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Olivier Mathieu sur Wikipédia, encore.

22 février 2016

Pour en finir (espérons…) avec ce sujet, il semble qu’actuellement, des tas de « rédacteurs » de Wikipédia s’occupent de l’article sur Olivier Mathieu. Des correcteurs frénétiques !
Vu que je suis son éditeur depuis pratiquement dix ans, je me crois en droit de faire entendre – rapidement – mon point de vue.
Les rédacteurs – au moins les rédacteurs récents – de cet article sont ou bien d’extrême droite (le nom de leurs pseudonymes, souvent, semble l’indiquer), ou bien de matrice « antifasciste » (comme on disait jadis).
Les premiers essayent de faire en sorte que leur lecture de l’œuvre d’Olivier Mathieu apporte de l’eau à leur(s) moulin(s), tandis que les seconds envisagent Olivier Mathieu seulement et exclusivement d’un point de vue idéologique. Ils se trompent tous !…
Bref, ni les uns ni les autres ne font une analyse d’Olivier Mathieu en tant qu’écrivain. Et les uns et les autres semblent en être restés à des épisodes, voire à un seul épisode « médiatique », donc passager et insignifiant (mais non sans conséquences), qui remonte désormais à plus de vingt-cinq ans.
Tout ce petit monde reproche à Olivier Mathieu d’être publié à compte d’auteur. Chose parfaitement fausse. Depuis 2007 et ses nombreuses publications sous l’enseigne des « Petits Bonheurs », ce n’est pas le cas. Et même si était exacte l’hypothèse selon laquelle Olivier Mathieu publierait à compte d’auteur, ce fut aussi le cas du premier tome de la « Recherche de temps perdu » de Marcel Proust, tandis que Nietzsche a dû vendre 300 (trois cents) livres de son vivant. Marcel Proust et Nietzsche, deux auteurs qu’apprécie Olivier Mathieu. Le seul ouvrage que Rimbaud a fait imprimer, à compte d’auteur, ne fut jamais payé ; il a fini des années plus tard par être vendu au compte-goutte par un libraire belge.
Enfin l’argument du nombre est tout ce qu’il y a de plus dénué de sens, de bon sens pour qui est un véritable amateur de littérature, de poésie, d’art. Dans d’autres domaines faut-il rappeler que Van Gogh n’a jamais vendu que deux tableaux de toute sa vie, dont un à une artiste-peintre belge. Et que « Mozart est mort seul, accompagné à la fosse commune par un chien et des fantômes » (Léo Ferré).
En d’autres termes, la qualité littéraire n’a rien à voir avec le mode d’édition, ni avec l’ampleur du tirage. L’Art n’a que faire du nombre, du moins l’art véritable qui élève. La moindre « bimbo » de la télé peut évidemment publier ses « mémoires » chez de « grands » éditeurs et en vendre des dizaines de milliers d’exemplaires (sans parler de tout ce qui finit au pilon), mais qu’est-ce que cela prouve ?…
Quelques-uns des internautes affirment que ma biographie d’Olivier Mathieu n’aurait eu « aucun écho ».
Outre le fait que je ne suis pas responsable du mauvais goût ambiant, je signale (mais j’ai d’autres exemples) qu’un critique littéraire comme Michel Marmin a parlé vers 2010 de cette biographie d’Olivier Mathieu dans le journal « Eléments », définissant alors Olivier Mathieu comme le « grand méconnu de la littérature française contemporaine ».
Sur Michel Marmin, voir :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Marmin
Tandis qu’Etienne de Montety a loué le talent poétique d’Olivier Mathieu en première page du « Figaro », en avril 2011, pour son « Eloge de Maurice Druon » publié, justement, par les Editions des Petits Bonheurs.
Est-ce cela que l’on peut appeler « aucun écho » ?
Il n’y a qu’une certitude, c’est qu’Olivier Mathieu, qui est avant tout pour ne pas dire exclusivement un écrivain, échappe à la compréhension des gens trop normés ou qui raisonnent selon des catégories toutes faites et en conformité avec l’air du temps.
Plus amusant encore, beaucoup des mêmes internautes qui expliquent (dans les pages de « discussion » de Wikipédia) qu’Olivier Mathieu n’a pas de talent littéraire semblent avouer ou avouent, entre les lignes voire ouvertement, qu’ils ne l’ont jamais lu…
Évidemment, s’il est un point sur lequel les rédacteurs d’extrême droite de Wikipédia et les rédacteurs d’anti – extrême droite semblent tomber tacitement d’accord, c’est pour taire les liens, les amitiés ou les collaborations d’Olivier Mathieu avec des journaux ou des gens de gauche… Or (et ma liste n’est pas complète) nul ne peut nier que sa grand-mère Marie de Vivier était communiste, que son grand-père était communiste, que son parrain Ferdinand Teulé fut dirigeant du « Musée du Soir » de la littérature prolétarienne, qu’Olivier Mathieu était grand ami dans les années 1980 avec un romancier communiste bruxellois, que les éditions des Petits Bonheurs ne sont certainement pas étiquetables à l’extrême droite, et que le meilleur ami d’Olivier Mathieu depuis 2001 (ou en tout cas l’un de ses meilleurs amis) est communiste !
C’en est cocasse de voir l’acharnement des fachos et des anti-fachos à essayer de tirer Olivier Mathieu chacun de leur côté…
Personnellement, je me refuse à participer à ce (mauvais) numéro de cirque.

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