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Où l’on verra qu’Alain Finkielkraut n’a nullement le monopole de « la » civilisation et qu’il n’existe aucun « choc des civilisations ».

9 janvier 2016

« Troisième chronique finkielkrautienne d’Olivier Mathieu avant le discours du réception du Maître »

Par Olivier Mathieu (candidat, le 10 avril 2014, face à Alain Finkielkraut à l’Académie française).

     Il m’est toujours plutôt amusant de lire, dans la presse, des articles sur le « philosophe » Alain Finkielkraut. En quoi Alain Finkielkraut, qui est agrégé ès Lettres modernes, est-il « philosophe » ? Ou plus exactement, en quoi l’est-il davantage que n’importe qui ? Pourquoi les journalistes semblent-ils se sentir obligés de passer de la brosse à reluire au « philosophe ? En tout cas, Alain Finkielkraut vient de publier un nouveau livre, « La seule exactitude », mais en quoi ce livre serait-il celui d’un philosophe ? C’est un bouquin de journaliste, si vous voulez. Un bouquin de journaliste, avec des tournures de phrases et un vocabulaire souvent ampoulé, avec un vague parfum de pédantisme soixante-huitard. Finkielkraut y parle de politique, de mariage homosexuel, d’immigration, de Front national, de racisme, de « Charlie Hebdo ». Très à la mode, décidément, Alain Finkielkraut ! Mais où est, ici, la « philosophie » ? Je ne l’ai pas trouvée.

    Quand je lis, dans le Times of Israel ( http://fr.timesofisrael.com/alain-finkelkraut-la-france-doit-sattendre-a-dautres-attentats/ ), que (je cite) « le philosophe français revient sur la situation de la France après les derniers attentats du 13 novembre 2015 », je m’attends à ce qu’un philosophe fasse de la philosophie. Or Times of Israel se contente de reprendre les prédictions de ce nouveau Tirésias, qui prédit « qu’il y aura de nouveaux attentats ». Si ce monsieur est philosophe, est-ce que tous les habitués des divers Cafés du Commerce, en France, sont eux aussi « philosophes » ?

    Alors venons-en à la philosophie finkielkrautienne… L’agrégé ès Lettres Alain Finkielkraut parle d’une « guerre de civilisation ». C’est là un thème cher aux néo-cons, les néo-conservateurs aux Etats-Unis, en Israël et dans beaucoup d’autres pays du monde. L’agrégé ès Lettres Alain Finkielkraut, dans le même temps, et sans que j’arrive très bien à comprendre ce qui le qualifie à se poser en défenseur ou en spécialiste d’une improbable « identité française », multiplie les entretiens, les livres, les recueils d’articles journalistiques. C’est vraiment à croire que cette « identité française » lui appartient. Un vrai commerce éditorial ! Car ce commerce, c’est évident, fait le bonheur de beaucoup de penseurs, ou de présumés penseurs de droite ou d’extrême droite, qui enfourchent le thème du « déclin ». Qu’il y ait « déclin » du monde moderne, c’est possible. Mais si Heidegger, Jünger ou Carl Schmitt ont pu seulement le décrire, est-ce que quelqu’un compte sur Finkielkraut ou sur Monsieur, Thomas dit Houellebecq, pour l’endiguer ?

    Moi, pour commencer, je dis qu’il n’y a ni identité française (il ne peut y avoir que des identités plurielles), ni choc de civilisations. Et voici pourquoi.

    Les militants de l’Etat Islamique, les fantoches de l’Etat islamique, les branquignols manipulés de l’Etat islamique (ou de ceux qui se revendiquent de cet « Etat ») ne représentent évidemment pas mon idéal de civilisation. Je ne vois guère en eux qu’une sorte d’excroissance de la civilisation, ou plutôt de la NON civilisation occidentale moderne. Oui ! L’Etat islamique, qu’on le veuille ou non, est parfaitement moderne ! Moderne, ainsi, dans l’emploi qu’il fait des technologies (vidéos, « réseaux sociaux », etc.). C’est un « Etat » qui – à mes yeux – n’a rien de spirituel, qui n’a rien de religieux, et qui ne contient pas un germe, je dis pas un, pas même un demi-germe de quelque chose qui puisse être appelé une « civilisation ». L’Etat islamique, l’autoproclamé Etat islamique, est… parfaitement occidental. C’est une création, directe ou indirecte, de l’Occident. Je m’explique. L’Occident n’ayant plus de civilisation, l’Occident n’étant plus une civilisation, il est hélas logique qu’il « crée », qu’il suscite des ennemis qui ne font qu’inverser les concepts de « Bien » et de « Mal ». Ce qui est « bien » pour l’Etat islamique est « mal » pour l’Occident. Ce qui est « mal » pour l’Etat islamique est « bien » pour l’Occident. Mais on parle, dans tous les cas, d’un même néant. Je demande si l’on veut qu’une société, la société française, ou une « civilisation » qui ont pour idoles les idoles qu’elles ont, peuvent vraiment avoir des adversaires ou des ennemis de qualité. On a les amis et les ennemis que l’on mérite ; et je pense que qui a des amis médiocres a aussi des ennemis médiocres. Occident médiocre, Etat islamique médiocre. Point final. Aucun choc de « civilisation » là-dedans. Pas beaucoup de « civilisation » dans ce pseudo-choc.

    Un petit rappel, voulez-vous ? L’Europe a perdu toute prééminence militaire au bénéfice des Etats-Unis, lors de la seconde et sans doute dès la première guerre mondiale. Elle a de toute évidence perdu sa prééminence économique puisque les accords de Bretton Woods, pour le dire en un mot, ont avalisé l’emploi du dollar comme monnaie mondiale d’une planète globalisée. Le plan Marshall, s’il faut le rappeler à quelqu’un, a « reconstruit » l’Europe (rasée au sol, au moins en ce qui concerne des villes comme Dresde et Hambourg, par les Américains) à travers le dollar roi. Est-ce que quelqu’un veut donc s’étonner, est-ce qu’Alain Finkielkraut s’étonne qu’il y ait « déclin » d’un tel continent, l’Europe, qui a en outre subi le « coup de pied aux fesses » de la décolonisation – dont je me réjouis puisque je suis et reste anti-colonialiste ? En d’autres termes, à qui Alain Finkielkraut veut-il faire croire que le « déclin » de la France ou de l’Occident serait dû aux terroristes, aux individus patibulaires, aux idiots utiles, aux épouvantails, aux marionnettes – à votre bon choix – de l’Etat islamique ?

    Est-ce que quelqu’un veut s’étonner d’un « déclin » d’un continent placé dans les conditions que je viens de décrire ?

    Revenons à Finkielkraut et à ceux qui emploient souvent les mêmes « concepts », si tant est que l’on puisse parler de concepts, ou le même vocabulaire. Ce sont des mots, des phases, des expressions que l’on retrouve chez Marine Le Pen aussi bien que chez Alain Finkielkraut (ou chez des intellectuels de cet acabit). « Islamisation rampante», par exemple. Est-ce que le pourcentage de musulmans en Europe augmente réellement ? En est-on certain ? Et même s’il augmentait, est-on certain que ce soit un problème ? Le problème réside-t-il dans l’expansion démographique d’une religion en France, ou alors dans le pouvoir qui se trouverait éventuellement concentré entre les mains d’une religion donnée ? Est-ce que les musulmans, en France, ont concentré entre leurs mains des pouvoirs scandaleux, dans le monde par exemple de la banque, de la politique, du journalisme, des chanteurs, des médecins, des avocats ? Personnellement, je n’en ai pas l’impression. Mais alors ?

    On entend dire, à travers les discours finkielkrautiens, comme parfois dans des cafés du commerce de Paris ou de province, qu’en cinquante ans l’Europe deviendrait « islamique ». Mais la chose est-elle vraiment possible ? J’ai de gros doutes à ce sujet. Et puis, le problème est le suivant : si une « civilisation » (à supposer donc qu’il s’agisse d’une « civilisation », cette « civilisation occidentale » qui semble si chère aux penseurs à la Finkielkraut) changeait de religion en cinquante ans, cela signifierait probablement qu’elle était arrivée à un point de non retour, bref à la fin de la fin.

    Une civilisation qui n’est plus une civilisation risque de disparaître. Si tu trahis une civilisation, elle sera remplacée. Mais la faute sera-t-elle celle de qui viendra la remplacer ?… Civilisation, dis-moi qui sont tes idoles, et je te dirai qui tu es. Comment voudrait-on que la civilisation européenne, qui depuis longtemps s’est vendue à l’Occident, comment voudrait-on que la civilisation des « selfies », la civilisation du « rock and roll », la civilisation américanisée, la civilisation où les gamins passent des heures par jour à tuer des zombies dans leurs jeux vidéos, oui, comment voudrait-on que cette civilisation soit éternelle et millénaire ?… L’Europe a été fragilisée par l’Occident. Si elle était restée forte, si elle était restée une civilisation, elle n’aurait pas été corrompue par les idoles qu’elle a choisi d’adorer, tout comme elle ne serait pas « menacée » par les guignols de l’Etat islamique.

    La société occidentale, n’est-ce pas la même qui, il y a quelques années encore, parlait de « New Age » ? Voilà donc une société occidentale qui, en Europe, a adopté il y a deux mille ans une religion – le christianisme – dont la matrice se trouvait déjà hors de ses frontières continentales, au Proche-Orient, auprès de la secte du judéo-christianisme. La société occidentale moderne est aussi une société colonialiste, ou néo-colonialiste, qui phagocyte et « occidentalise » tout. En tout cas, elle essaye. Elle occidentalise le bouddhisme, il suffit de songer aux dames de notre connaissance qui vont faire du yoga (en espérant parfois que cela améliore leurs problèmes de frigidité)… Avec tout le respect qu’elles méritent, qu’est-ce que ces dames savent réellement du bouddhisme ?

    Toutes les religions ont été ramenées à un niveau de pacotille. Toutes ont actuellement des tentations de se dire néo-catholiques, néo-protestantes, néo-bouddhistes, néo-judaïques. Et alors, pourquoi pas néo-islamiques ? Il ne devrait pas être difficile de comprendre que des pays ou des continents qui se laissent infiltrer par des phénomènes sectaires qui ne sont même pas des religions, mais des ersatz de religions modernes, ne sont évidemment pas éternels. Un continent dorénavant sans culture et sans civilisation, comme l’Europe, risque d’être balayé. Mais pas particulièrement par l’Etat islamique, qui n’en a d’ailleurs aucun moyen, et tant mieux. Il est inutile, selon moi, de se focaliser, comme Alain Finkielkraut le fait, sur un pseudo-péril « islamique » (sans seulement parler du fait, ici, qu’il existe au moins deux islams). Personnellement, je n’aurais pas envie de vivre dans une Europe à la sauce de l’Etat islamique. Pas non plus dans une Europe macdonaldisée.

    Il y a davantage. Non seulement, comme il m’est arrivé de le dire, les régions nord-africaines et proche-orientales ont été frappées et exploitées par la colonisation et ont pu en concevoir un vieux ressentiment. C’est dans ces régions que l’on assiste, semble-t-il aux manifestations de fondamentalisme anti-occidental. Mais cette explication, pour juste qu’elle soit, ne suffit pas. Le fondamentalisme se trouve non pas seulement dans « l’islam », mais dans toutes les religions. N’y a-t-il pas des fondamentalistes chrétiens (en particulier dans beaucoup de milieux protestants américains), des fondamentalistes juifs (les ultra-orthodoxes ; et l’on se rappellera par exemple l’ultra-orthodoxe qui a poignardé à mort en Israël, récemment, une jeune juive) et même dans le bouddhisme ? En d’autres termes, l’Occident – loin d’être menacé, comme le croit ou veut faire croire Alain Finkielkraut, par « le » fondamentalisme « islamique » – est lui aussi pétri de « fondamentalisme », à commencer par le fondamentalisme chrétien.

    Il n’y a pas de « choc de civilisations », Alain Finkielkraut, apprenez-le, dans un monde sans civilisations. Vous n’êtes quant à vous, Finkielkraut, qu’un représentant d’une toute petite partie de cette civilisation, en l’occurrence le tout petit domaine germanopratin des intellectuels jadis décrits par Marcel Aymé. Vous n’avez aucun monopole de « la » civilisation. Je suis tout aussi apte à parler de la civilisation, et du reste, que vous.

    Il n’y a pas de méchant « fondamentalisme islamique » qui s’opposerait au bon et tolérant Occident. Non. Il y a un monde moderne globalisé, planétarisé, où des fondamentalismes religieux ou pseudo-religieux naissent partout, sur tous les continents. Le fondamentalisme religieux est même peut-être une création, historiquement parlant, de l’Occident et de siècles de colonisation chrétienne. Le « fondamentalisme musulman » n’est donc que l’un des fondamentalismes qui constituent, avant même de le menacer, l’Occident (j’entends par Occident la société globalisée qui a occidentalisé le monde presque entier). Oui, il y a un fondamentalisme musulman, nul ne le conteste. Mais il existe aussi un fondamentalisme amish aux Etats-Unis. Je ne songe évidemment pas à faire l’apologie des décapitations attribuées à l’Etat islamique, ou que celui-ci revendique, mais l’Ancien testament est plein de décapitations. Il est bon également de considérer la simple chronologie. Les décapitations existaient au Proche-Orient bien avant la création de l’Islam. Quant au terrorisme lui-même, ce sont là des régions du monde où Hagannah, Stern et l’Irgoun (l’Irgoun, les ancêtres du Likoud) ont évidemment, chronologiquement parlant, montré l’exemple.

    M. Alain Finkielkraut n’a pas le monopole de « l’identité française ». M. Alain Finkielkraut devrait, pour être cohérent, lutter le cas échéant contre tous les « fondamentalismes » et pas contre un seul. Je ne crois pas pour ma part que la France et l’Occident soient menacés exclusivement par ce « fondamentalisme islamique » qui flotte, c’est clair, dans les fantasmes finkielkrautesques.

    Moi, M. Finkielkraut, je crains que dans le marais informe d’un monde globalisé, où trop de gens ne pensent qu’à se faire des « selfies » et à se donner de l’importance en se mettant au centre de l’attention, voilà que des médiocres comme les gens de l’Etat islamique, des paumés comme les gens de l’Etat islamique, des malades mentaux comme ceux de l’Etat islamique, des pauvres types des banlieues de Paris et de Bruxelles (que la société moderne a été incapable d’éduquer, ou qu’elle a voulu éduquer selon des critères que ces individus, à tort ou à raison, ont refusés), voilà que tous ces gens ont trouvé ou cru trouver dans l’Etat islamique une diversion à l’ennui de leurs existences et aux frustrations qui sont les leurs.

    Le paysage ne présente pas une « civilisation » française, ou une « civilisation » occidentale qui serait menacée par les fondamentalistes islamiques. En tout cas, tous les terroristes présumés des attentats contre « Charlie Hebdo » et contre le « Bataclan » étaient semble-t-il nés ici, à Paris ou à Bruxelles. Nés dans un Occident dont le cinéma (américain) ne fait depuis des années que marteler des films de violence et de mitraillages de masse. Nés dans un Occident ou les jeunes gens passent leur temps, dans maints milieux, à jouer à des jeux vidéo d’une bêtise et d’une violence inouïes. Nés dans un Occident historiquement fondé sur le fondamentalisme chrétien, un Occident où dix fondamentalismes existaient et existent, et où simplement un fondamentalisme islamique s’est tout récemment ajouté aux autres. La logique, si l’on peut parler de logique, des terroristes – ou des terroristes présumés – de 2015 est qu’ils n’ont plus aucune logique. Mais ce ne sont pas les seuls. Un Occident incohérent suscite des réactions incohérentes. Dans les années 1970, les incohérences de l’Occident poussaient des centaines de milliers de jeunes gens à s’injecter de l’héroïne… C’était un spectacle tout aussi pathétique.

    Dans un Occident qui a perdu toute identité, aujourd’hui, des intellectuels défendent une « identité » imaginaire ou carrément fantasmatique (exemple : Charles Martel), tandis que d’autres – souvent des petits voyous, ou des gens surveillés de longue date et aux trajets bizarres – s’affilient à un Etat islamique qui leur promet en quelque sorte une visibilité planétaire (de telle sorte que l’on vient de voir un type se faire tuer à Paris avec selon la presse un faux gilet explosif).

    C’est cela, les fameux « djihadistes » ? Dans combien de cas sont-ce des gamins qui n’ont reçu aucune éducation, des gens sans civilisation aucune, des incivils, des voyous de bacs à sable de quartier, qui rêvent de devenir des caïds ? Tiens, une question que personne ne pose, est-ce qu’il parlaient seulement l’arabe, les terroristes ou présumés tels du « Bataclan » ? Le contenu des messages de Coulibaly (attentat de Vincennes) sont hallucinants aussi par leur « orthographe phonétique ». Mais cette orthographe phonétique, véhiculée par la technologie des téléphones portables, est endémique.

    On a, pendant ce temps, en haut de l’échelle, les « élites », à la télé et dans la presse : des intellectuels qui continuent à parler de « guerre des civilisations », sans doute parce qu’ils trouvent que c’est joli, cette expression, que ça sonne bien, et que ça fait impression sur les ménagères, sur les étalages des rayons livres, dans les supermarchés de province.

    On a des intellectuels – comme Alain Finkielkraut – qui s’en prennent au « fondamentalisme islamique », et exclusivement à ce fondamentalisme-là. Or il devrait être évident que toutes les religions, selon la glose et l’exégèse qu’on en fait, sont ou peuvent être « fondamentalistes ». La polygamie des musulmans est limitée par le Coran à quatre femmes. Mais dans l’Ancien Testament, elle est illimitée. Quant à la violence, y en a-t-il davantage dans le Coran ou dans la Bible hébraïque ? Qui sait ce qu’en pense Finkielkraut ? Poser la question m’est-il consenti ?

    Moi, je me borne à dire que les ouvrages de MM. Eric Zemmour, Alain Finkielkraut, Renaud Camus, etc., se vendent certainement dans les bonnes librairies et dans les excellents supermarchés de province, et tant mieux pour eux. Mais moi, personnellement, je ne vois dans leurs livres aucune trace de « civilisation ». Plus exactement, leur civilisation n’est pas la mienne. Je voudrais qu’il soit établi, si toutefois cela devait encore l’être, que je n’appartiens pas exactement à la même civilisation que MM. Zemmour, Finkielkraut, Renaud Camus et Michel Thomas dit « Houellebecq », et quelques autres de cette espèce.

Une élection étriquée : seize voix sur 40 !

    Heureusement, j’espère que personne ne voudra m’obliger à faire part de « la » civilisation blanco-biblique. Moi, qui suis religieusement païen, je crois évidemment à une civilisation plurielle. Je crois qu’il serait plus cohérent de lutter contre tous les « fondamentalismes » religieux, mais certainement pas contre un seul. Je me sens tout autant philosophe que M. Finkielkraut. Et je ne crois pas qu’il soit le mieux placé pour donner tant de leçons que ça. Il a encore le temps de méditer tout ça, avant son discours de réception à l’Académie française, où il a été élu le 10 avril 2014 (douze académiciens sur 40 n’ont pas pris part au vote ; il y a eu vingt-huit votants, dont seize seulement ont voté pour lui ; tandis que huit bulletins blancs étaient marqués d’une croix).

Olivier Mathieu

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