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3 janvier 2016

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La Ballade du noyé : ce poème est extrait des Œuvres Posthumes de Charles Baudelaire (page 67 de l’édition originale du Mercure de France, 1908) où il apparaît en tant que poésie apocryphe avec cette précision : « texte communiqué sans indication d’origine ». Par son style, je veux dire son vocabulaire, ses idées, son développement, ses rimes et sa conclusion, il ne saurait être de Baudelaire.

Il se pourrait que cet texte soit d’un certain Marius Roux, cité pour d’autres pastiches ou plutôt parodies de Baudelaire (probablement Marius Roux-Renard (1870-1936) peintre de l’école d’Avignon) soit d’un autre « spécialiste » du genre qui fit des pastiches de poètes morts, un bien oublié Amédée Cloux (si, c’est apparemment son vrai nom) un bohème comme il est dit dans quelques ouvrages tel celui du vicomte Charles de Spoelberch de Lovenjoul (1836-1907) : Les Lundis d’un Chercheur, Chapitre VIII – Étude bibliographique sur les œuvres de Charles Baudelaire, pp. 249 et sqq. (C. Lévy, Paris, 1894, seconde édition).

On pourrait ajouter à la liste des « suspects » deux journalistes au moins qui reprisent ces faux dans des articles : Georges Maillard, journaliste au Pays, au Figaro et autres gazettes et Francis Magnard (1837-1894) d’origine belge, journaliste et écrivain, rédacteur en chef du Figaro à compter de 1876, puis l’un des trois propriétaires du titre.

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