Skip to content

De la logorrhée finkielkrautée ou : « il est impossible, peut-être même dangereux de dire ces choses aujourd’hui en France » (Finkie dixit), mais la preuve que non, puisque tu les dis sans aucun dommage, tous les jours de l’année, et même avec l’assentiment de tous les media ou presque.

27 janvier 2016

« Personne ne sera reçu dans l’Académie qui ne soit agréable à Monseigneur le Protecteur et qui ne soit de bonnes mœurs, de bonne réputation, de bon esprit et propre aux fonctions académiques. » (Statuts et règlements de l’Académie française, 22 février 1635, article premier)

Ici, c’est le gratin. Lieux communs et approximations. Pour ne pas dire plus d’une fois Le Café du Commerce. Non ! Ta dialectique ne casse pas vraiment des briques ! Surtout quand tu apparentes, bien malgré toi, tes contraires. Tes affirmations péremptoires et tes négations encore plus péremptoires en aucune « négation de la négation », en aucun dépassement digne de ce nom. Tes thèses et anti-thèses en aucune synthèse, si ce n’est en diarrhée mentale à la fois malade et effrontée. De celle que l’on croyait ensevelie à tout jamais dans l’oubli : tous ces propos les plus suintants l’inculture, la bêtise et la haine de la vieille et séculaire Réaction. La Défaite de la Pensée.

Morceaux choisis d’un entretien accordé, selon la formule consacrée… « par l’écrivain et philosophe (sic) » français (resic) Alain Finkielkraut au journal israélien Haaretz, le samedi 19 novembre 2005 (et rapporté par Le Nouvel Observateur du 24 novembre de la même année).

***

« En France, on a tendance à réduire ces émeutes [dans les banlieues] à leur dimension sociale, de les voir comme une révolte des jeunes des banlieues contre leur situation . […] Le problème, c’est que la plupart de ces jeunes sont des noirs ou des Arabes avec une identité musulmane. […] Donc il est clair qu’il s’agit d’une révolte avec un caractère ethnico-religieux. »

Mais ouf ! J’ai-t-y z-eu grand peur que notre Finky ne soye raciste :

« Il faut bien entendu éviter les généralisations: Il ne s’agit pas de tous les noirs et de tous les Arabes, mais d’une partie des noirs et des Arabes. »

Seulement ! Mais quelle partie ?

***

« Cette violence a eu des signes précurseurs très inquiétants ». Ici, il cite le match France-Algérie de football, en octobre 2001, au cours duquel des jeunes avaient sifflé La Marseillaise. Dur au premier abord pour « un héritier de Charles Péguy » (les gazettes), non ?!

Parti du socialisme libertaire comme on disait alors, anticlérical et dreyfusard, pour finir militant du catholicisme et du nationalisme des plus forcenés, et mort bienheureux à la Guerre de Quatorze, tel fut Péguy. Mais pour Finkie (cela me gêne toujours de mettre un « e » à ce sujet masculin) c’est un tout autre genre. Qui a lu et reproduit des extraits de cette page 161 du livre de Pascal Bruckner intitulé Un Bon fils (éditions Grasset) ?  où l’on trouve ceci  :

« Alain m’avait aidé à échapper au service militaire grâce à un stratagème délicat, monté avec un ami psychiatre. Lui-même venait d’être réformé de cette façon. Après une semaine passée à fumer abondamment, à ne rien manger, à peu dormir, je me présentai un soir aux urgences d’un hôpital de la banlieue nord, arguant une tentative de suicide aux barbituriques. En fait, je n’avais pris qu’un Valium et demi. Il fallait être groggy tout en restant conscient de crainte que les internes ne pratiquent un lavage d’estomac et ne dénichent la supercherie. […] Un médecin militaire me convoqua à Vincennes, au centre de recrutement : il examina mon dossier, me soumit à un interrogatoire prolongé. J’arguais de mes tendances suicidaires, de mon incapacité à assumer mon rôle de père. Le colonel finit par me dire : « Je suis sûr que vous êtes un simulateur, mais je n’ai aucun moyen de le prouver. Dans le doute, je préfère vous relever de vos obligations militaires ».

***

La mauvaise haine injustifiable et barbare :

« J’ai pourtant découvert qu’eux aussi envoyaient en première ligne de la lutte les plus jeunes, et vous en Israël vous connaissez ça, on envoie devant les plus jeunes parce qu’on ne peut pas les mettre en prison lorsqu’ils sont arrêtés. Quoiqu’il en soit, ici, il n’y a pas d’attentats et on se trouve à une autre étape: je pense qu’il s’agit de l’étape du pogrom antirépublicain. Il y a des gens en France qui haïssent la France comme République. »

La bonne haine et l’œuvre civilisatrice du colonialisme (et ceci dans le même entretien !) :

« Je suis né à Paris, mais je suis fils d’immigrants polonais. Mon père a été déporté de France. Ses parents ont été déportés et assassinés à Auschwitz. Mon père est revenu d’Auschwitz en France. Ce pays mérite notre haine: ce qu’il a fait à mes parents était beaucoup plus violent que ce qu’il a fait aux Africains. Qu’a-t-il fait aux Africains? Il ne lui [sic] a fait que du bien. »

Plus loin :

« Maintenant, l’enseignement de l’histoire coloniale est exclusivement négatif. Nous n’apprenons plus que le projet colonial a aussi apporté l’éducation, a apporté la civilisation aux sauvages [sic]. »

« L’idée généreuse de guerre contre le racisme se transforme petit à petit monstrueusement en une idéologie mensongère. L’antiracisme sera au XXIe siècle ce qu’a été le communisme au XXe.» Et le maoïsme ?!

Entendons-nous bien, Finkie ne fustige pas l’antiracisme, mais le mauvais antiracisme, celui « des nègres et autres sauvages ».

Et c’est ce type-là qui a eu le culot de se présenter à l’Académie, celui qui a la haine de la France… finalement en bon collabo de l’empire, qui demain va faire son discours de réception à l’Académie ; mais « bien fait pour lui, nanana ! », il va devoir faire l’éloge de Félicien Marceau.

Rigolons quand même un peu.

Publicités

From → divers

Commentaires fermés