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Les poètes comme Eric Dubois et Edouardo se servent de leurs candidatures à l’Académie pour… chercher un logement et un travail…

25 février 2016

C’est amusant, voire pathétique : le « poète contemporain » (deux mots qui pour moi sont plutôt antinomiques), l’ex-slameur (plus slameur que moi, tu meurs! pitié !) Eric Dubois se sert de sa candidature à l’Académie pour… trouver un travail…
http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article9094

Tandis que le « chanteur » Edouardo se plaint d’être logé à Emmaüs… Il cherche donc un logement…

http://www.purepeople.com/article/edouardo-resident-emmaus-et-candidat-a-l-academie-francaise-pour-exister_a172778/1

Et dire que Baudelaire parlait de sa haine envers le domicile fixe…

Cela dit, loin de moi l’idée de me moquer de leur situation, mais Dubois et Edouardo nous répètent par ailleurs qu’ils sont artistes, donc je suppose au moins un peu bohèmes. Probablement je dois retarder, car il est vrai que la notion d’artiste, comme tout le reste, a été dévoyée ; et le public (comme on dit), le public gogo ne connaît plus que des artistes et surtout des faux-artistes friqués ou pour une bonne part subventionnés, donc quasi fonctionnaires. Tous autant faux rebelles. De pseudo-artistes dans l’époque de la décadence.

Ce que j’aimerais c’est que nos deux « artistes » se révoltent. Se révoltent artistiquement parlant. Moi, une bonne partie de ce que j’ai écrit et de ce que j’écris encore fut ou est en réaction à ma situation ou à celle des sociétés. Certes j’ai un toit, un peu de pognon : vu le délabrement de notre pays, l’incompétence et plus encore la dégueulasserie de nos « dirigeants » de tous les bords, je n’ai certes pas le droit de me plaindre, du moins eu égard à la misère économique et intellectuelle qui nous entourent.

Mais dans d’autres domaines je crois avoir pas mal subi, ce que je prends de plus en plus comme une chance (une chance au niveau de l’écriture, de la poésie…), triste chance mais chance quand même. Je ne crois pas aux vertus du bonheur et du confort matériel ou moral dans le domaine de la culture et des arts. Les exemples de l’Histoire artistique sont tellement patents. C’est bien pourquoi je répète assez que, mis à part quelques personnes de valeur, l’Académie est généralement emplie de gens qui au mieux ont été, et au pire n’ont jamais rien été, je veux dire de grand, de noble, de généreux ; d’artiste ; rien de ceux qui réfléchissent intelligemment et élèvent la société des petits hommes et autres homoncules.

Et je dirai même, et ça pourra sans doute surprendre nos « poètes, » que si des media (certes moins prestigieux que ceux réservés à Ogier-le-néant) semblent un tantinet s’intéresser à eux, c’est que tout n’est pas perdu. Artistiquement, je ne sais pas, mais financièrement, je veux dire. Qui sait si un académique généreux, un tout nouvel académicien tel notre Finkie de souche, ne pourrait pas faire un petit quelque chose pour eux. Edouardo veut chanter, qu’il fasse chanter Finkie ! Dubois cherche un éditeur, qu’attend-il pour lui rappeler qu’il est fait du bois des gens « bien de chez nous » ?

Pour tâcher d’expliquer à Dubois et à Edouardo ce que je veux dire, je rappelle qu’Olivier Mathieu lui, constate en se tenant le ventre de rire, en ce moment, l’absence du moindre frémissement du moindre journaliste en sa direction .

Mais Olivier Mathieu, lui, est un « artiste à l’ancienne ».

Par exemple avec sa « Chanson de Cacadémie » publiée il y a déjà une dizaine d’années.

LA CHANSON DE CACADEMIE
par Olivier Mathieu.
 
Que de tracas, qu’Académie
Aura subis pour Robert Pioche
(Candidat importun, ma mie,
Sous ses habits d’éternel mioche) !
 
Et c’est le cas, qu’Académie
Doive changer son règlement
Pour éviter l’épidémie
De cet exemple impertinent.
 
Car quel fracas, qu’Académie
Par crime de lèse-Giscard,
Ait par quelque main ennemie
Voté pour semblable lascar !
 
Pioche braqua – qu’Académie
En tremble encor – sa verte plume,
Cognant gaiment sur son enclume
Les hommes verts déjà momies.
 
Il n’y a qu’à – qu’Académie
Le note bien ! – d’autre façon
Que de héler Gais Sots et çons
Pour sauver la démocratie.
 
On attaqua – qu’Académie
Se le rappelle ! – Abel, vieillard
Avant le terme de sa vie :
Et c’était pas du tout bonnard.
 
Y a du « qu’à… qu’à… » qu’Académie
Devrait savoir quarante fois
Ou quarante fois et demi
L’inverse d’immortel, ma foi !
 
Mettez un K – qu’Académie
L’écrive dans son dictionnaire –
Au mot nouveau : Kakadémie,
Néologisme débonnaire.
 
Comme phonétique enseigna,
Ce n’est point d’un bègue le tic
De dire : qu’A… qu’A… qu’A… qu’A… qu’A…
Et comme tout l’académique,
 
C’est du caca qu’Académie!
Que tous les titis parigots
Ecoeurés par les saligauds
Chantent cette chanson amie,
 
La « Chanson de Cacadémie »
Que Robert Pioche composa
Pour se moquer de l’anémie
Du Grand Caca et cacas qu’A…

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