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CONSTAT

7 mars 2016

Extraordinaire silence, dans la (« grande ») presse, au sujet du livre d’Olivier Mathieu consacré à Alain Finkielkraut et à l’Académie française. Un silence qui tient peut-être au fait qu’il est signé par Olivier Mathieu, justement. Lequel est qualifié par la « grande » presse, lorsque celle-ci daigne toutefois parler de lui, de « pamphlétaire négationniste », et cela bien que sa bibliographie ne contienne aucun pamphlet « négationniste » (sic).  Ce qui compte dans la France de 2016, c’est plus encore qu’hier l’étiquette, la fausse étiquette de préférence, non le contenu. Ou le contenu interprété à la sauce des tabous de cette époque.

Si un écrivain communiste par exemple (mais est-ce que ça existe de nos jours ?) ou mieux encore si un écrivain « politiquement correct » publié par un « grand » éditeur ou pour le moins par un éditeur du système (un non à la marge) inondant le coin « livres » des supermarchés et accessoirement les « bonnes librairies » de l’ouvrage, disait les choses, exactement les mêmes choses, que dit Olivier Mathieu, on l’inviterait immanquablement à la télé… audience assurée. Et l’on verrait une partie de ceux qui hier se taisaient l’encenser comme par magie !

Or, les media s’intéressent avant tout au futile : le petit Ogier, les problèmes de logement d’Edouardo, les questions touchant à la vie privée, et de logement encore, de Delaporte.  Ce sont vraiment des petits esprits, les journalistes d’aujourd’hui.

La presse est totalement uniformisée, de « l’Huma » au « Figaro » au moins.  Et même plus loin à gauche. Une gauche qui ne pense plus que par clichés et ne sait même plus ce que veut dire liberté d’expression, tolérance, débat d’idées et  satire sociale… si elle l’a jamais su.  À l’autre extrême ce n’est guère différent, voire c’est pire.   Et le problème c’est que si un seul journal d’extrême-droite parle du livre d’Olivier Mathieu, le livre sera encore catalogué de travers.  Des minables partout. Des illettrés et des pleutres.

Cela me fait toujours penser à Rassinier qui n’avait quelque écho que dans le milieu anarchiste et dans le micro-milieu d’extrême-droite. Après, évidemment,  les simplistes pouvaient en tirer toutes les conclusions qu’ils voulaient.  Le silence, c’est  le propre des régimes totalitaires. Et le nôtre de régime (aussi bien dans le public que le privé) est encore plus fort qu’avant : il n’y aucune contrainte apparente !  

00

– Permets-moi de te présenter l’un des hommes qui ont écrit le plus de bêtises dans leur vie.
– Monsieur est journaliste ?
– Non, madame, sténographe à la Chambre !

* dessin de Fabien Fabiano

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