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Putain ! Finkielkraut a failli « chier dans son froc », lui ! Par Olivier Mathieu.

4 février 2016

    Il y a quelque temps, le journal Le Point – toujours admirablement renseigné – nous avait appris que le délicat M. Finkielkraut, qui déplore l’accent beur qu’il entend dans le métro, n’aimait pas non plus les mots « chier » et « merde ».

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Citons Le Point :  « Dans son dernier ouvrage à succès, L’Identité malheureuse, l’essayiste déplorait notamment la dérive scatologique de notre vocabulaire, soulignant le déferlement des termes « chier » et « merde »
http://www.lepoint.fr/societe/alain-finkielkraut-caillasse-a-l-academie-04-04-2014-1809014_23.php

Merdre!
Finkielkraut nous en dira tant.
Si on enlève les mots « chier » et « merde » de la littérature française, et de la littérature en général, il va falloir expurger Rabelais ou Céline, pour n’en citer que deux.  
Par exemple, lorsque Céline raconte un cunnilingus administré, dans son enfance, à une dame, il va donc falloir – selon M. Finkielkraut – enlever le mot « merde » ?

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Ça cocotte la merde.

Citons Céline:
«Chéri petit cochon! (…) Va! gros chouchou!… Vas-y…
Appelle-moi Louison! Ta Louison ! mon petit dégueulasse! (…)
Elle m’agrafe par les oreilles… elle me force à me courber, à me baisser jusqu’à la nature… Elle me plie fort… elle me met le nez dans un état… C’est éblouissant et ça jute, j’en ai plein dans mon cou… Elle me fait embrasser… ça d’abord le goût de poisson et puis comme une gueule d’un chien… (…) Je glisse moi dans la marmelade… J’ose pas trop renifler… J’ai peur de lui faire du mal… Elle se secoue comme un prunier… (…) Ça cocotte la merde et l’œuf dans le fond, là où je plonge…
Je suis étranglé par mon col…le celluloïd… Elle me tire des décombres… Je remonte au jour… J’ai comme un enduit sur les châsses, je suis visqueux jusqu’aux sourcils»…
(Céline, Mort à crédit)
Cela, c’est de la sublime, c’est de l’immense littérature.

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On a donc voulu avoir, à l’Académie française, un monsieur – Monsieur Alain Finkielkraut, pour le nommer –  qui ne supporte pas le mot « merde » dans la littérature française???
Monsieur Finkielkraut aime tant à disserter (je ne sais à quel titre, au juste) des « fondements » de la France.
Par exemple, voir Le Figaro :
http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/03/27/31003-20140327ARTFIG00074-de-peguy-a-finkielkraut-l-enracinement-comme-fondement-de-l-identite-francaise.php
Les fondements, les fondements… Comme on sait, « fondement » a pour synonyme « derrière » et « anus »:
http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/fondement/34487

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Je demandais, il y a quelques mois : « Monsieur Alain Finkielkraut n’emploierait-il donc pas les mêmes mots que Rabelais, que vous ou moi, ou que le bas peuple, pour aller sur les fondements? »
La réponse est : si, Finkielkraut dit « chier », comme vous et moi.
http://mcetv.fr/mon-mag-buzz/media/le-petit-journal-alain-finkielkraut-stresse-se-lache-avant-rentree-academie-francaise-0302/

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Olivier Mathieu

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