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ANTIQUITÉ ÉGYPTIENNE

25 décembre 2015

Petit Hymne à Aton.

Salut à toi, Râ parfait qui irradie dès l’aube. Tes rayons sont dans les visages, mais on ne peut les percevoir. L’or fin, lui-même, ne peut être comparé à ta lumière. Constructeur, tu as forgé ton corps dans l’or. Tailleur qui t’es taillé toi-même, ô sculpteur qui n’a jamais été sculpté. Ô l’unique sans pareil qui traverse le temps éternel dominant les millions de chemins placés sous ta conduite.

Quand tu traverses le ciel chacun peut te voir, mais tu chemines aussi caché pour leurs regards. Dès l’aube de chaque jour tu te manifestes, et la navigation est prospère, conduite par Ta Majesté. En une courte journée, tu parcours un chemin long de dizaines de millions de lieues ; mais chaque jour pour toi dure le temps d’un instant.

Lorsque tu te couches, tu achèves pareillement les heures de la nuit. Tu poursuis cette course, sans apporter de trêve à tes efforts. Tous les yeux voient grâce à toi, mais ne pensent plus le faire lorsque Ta Majesté est couchée. Tu fais se lever le monde lorsque l’aube étincelle. Mais, lorsque tu te couches dans l’horizon, le monde s’endort comme s’il était mort.

Salut à toi, Aton du jour, qui as créé les humains et qui les as fait vivre, grand faucon aux plumes bigarrées, qui est venu à l’existence en s’élevant lui-même, apparu seul sans avoir été mis au monde, Horus l’aîné, qui est au cœur de Nout la Céleste, à qui l’on prodigue les cris d’allégresse quand il se lève comme lorsqu’il se couche, forgeron des produits de la terre.

Amon des hommes, qui conquiert les Deux Terres du plus grand au plus petit, mère bienfaisante des dieux et des humains, artisan patient, qui connaît la fatigue tandis qu’il les façonne en nombre sans limites, berger vaillant, protégeant son troupeau, l’asile qui lui permet de vivre.

Courant, se hâtant, se pressant, tu es Khepri, à la naissance illustre, élevant ta beauté dans le corps de Nout la Céleste, Tu es celui qui, chaque jour, atteint l’extrémité des terres, tandis que le regardent ceux qui marchent sur elles, éclairant dans le ciel les devenirs du jour.

Tu composes les saisons avec les mois, tu tisses à ton gré la chaleur, à ton gré la fraîcheur. Tu permets que les corps se délassent, en les embrassant. La terre tout entière s’agite, joyeusement, pour ton lever quotidien et te vénère.

(traducteur inconnu)

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