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Imaginez quand, le 3 mars 2016, à l’Académie française, tombera sous les yeux d’Alain Finkielkraut un bulletin de vote marqué des mots « Olivier » et « Mathieu »…

14 janvier 2016

Il y a environ deux ans, un site littéraire sur Internet évoquait des « résistances » contre l’élection d’Alain Finkielkraut à l’Académie française. Le même site ajoutait, je cite : « Plutôt maigres, par ailleurs, et portées par des personnalités sensiblement moins médiatiques : Gérard de Cortanze, lauréat d’un Prix Renaudot en 2002, et Robert Spitzhacke, écrivain déclaré « anti-Finkielkraut », qui s’est fendu d’une tribune publiée sur Médiapart. Mais, attention, Finkie risque de leur répondre violemment »…
Robert Spitzhacke, c’était moi, Olivier Mathieu. Me « répondre violemment » ?… Ouh là là j’ai très peur !
Je sais, Maître Finkielkraut, vous êtes devenu « Immortel » mais je vous en prie, je vous en supplie, je vous en conjure, ne me répondez point violemment, d’autant qu’à votre âge – d’autres que moi vous l’ont déjà dit – il ne faut point faire de grosses colères !…
Mais seriez-Vous assez bon, Maître, lors de votre discours de réception à l’Académie française (28 janvier 2016), pour répondre à la lettre ouverte que je vous ai courtoisement envoyée il y a déjà deux ans ?
J’ai été – entre le décembre 1990 et le 3 mars 2016 – candidat au fauteuil 7 de Jacqueline de Romilly, au fauteuil 40 de Pierre-Jean Rémy, au fauteuil 33 de Michel Mohrt, au fauteuil 31 de Jean Dutourd, au fauteuil 25 de Jean Bernard, au fauteuil 30 de Maurice Druon, au fauteuil 32 de Maurice Rheims, au fauteuil 29 de Claude Lévi-Strauss.

naso                                                Et jaillit une plaque
Au coin du nez ailé, rouge comme une claque ! 

Elections – et candidatures de ma part – qui ont souvent fait couler beaucoup d’encre.
J’ai ainsi obtenu une voix à l’Académie française, en 2003, en étant candidat au fauteuil de Léopold Sédar Senghor. Il s’agissait de l’élection où a été élu l’ex-président de la République française, Giscard.
L’Académie française vient d’annoncer aujourd’hui (14 janvier 2016), sur son site officiel, ma candidature au fauteuil 5 laissé vacant par le décès de Madame Assia Djebar. L’élection aura lieu le 3 mars 2016.
Je suis le seul écrivain, depuis la création de l’Académie française, à s’être présenté sous trois identités diverses. En 2003 sous le pseudonyme de Robert Pioche, et en 2014 sous celui de « Robert Spitzhacke ».
Tout cela pour respecter une antique tradition d’humour littéraire. François Villon, quand les gens d’armes le coffraient, leur disait qu’il s’appelait Michel Mouton. Romain Gary se déguisait sous le pseudonyme d’Emile Ajar. Et le traducteur de « Quo vadis » signait, au début du XXe siècle, Regor de Sennerav…
Hélas, ou bien les journalistes de 2016 n’ont pas d’humour, ou bien ils obéissent de façon vraiment épatante aux ordres de leurs (petits) maîtres.
C’est comme les critiques littéraires qui (ne) lisent (pas) mes livres : ou bien ils n’ont pas plus de goût littéraire que de sens critique ; ou alors, ils obéissent de façon vraiment épatante aux ordres de leurs (petits) maîtres.
Maître Finkielkraut, je ne vous demande pas de voter pour moi.
Olivier Mathieu

*

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/01/14/97001-20160114FILWWW00287-frederic-mitterrand-candidat-a-l8217academie-francaise.php

http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/15890-bientot-immortel-frederic-mitterrand-candidat-academie.html

 

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