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CHEZ LES CHARLATANS

5 janvier 2016

Hier dans la soirée, passant devant une télévision allumée, je suis tombé sur une propagande d’État (FR3) pour un numéro « anniversaire » du « journal irresponsable » (mais qui là, ne l’affiche plus en titre) présenté avec le concours de je ne sais trop quel abruti (et je m’en moque bien) de cette officine gouvernementale du rire (sic) qui a encore l’outrecuidance de se dire « bien à gauche ».

J’ai entendu qu’un numéro spécial sortira mercredi prochain, tiré dit-on à un million d’exemplaires. Le petit-commerce continue.

En voici la une :

0000000La première impression que j’ai eu, a été : c’est une quelconque affiche pour « Le Père Noël est une ordure » ou quoi ?

Ce dieu, aux canons de « l’esthétique » (sic) charlienne. ne me semble pas posséder les attributs habituels d’Allah. Comme c’est étrange.

Mais il ne me semble pas très catholique non plus. Il est affublé d’un triangle et d’un œil franc-maçons. À moins que ce ne soit un ancien tricorne de gendarme. Les frères la truelle ne vont pas être contents, mon petit Riss, ma petite souris, mon petit hérisson. Grave inconséquence !

Enfin, on ne verra jamais ici un dieu protestant ou juif, normal puisque les crapouillots travaillent pour l’empire de la finance dont l’idéologie destructrice est à rechercher du côté des élus talmudiques, prédestinés protestants, illuminés francs-maçons et autres « intellos » laïcards et néanmoins sionistes sinistres. Tous suprémacistes.

Tiens ! à propos de laïcards, voici ce que le Jules Ferry, l’enflé des rouflaquettes ou plus exactement l’hypertrophié des favoris caprins, le père de l’école publique, laïque et obligatoire, celle dont l’endoctrinement a mené tout droit à la boucherie acceptée de Quatorze, le grand bourgeois républicain franc-maçon pensait de sa supériorité intrinsèque tout en montrant son plus profond cynisme :

La première forme de la colonisation, c’est celle qui offre un asile et du travail au surcroît de population des pays pauvres ou de ceux qui renferment une population exubérante. […] [Cela ne vous fait penser à rien? Là, finalement qui colonise qui ?] Mais il y a une autre forme de colonisation, c’est celle qui s’adapte [sic] aux peuples qui ont, ou bien un excédent de capitaux, ou bien un excédent de produits.[…] Les colonies sont pour les pays riches un placement de capitaux des plus avantageux.[…] Dans la crise [notez ce mot récurrent du capitalisme] que traversent toutes les industries européennes, la fondation d’une colonie, c’est la création d’un débouché.[…] [Et des bouchers coloniaux concomitants]
Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis à vis des races inférieures {Remous sur plusieurs bancs à l’extrême gauche} parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont un devoir de civiliser les races inférieures.[…] Ces devoirs ont souvent été méconnus dans l’histoire des siècles précédents, et certainement quand les soldats et les explorateurs espagnols introduisaient l’esclavage dans l’Amérique centrale, ils n’accomplissaient pas leur devoir d’hommes de race supérieure. [Notons la manière très restrictive et dédouanée de parler de l’esclavage] Mais de nos jours, je soutiens que les nations européennes s’acquittent avec largeur, grandeur et honnêteté de ce devoir supérieur de la civilisation . […]
Honte de rien, le type ! Et pour finir, encore plus terre-à-terre :
A l’heure qu’il est, vous savez qu’un navire de guerre ne peut pas porter, si parfaite que soit son organisation, plus de 14 jours de charbon et qu’un navire qui n’a plus de charbon est une épave sur la surface des mers abandonné au premier occupant. D’où la nécessité d’avoir sur les mers des rades d’approvisionnement, des abris, des postes de défense et de ravitaillement.
(extrait de son discours à l’Assemblée nationale du 28 juillet 1885).

*

Au fait, les charlots, que pensez-vous exactement des mesures d’exception et de leurs conséquences (comme on l’a déjà vu avec les misères faites à de vrais écolos, des écolos de terrain) dignes d’un régime totalitaire ? Mais votre fond de commerce est ailleurs : il est dans la défense et même l’extension du système en place par votre soutien actif à ladite « guerre des civilisations », à tous les gadgets de la décadence et de la déshumanisation (comme la théorie du genre) et à « l’antifascisme » imbécile. Le tout dans l’admiration quasi béate des États-Unis (en guerre permanente, guerre économique et guerre tout court, depuis des dizaines d’années, au cas où vous ne les sauriez pas).

D’où vos litanies et obsessions maladives sur Allah, sur le Dieu moribond des catholiques (s’il était plus présent en France il y aurait aussi le dieu orthodoxe et poutinien), et sur le « fascisme », fourre-tout commode de tout ce qui déplaît à l’Empire et à ses larbins de droite et de gauche en France. Bientôt on appellera tout ça « terrorisme » comme en Palestine occupée par les salopards sionistes. Et le tour sera joué.

Et vous continuerez à cracher sur un Dieu mort et une ambulance vide, dieu chrétien, catholique plus exactement, celui qui n’est justement pas, ou plus guerrier. Pas de craintes de représailles. Mais sait-on jamais… ?! Rien ne reste éternellement figé dans le monde misérable des petits hommes. Même chez ceux qui se prennent pour des élus. Y compris chez les charlots, ces marionnettes.

Charlie : petit miroir franchouillard des renégats et autres adeptes de la putréfaction idéologique, politique et morale bourgeoise de tous les bords.  Ces « alliés objectifs » (comme on disait autrefois) des néo-conservateurs.

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