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WIKIPÉDIA : Y A OÙ RIRE

15 février 2016

Genre de phrase loufoque que l’on rencontre en page liminaire de Wikipédia :
« Chacun peut publier immédiatement du contenu en ligne, à condition de respecter les règles essentielles établies par la communauté  ; par exemple, la vérifiabilité, et la neutralité du contenu ou l’admissibilité des articles. »
Mes rapides remarques :
Quelle est cette entité, ou ses entités d’anonymes ou de pseudos qui se cachent derrière le vocable de « la communauté » ?
Selon quels principes disons démocratiques ont été établies ces dites règles ?
Au niveau des personnes elles-mêmes, que l’on prenne les choses par un bout ou par l’autre ça cloche :
– Qui détient les adresses I.P. des collaborateurs ou personnes se manifestant sur Wikipédia ?
– Peut-on parler de neutralité tant que ces gens ne signeront pas les articles (seuls ou en commun)  de leur nom, prénom véritables et qualité (transparence et traçabilité) ?
Ceci éviterait au moins en partie que quelque-uns ne monopolisent certains secteurs de cette dite encyclopédie à des fins toutes autres qu’encyclopédiques (politiques, narcissiques…) ; cela permettrait aux publics intéressés de mieux voir à qui ils ont affaire ; et cela pousserait plus d’un à cesser de répéter les mêmes âneries dominantes ou partisanes, intolérantes, ennemies des différences sur tous les sujets disons « brûlants » ou « de société ».
Malheureusement tout ne serait pas gagné, mais ça limiterait peut-être le conformisme de pensée et une neutralité de façade, que l’on retrouve également dans par exemple l’Encyclopédie Universalis, encyclopédie pitoyable sur certains sujets également « contemporains ».
Avez-vous déjà lu certains articles dits « sensibles » sur Wikipédia ? Ceux-ci reprennent généralement sans aucun discernement des présupposés faux, des expressions vicieuses, des présentations grotesques, ou des lieux communs ou mensonges éhontés de l’idéologie dominante ; avec le recours aux mots mêmes ou manifestations tendancieuses, polémiques ou péjoratives de cette idéologie dominante.
Voir par exemple le terme « négationniste » accolé à des personnes, ou à des auteurs qui ne se présentent jamais comme négationnistes, et qui pire, ignorent ou réfutent ce mot, ce terme, cette quasi injure. Et je ne parle pas même de la censure pure et simple ou de l’absence de tout débat à leur encontre.
Le simple fait de leur accoler une telle étiquette (diffamante) est une atteinte immédiate à l’idée de neutralité. « Négationniste » (je rappelle qu’on est dans le domaine de la recherche historique) mot aussi peu neutre qu’ «  ennemi du peuple », « élément contre-révolutionnaire » en d’autres temps ou autres lieux, ou que par exemple « facho » qui n’a pratiquement plus de sens véritable. Du même acabit qu’un slogan comme « CRS = SS ». Celui qui l’emploie, à tort et à travers, sans discernement, en perd à mon point de vue toute crédibilité.
Wikipédia se targue pourtant du principe de vérifiabilité. On ne dirait pas. La vérifiabilité (des propos, des écrits…) devrait être prioritairement, il me semble, du côté de celui qui exprime des idées, des thèses, des théories, ensuite seulement du côté de ses détracteurs. Tout ceci me fait immanquablement penser à tous ces prétendus débats sur tel ou tel sujet, où l’objet, ou si l’on préfère le sujet même du débat est absent et privé de parole. Pratique de la bien-pensance toute stalinienne de « parler sur » en l’absence des premiers concernés (et à la sauce que l’on devine), pour éviter de les affronter, peur de se ridiculiser, ou que « l’opinion publique », « le sens commun » ne se retourne ; et donc avant tout, pour réduire les mal-pensants, qui n’ont pas voix au chapitre, au silence médiatique et social.
Wikipédia se targue également du principe de la « source ou référence de qualité ». Quand ce sont les détracteurs qui ont le droit à la parole, peut-on parler de qualité de quoi que ce soit ? « Le dominant » ne veut pas dire « le bien établi », « le nombre avec soi » ne veut pas dire «  la vérité » ou même la simple véracité, et « le pérenne » n’a jamais été un critère de qualité, car à ce compte c’est la notion même de vrai progrès dans le domaine des idées (généralement le fait de minorités) qui est remise en cause.
J’ai un peu trop le sentiment que Wikipédia abhorre le soufre et a un fort goût d’inquisition moderniste. Ou pire encore : de bêtise ambiante.
Au final, cela dénote surtout deux choses : le petit homme moyen moutonnier aime, adule le conformisme, et ce petit mouton est un gros lâche qui a peur de parler et de s’exposer en son propre nom. Il adore les masques et les faux drapeaux. À la différence de plus d’un des détractés et autres minoritaires ou anti-conformistes de la Pensée.

*Le petit lexicographe.

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