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Une nouvelle génération littéraire : Patrick Deschamps, Lassana Bathily, Patrick Pelloux ? L’anniversaire de l’attentat à Charlie et au Bataclan, tant de coïncidences.

6 janvier 2016

Par Olivier Mathieu.

Première coïncidence. En ce jour anniversaire de l’attentat contre « Charlie Hebdo », on apprend que l’un des frères accusés de cet attentat (mais il n’y aura hélas jamais de procès : ils sont morts) aurait fait des repérages pas vraiment discrets, pas vraiment « professionnels », devant les locaux du journal trois mois avant les attentats et aurait même carrément lancé: «C’est bien ici qu’on critique le prophète ? On les surveille». Tout ça à en croire le Canard Enchainé. Des faits qui auraient été relatés dans un PV qui a disparu, ajoute l’hebdomadaire (généralement bien renseigné)… Si le Canard a raison, c’était des branquignols, non, pour aller avertir les voisins de « Charlie » trois mois avant ? Coïncidences.

Deuxième coïncidence. Patrick Deschamps, un kiosquier de St-Germain-des-Prés, a signé un livre, « LE KIOSQUIER DE CHARLIE », qui paraîtra le 7 janvier aux éditions des Equateurs. Le monsieur qui vend des journaux, dans le quartier de « Charlie Hebdo », le 7 janvier 2015, a donc publié et signé un livre où il est raconté que non seulement il avait l’habitude de rencontrer les journalistes de cet organe de presse mais que, ce matin-là, il se trouve (par hasard) rue de Meaux et que c’est à lui que les frères Kouachi essayent de voler sa voiture. On apprend aussi qu’il aurait servi dans l’élite des parachutistes, à Nîmes. Coïncidences.

Troisième coïncidence. L’ex sans-papiers malien, Lassana Bathily, 25 ans, le hyper-héros du magasin cacher, publie chez Flammarion. La presse nous indique qu’il « poursuit ses cours de français ». En voilà un qui a de la chance, remarquez, il publie chez Flammarion avant même d’avoir achevé son apprentissage de la langue française. Ce n’est pas à moi que ça arriverait, publier chez Flammarion… Le soir du 13 novembre, Lassana Bathily nous dit : « Je n’étais pas loin du Bataclan ». Comprenant que les attentats recommençaient, « J’ai couru, comme tout le monde ». Le vendredi suivant, une autre attaque frappait un hôtel de Bamako, où il avait séjourné aussi. Coïncidences.

Quatrième coïncidence. Toujours selon la presse, en septembre 2001, un certain Matthew a « survécu aux attentats du World Trade Center » car « il se trouvait aux pieds des tours jumelles lorsqu’un avion a percuté la tour sud ». Lors de la soirée fameuse du Bataclan, ce même Matthew, dont la presse nous apprend qu’il habite Paris depuis juillet dernier, a survécu à la soirée du Bataclan. A quand un livre ? Coïncidences.

Cinquième coïncidence (ou « hasard » selon les termes de Patrick Pelloux) : le fameux Patrick Pelloux, ancien de « Charlie Hebdo », a également soigné les victimes du Bataclan. En voilà des gens qui sont toujours aux endroits où ça se passe. « Le hasard a fait que le matin au Samu de Paris avait été organisé un exercice sur des attentats multi-sites. Donc on était préparé », a-t-il déclaré. Tout comme Patrick Deschamps, Lassana Bathily, Patrick Pelloux est très très présent dans la presse et dans l’édition.

Que de livres à venir !

Un témoignage. Espérons qu’on écoute aussi le témoignage d’un certain Arnaud, qui se présente comme un graphiste de 41 ans, et qui a raconté au Monde la prise d’otages du Bataclan d’une façon qui ne plaide pas pour le grand sérieux des présumés coupables. D’après ce témoin direct, présent donc au Bataclan aux côtés de sa compagne, « c’était des bras cassés quand même les mecs. Il faut imaginer que c’est l’un des otages qui leur a soumis l’idée de faire passer le numéro d’un téléphone portable pour entrer en contact avec la police. (…) Pendant dix minutes, ils réfléchissaient à un moyen de se procurer un talkie-walkie! Tout ça, c’est de l’impro. Cette prise d’otages n’était pas prévue, j’en suis convaincu », a déclaré Arnaud.

Vite, un éditeur !

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