Skip to content

Pour contribuer à la petite histoire de la maroquinerie Finkielkraut père, sise rue d’Angoulême-au-Marais.

10 février 2016

Enormément de sites, sur Internet affirment au sujet d’Alain Finkielkraut que ( https://duchablisbukowski.wordpress.com/2013/03/04/un-coeur-intelligent-alain-finkielkraut-2009/ )  :

« Son père, Daniel Finkielkraut, maroquinier polonais venu en France dans les années 1930 avec sa famille pour fuir les persécutions antisémites de son pays, tenait une boutique rue Jean-Pierre Timbaud lorsqu’il fut arrêté en 1942, déporté par les autorités française à Drancy d’abord puis directement à Auschwitz, où il survécut trois années durant jusqu’à la Libération ».

Même erreur sur le site « Egalité et réconciliation » de M. Soral, qui recopie lui aussi ce qu’il a lu ailleurs : « Alain Finkielkraut est né le 30 juin 1949 à Paris. Son père, Daniel Finkielkraut (1904-1998), maroquinier rue Jean-Pierre-Timbaud (Paris XIe) », affirme le site soralien.

Erreur.

Le père de Finkielkraut ne pouvait en effet pas tenir une boutique dans une rue qui n’existait pas.

Le père de Finkielkraut, tout au plus, tenait une boutique rue d’Angoulême-du-Temple, rue qui n’a pris le nom du syndicaliste Jean-Pierre Timbaud que le 18 décembre 1944 puis le 7 juillet 1945.

C’est vraiment drôle, Internet. Vous savez, « le partage du savoir ». La bonne blague, le partage du savoir… Internet est le partage de l’ignorance crasse, oui.

Il n’y a pas un site, je dis bien pas un seul, sur Internet, qui ait correctement écrit que le père de Finkielkraut ne pouvait tenir une boutique de maroquinerie, avant la guerre, que rue d’Angoulême-du-Temple.

Rue qui, nous apprend M. Jean La Tynna dans son « Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris », s’appelait aussi rue d’Angoulême-au-Marais.

Olivier Mathieu.

Publicités

From → divers

Les commentaires sont fermés.