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FRÉDÉRIC MITTERRAND, OLIVIER MATHIEU, CANDIDATURES ACADÉMIQUES : GALACTIQUE !

15 janvier 2016

Premier article, sobre mais plutôt intelligent que je lis sur le sujet, et qui ne se contente pas de recopier les niaiseries et autres rengaines mal informées ou tendancieuses habituelles de l’A.F.P. Il reste parfaitement neutre et présente les choses d’une manière correcte, et plus encore il demeure, du début à la fin, en rapport direct avec le sujet : candidatures pour une élection à l’Académie française. 
Est-ce un article du « Monde » ? un article du « Figaro » ? un article d’un autre titre bien connu de la presse écrite ? Non ! il s’agit de « Gala » ! Quelle leçon ! Que les journaleux dits « sérieux » en prennent de la graine.
http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/frederic_mitterrand_candidat_a_l_academie_francaise_357834
J’ajoute qu’on y trouve cependant cette phrase : En avril 2014, l’élection de Alain Finkielkraut avait provoqué un tollé dans le monde littéraire. Taxé de réac­tion­naire, il avait pour­tant été élu au premier tour en rempor­tant 16 voix sur 28.
Ce qui au premier abord semble montrer une méconnaissance du milieu académique qui est, par essence, conformiste et normatif dans le domaine du « bien établi » et des dites certitudes. Cette noble (d’origine monarchique) institution a rarement élu des hommes (et depuis peu : des femmes) de lettres, des savants ou des artistes révolutionnaires ou même simplement de premier plan. Quand il n’a pas élu des hommes d’État et autres badernes de vingt-cinquième zone. Je ne nommerai personne. Le médiocre ayant la fâcheuse habitude de s’auto-reproduire.
Certes il y a de bienheureuses exceptions. Chacun les connaît. Même en notre temps. Senghor, le poète, l’un des inventeurs de l’idée de négritude, Lévi-Strauss, cet amoureux des « primitifs » totalement revenu des « bienfaits » du monde moderne, Braudel, historien de premier plan indifférent aux « soubresauts du temps court ». Quand aux opinions politiques ou philosophiques des « heureux élus », elles sont à l’avenant de ce milieu, très largement conformistes : conservatrices voire réactionnaires, quelquefois progressistes ramollies.
À moins qu’il ne faille comprendre le « pourtant » de la phrase citée ci-dessus dans le sens d’un déni de ce petit monde littéraire, je veux dire de ce Landerneau littéraire parigot et marigot de la bien-pensance du moment (mais aussi de la médiocre expression littéraire), donc à tout prendre, tout autant conformiste qu’une autre.
Je voudrais terminer en insistant sur ce fait notable et unique jusqu’à ce jour dans le milieu des médiatiques. Voilà un journal, et un seul, et il s’agit de « Gala », qui laisse entendre qu’avoir d’éventuelles opinions révisionnistes pourrait être un handicap. Chose d’ailleurs quelque peu étonnante en soi, dans la mesure où toutes les Déclarations des Droits de l’Homme reconnaissent ou affirment la liberté des opinions. Mais chose d’autant plus étonnante, en ce qui concerne Olivier Mathieu, puisque la grande presse fait ainsi allusion à une et une seule émission de télévision qui date de 1990 (donc il y a près de trente ans) ; émission qui eut lieu plus précisément en février 1990 et donc, par conséquent, avant même l’établissement de la loi Gayssot.
En d’autres termes, il est assez étonnant de voir que des journalistes (qui recopient pour la plupart une dépêche de l’AFP: beau « pluralisme » de la presse) jugent ou prétendent juger Olivier Mathieu (auteur de soixante livres, romans, ouvrages de poésie…) d’après une émission qui date d’il y a trois décennies…
Est-ce que l’on juge Alain Finkielkraut sur son passé maoïste ? Est-ce que l’on insiste en continuation sur son origine polonaise? Est-ce que l’on insiste sur la double nationalité franco-tunisienne de Frédéric Mitterrand? Alors, pourquoi spécifier l’origine belge d’Olivier Mathieu? Et pourquoi les journalistes lui prêtent-ils des opinions, d’ailleurs sans rien en savoir?
Ceci est à méditer au monde de la Société du spectacle.

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