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CHARLIE FINKIE A L’ACADEMIE.

7 janvier 2016

« Première chronique finkielkrautienne d’Olivier Mathieu avant le discours du réception du Maître »

Alain Finkielkraut : réception à l’Académie française (28 janvier 2016)

par Olivier Mathieu, Robert Pioche et Robert Spitzhacke.

Dans Le Figaro n° 21 667, vendredi 4 avril 2014, page 26 : « L’affaire agite l’Académie avec des conséquences inattendues. Un inconnu, Robert Spitzhacke, qui se définit sur son blog comme un « candidat anti néo-con, adversaire d’Alain Finkielkraut », se présente contre lui, reprochant même à la presse, dont le Figaro, de faire campagne pour l’essayiste. Le choix de l’Académie serait donc simple: Alain Finkielkraut ou Robert Spitzhacke. On n’ose y penser ».

Plus récemment, Le Figaro a prévenu ses lecteurs, fort aimablement dois-je dire, des « dix événements culturels à ne pas manquer en 2016 ». Une liste d’événements dont certains me paraissent quelque peu contestables, une liste en tout cas certainement pas exhaustive.

Jugez de l’éclectisme : les événements à ne pas manquer, selon Le Figaro, sont la réouverture de la salle parisienne du « Bataclan », les œuvres « démesurées » d’un certain Huang Yong Ping (« Il a installé un squelette de serpent de mer de 120m de long dans l’estuaire de la Loire et une énorme pieuvre à Lille 3000: Huang Yong Ping va investir le Grand Palais dans le cadre de Monumenta »), une « nouvelle mise en scène » d’un certain Julien Gosselin (18 et 19 juin 2016), « jeune prodige lillois qui avait relevé le défi d’adapter au théâtre les Particules élémentaires de Michel Houellebecq en 2013 », le nouveau disque de Louise Attaque (12 février), « groupe phare de la scène rock française de la fin des années 90 », etc., etc., etc.

Mais surtout, Le Figaro nous engage à ne pas perdre, le 28 janvier 2016, le discours de réception d’Alain Finkielkraut à l’Académie française. Je cite donc Le Figaro : « Alain Finkielkraut à l’Académie française (28 janvier 2016). Il aura fallu plus de 21 mois après son élection à l’Académie française pour que l’essayiste Alain Finkielkraut soit reçu sous la Coupole. Ce sera chose faite le 28 janvier. Fils d’immigrés juifs polonais, le philosophe de 66 ans s’est fait le chantre de l’identité française menacée aujourd’hui, selon lui, par une immigration mal maîtrisée et un déclin des valeurs traditionnelles de la République, notamment à l’école. Ses prises de position, parfois jugées «réactionnaires», lui ont valu des critiques. Lors de son élection à l’Académie, huit bulletins avaient été barrés d’une croix en signe de désaveu ».

Plus encore, lors de la même élection à l’Académie, j’avais été l’un des candidats – sous le pseudonyme littéraire de Robert Spitzhacke. Justement, le journal Le Figaro en avait parlé.

Dans « Le Figaro » n° 21 667, vendredi 4 avril 2014, page 26 : « L’affaire agite l’Académie avec des conséquences inattendues. Un inconnu, Robert Spitzhacke, qui se définit sur son blog comme un « candidat anti néo-con, adversaire d’Alain Finkielkraut », se présente contre lui, reprochant même à la presse, dont le Figaro, de faire campagne pour l’essayiste. Le choix de l’Académie serait donc simple: Alain Finkielkraut ou Robert Spitzhacke. On n’ose y penser ».

J’ai donc le grand plaisir d’annoncer que, sur le blog de mon ami et éditeur Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université de Nantes, je consacrerai quelques articles et commentaires au discours de réception du 28 janvier 2016 d’Alain Finkielkraut à l’Académie française, pour ne surtout pas manquer un des dix « événements » qualifiés de « culturels » par Le Figaro. Etant moi-même fils d’une immigrée païenne belge en France, et ayant été l’adversaire d’Alain Finkielkraut – ce « fils d’immigrés juifs polonais », comme le rappelle Le Figaro – lors de son élection à l’Académie, je ne pouvais évidemment manquer à l’appel.

Le Figaro et Le Figaro Magazine ont toujours été attentifs à mes candidatures à l’Académie. « Personne, Quai Conti, ne se risque à un pronostic. Verra-t-on élu le farfelu Robert Pioche, qui défie les académiciens à un duel de dictée, chaque battu s’engageant à voter pour lui ? » écrivait par exemple Le Figaro-Magazine il y a quelques années.

En première page du Figaro, on a récemment lu : « Candidat à l’habit vert, il sait discourir en vers ».

Je cite : « Depuis la mort de Cocteau, il n’y a plus guère de poète à l’Académie française. C’est ce qu’a dû penser Olivier Mathieu, candidat au trentième fauteuil. Hier, jour d’élection, quai de Conti, il distribuait un tract où l’on pouvait lire un poème en alexandrins consacré à Maurice Druon. C’était l’éloge que, s’il était élu, le candidat se proposait de prononcer : « En ce jour d’hui, merci, pour l’immortalité/Que vous me conférez en m’offrant, respectable/Un auguste fauteuil… » Passons sur le nombre de pieds, un peu approximatif… Les 200 vers – ou peu s’en faut – évoquent la vie de Druon, Le Chant des partisans et Les Rois maudits. Mathieu rappelle l’hostilité de l’académicien à la féminisation du cénacle : « Il préférait sous la Coupole un mâle esprit. » Le dithyrambe est aimablement dédié « aux académiciens, aux bouquinistes des quais de la Seine, aux passants ». On ne fait pas plus bucolique. Les immortels sont-ils restés insensibles au lyrisme de Mathieu ? Ont-ils été choqués de voir un candidat aller vite en besogne, s’imaginant déjà élu ? Le rimailleur n’a recueilli aucune voix et c’est Danièle Sallenave qui a été élue au premier tour. C’est à elle qu’il reviendra de prononcer l’éloge de Maurice Druon. Certainement en prose. Quant à Mathieu, il ne lui reste, pour se consoler, qu’à relire Baudelaire, son frère d’infortune : Exilé sur le sol au milieu des huées /Ses ailes de géant l’empêchent de marcher »… (Première page du Figaro, Etienne de Montety, 8 avril 2011).

Tandis que M. Philippe Bouvard, lui, n’était pas du tout content (mais alors là, pas content du tout!) que j’aie reçu une voix, à l’Académie française, en décembre 2003. C’est pas beau la jalousie.

Philippe Bouvard écrivait en tout cas dans le Figaro Magazine (20 décembre 2003) : « J’essaye d’imaginer Robert Pioche, le parfait inconnu au bataillon académique qui, face à Giscard, a obtenu une voix, l’autre jeudi, sous la Coupole. Qu’a-t-il écrit en dehors de quelques lettres adressées à sa famille lorsqu’il faisait son service, naguère, à Colmar ou à Nancy ? Sans doute profite-t-il aujourd’hui d’un repos d’autant plus mérité que son absence de talent et d’ambition l’a dispensé de briguer la place de quiconque. A moins qu’il ne s’occupe des chevaux de Maurice Druon à la campagne. Peut-être a-t-il effectué quelques menus travaux de plomberie au domicile de Jean Dutourd. S’il n’a pas d’œuvre, il a une famille. Son épouse – qu’on surnomme «la bonne Pioche» – lui a donné une ribambelle d’enfants qui n’ont pas davantage défrayé la chronique avant de prendre leur retraite en même temps que lui. En tout cas, Robert Pioche est un modeste : il n’avait pas fait acte de candidature au fauteuil de Léopold Sédar Senghor ». (Philippe Bouvard, Le Figaro Magazine, décembre 2003).

J’espère humblement qu’Alain Finkielkraut, désormais « Immortel », aura l’extrême bonté de citer non seulement son prédécesseur à l’Académie française, qui fut un ami de ma grand-mère l’écrivain et romancière Marie de Vivier, mais aussi (n’est-ce point trop Vous demander, Maître ?) me citer dans son discours de réception. Que je commenterai si cela m’amuse, sur ce blog et peut-être sur d’autres, avec le plus vif plaisir.

On a lu dans… Télérama, aussi, ces propos assez exagérés : « Quelques jours avant l’élection probable d’Alain Finkielkraut, noteront-ils, les rumeurs grondaient. Un certain Robert Spitzhacke, de son vrai nom Olivier Mathieu, candidat périodique à l’Académie, poursuivait de son ire l’auteur de L’Identité malheureuse, en des termes qui trahissaient la haine ordinaire. Tellement ordinaire que Salah Guemriche, sur son blog dans Mediapart, parla de « harcèlement » et prit la défense de Finkielkraut »…

Qu’on se le dise, donc, et que l’on répète ce que l’Académie française annonce, elle aussi, sur son site officiel, Finkie « sera reçu en séance solennelle sous la Coupole, le jeudi 28 janvier 2016 à 15h, par M. Pierre Nora, au fauteuil de M. Félicien Marceau (21e fauteuil) ».

S’il ne pleut pas ce jour-là, j’irai distribuer des tracts littéraires et poétiques devant l’Académie, comme à mon habitude (et comme s’en faisait par exemple écho le Figaro du 8 avril 2011, sous la signature d’Etienne de Montety, que je remercie).

Sur ce blog, en attendant, je donnerai plusieurs chroniques au sujet de cet événement à ne pas manquer : Alain Finkielkraut à l’Académie !

Olivier Mathieu,
dit « Robert Pioche » (pseudonyme attesté dès 1971 dans le roman « Cent pages d’amour, lettre à un petit garçon » de Marie de Vivier, Paris, 1971)
et dit « Robert Spitzhacke » lors de l’élection de 2014 où se présentait aussi Alain Finkielkraut.

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