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Quatrain gogayant et gogoyant d’Olivier Mathieu.

24 janvier 2016

Le « Figaro » titre un de ses articles : « Le silence gêné de Finkielkraut face aux idéologues de banlieue ».

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/01/23/31003-20160123ARTFIG00111-finkielkraut-agresse-a-dpda-le-silence-gene-face-aux-ideologues-de-banlieue.php

Le mépris germanopratin, le mépris parisianiste, le mépris des intellectuels s’appliquait, jadis, à la province.

Aujourd’hui, les élites autoproclamées méprisent semble-t-il la banlieue.

Les gogues doivent être l’apanage de Paris, pas de la banlieue.

En banlieue, il n’y a que des idéologues, des mystagogues sans éducation. Grands Dieux, des musulmans, peut-être ?

Il y a sans doute, pour le « Figaro », des idéologues comme il faut – l’idéologue comme il faut, pour « Le Figaro », c’est Finkielkraut – et il y a des idéologues de « banlieue ».

Vous vous souvenez  de la chanson de Gavroche ?

On est laid à Nanterre,

C’est la faute à Voltaire,

Et bête à Palaiseau,

C’est la faute à Rousseau.

Je propose, alors, cette chanson gogayante et gogoyante (du mot latin « gaudium », qui a donné en effet les mots, aujourd’hui vieillis, gogoyer, gogayer, goguayer, et aussi « gogue », joie, raillerie)  :

L’esprit en fines crottes,
Voyez donc où il trotte !
Paris pense très haut,
La faute à Finkielkraut !

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