j’ai du passer
Quand je me suis fait députer
Si vous la connaissiez un brin
Vous sauriez qu’elle fait le tapin
Ne la prenez jamais en grippe
Sinon elle ne me f’rait plus d’bien.

***

* T’habites où ? (1989), de et par Patrick Le Saux (chanteur de Saint-Joachim, Loire-Atlantique décédé en 2005) :

http://www.bide-et-musique.com/song/14342.html

Il était un petit homme
Qui jouait avec les mots
En usant comme personne
De la langue de Perrault.
Il se bidonnait sans cesse
Et répétait constamment,
Empreint de délicatesse,
Ce refrain charmant

REFRAIN:
T’habites Bourg-la-Reine
Ou t’habites Choisy-le-Roi
T’habites Jouy-en-Josas
Ah ! maintenant j’comprends pourquoi
Que depuis cet été,
Tu n’aimes plus Béziers
Tu n’aimes plus Sucé,
Montcuq, Montfaucon, Montpellier.

En accostant sur la route
Tous les passants ténébreux
Les clampins de la déroute,
Les grimpions et les grincheux
Sans peur, sans aucun reproche
Tel Bayard le chevalier,
A toutes ces têtes de pioche
Il a demandé

REFRAIN

Mais un jour, ce petit homme
Qui jouait avec les mots
En usant comme personne
De la langue de Perrault,
Tomba sur une sorcière
Qui n’aimait pas les comiques
Et le réduit en poussière
Sans braguette magique.

REFRAIN

La morale de cette histoire,
C’est qu’il faut, bien entendu,
Rigoler fort pour y croire
Et que cet humour déchu
Restera dans nos mémoires
Tant que la terre tournera
Et qu’il serait vexatoire
De ne pas chanter ça

REFRAIN ( 2X)

NB : je me demande au nom de quoi (de la possession d’un exemplaire du disque ?!) ceux qui ont mis cette chanson en ligne se sont permis d’y ajouter deux « bide et musique » ridicules et hors de propos. C’est d’ailleurs sympa pour les bidets ! On ne dirait pas qu’il s’agit d’une, je cite : « radio associative, projet collectif de passionnés de la musique ».

Remarque : il existe d’étranges parentés (dans l’accompagnement et/ou la phrase musicale) au-début de l’introduction de ces trois chansons, ou est-ce moi qui me fais une idée ?

* ou : rime suspendue, rime interrompue.

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