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JEAN-MICHEL DELPECH, dit MICHEL DELPECH, UN ROMANTIQUE

4 janvier 2016

Paroles de Michel Delpech, musiques de Roland Vincent.

Celles-ci, si datables de la fin des « Trente Glorieuses », mais bien loin du bruit et de la fureur, et par là même tant intemporelles et jamais désuètes :

* ANATOLE, 1963, quand on avait encore de beaux jeudis.

Badabada…

Cher Anatole, mon petit
A l’école, tu t’ennuies
Tu voudrais bien t’en aller
Gambader dans la forêt.

Anatole, va rêver
Sur le banc de ton lycée,
Va rêver de liberté
Et referme tes cahiers.

Badabada…

Anatole, tu souris
Tu repenses à tes amis :
Les oiseaux et les lapins,
Tu les rejoindras demain.

Car demain, ouais, c’est jeudi,
Tu sauteras de ton lit
Pour aller dès le matin
Retrouver tes vieux copains.

Les copains de la nature,
Dans un monde de verdure
Où tu pourras déchirer
Tous tes livres et tes cahiers.

Badabada…

Mais vendredi, y a l’école
Et mon petit Anatole,
Pour toi, tout sera fini ;
Mais apprend que c’est la vie
Mais apprend que c’est la vie
Mais apprend que c’est la vie…

Bada…

***
* CHEZ LAURETTE, 1965 (INA 1966), quand on rencontrait encore ce genre de baths petits cafés de quartier.

À sa façon de nous app’ler ses gosses
On voyait bien qu’ell’ nous aimait beaucoup
C’était chez ell’ que notre argent de poche
Disparaissait dans les machines à sous.

Après les cours, on allait boire un verre ;
Quand on entrait Laurette souriait
Et d’un seul coup nos leçons, nos problèmes
Disparaissaient quand ell’ nous embrassait.

C’était bien, chez Laurette
Quand on faisait la fête
Elle venait vers nous.. Laurette.

C’était bien, c’était chouette
Quand on était fauché
Elle payait pour nous.. Laurette.

Et plus encore, afin qu’on soit tranquille,
Dans son café y avait un coin pour nous,
On s’y mettait pour voir passer les filles,
Et j’en connais qui nous plaisaient beaucoup.

Si par hasard on avait l’âme en peine,
Laurette seule savait nous consoler,
Ell’ nous parlait et l’on riait quand même,
En un clin d’œil ell’ pouvait tout changer.

C’était bien chez Laurette
On y retournera
Pour ne pas l’oublier Laurette.

Ce s’ra bien ce s’ra chouette
Et l’on reparlera,
Des histoir’s du passé
Chez Laurette.

Ce s’ra bien ce s’ra chouette
Et l’on reparlera,
Des histoir’s du passé
Chez Laurette.

La, la , la…
Chez Laurette.

***

* IL FAUT REGARDER LES ÉTOILES, 1967, totalement à contre-courant de l’époque.

Le soleil, ça ne suffit pas forcément.
A celui qui veut rêver malgré le temps.

Le soleil, c’est tout petit finalement.
C’est une étoile au firmament
Parmi tant d’autres évidemment.

Il faut regarder les étoiles tour à tour,
Ce sont des soleils pour troubadours.
Il faut accrocher des étoiles aux ciels de pluie
Pour que brillent un peu plus fort les jours trop gris.

Il faut regarder les étoiles tout là-haut,
La lune est le soleil de Pierrot.
Il faut accrocher des étoiles aux ciels de lit
Pour que l’amour garde un peu de poésie.

C’est la vie qui va trop vite maintenant.
Si tu veux rester poète plus longtemps
Il suffit de t’arrêter quelques instants,
De lever les yeux doucement
Et de regarder simplement.

Il faut regarder les étoiles tour à tour,
Ce sont des soleils pour troubadours.
Il faut accrocher des étoiles aux ciels de pluie
Pour que brillent un peu plus fort les jours trop gris.

Il faut regarder les étoiles tout là-haut,
La lune est le soleil de Pierrot.
Il faut accrocher des étoiles aux ciels de lit
Pour que l’amour garde un peu de poésie.

La, la, la…

***
* POUR UN FLIRT, 1971. Pattes d’eph, chemise blanche, petit gilet et grandes pattes aux joues… Mini-jupe et bottes… Ah ! Les boums !… « Flirt » de l’ancien-français « floreter/fleureter/ floureter » : s’épanouir comme une fleur, peindre des fleurs, voltiger de fleur en fleur, tâtonner, conter fleurette, dire des balivernes, effleurer (floreter sur), faire des fioritures (en musique).

La, la la, la la…

Pour un flirt avec toi,
Je ferais n’importe quoi ;
Pour un flirt avec toi.
Je serais prêt à tout
Pour un simple rendez-vous,
Pour un flirt avec toi.

Pour un petit tour, un petit jour
Entre tes bras ;
Pour un petit tour, au petit jour
Entre tes draps.

La, la la, la la…

Je pourrais tout quitter,
Quitte à faire démodé,
Pour un flirt avec toi.
Je pourrais me damner
Pour un seul baiser volé,
Pour un flirt avec toi.

Pour un petit tour, un petit jour
Entre tes bras
Pour un petit tour, au petit jour
Entre tes draps
La, la la, la la…

Je ferais l’amoureux
Pour te câliner un peu ;
Pour un flirt avec toi.
Je ferais des folies
Pour arriver dans ton lit,
Pour un flirt avec toi.

Pour un petit tour, un petit jour
Entre tes bras.
Pour un petit tour, au petit jour
Entre tes draps.
La, la la, la la…

***

* LE BLÉ EN HERBE, 1971

Ce sont les enfants du printemps :
Le blé en herbe, le blé en herbe.
Ce sont les enfants du printemps :
Le blé en herbe, le blé en herbe.
Ils sont comme tous les enfants
Du bout du monde au bout du monde,
Tête folle et cœur impatient
Chaque seconde, chaque seconde.

Tout le soleil est pour eux,
Vaillant comme un feu de joie,
Tous les cadeaux du bon Dieu
Se trouvent dans leurs bras, ah ah !
Doux comme une caresse, une caresse,
Tendres comme un espoir, un espoir,
Beaux comme une promesse, une promesse,
Riches comme le pouvoir, le pouvoir.

*
Tout le soleil est pour eux,
Vaillant comme un feu de joie,
Tous les cadeaux du bon Dieu
Se trouvent dans leurs bras, ah ah !
Fous comme les poètes, les poètes,
Vrais comme une eau de pluie, une eau de pluie, *
Chauds comme un cœur en fête, un cœur en fête,
Forts comme une eau-de-vie, une eau-de-vie.

Ce sont les enfants du printemps :
Le blé en herbe, le blé en herbe,
Ce sont les enfants du printemps :
Le blé en herbe, le blé en herbe.
Ils sont comme tous les enfants
Du bout du monde au bout du monde,
La, la, la, la…

* Vrais ou frais ?

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