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6 décembre 2015

ILS ONT VOTÉ… ET PUIS, APRÈS ?

https://www.youtube.com/watch?v=t49WRsomT5U

A porter ma vie sur mon dos
J´ai déjà mis cinquante berges
Sans être un saint ni un salaud
Je ne vaux pas le moindre cierge
Marie, maman, voilà ton fils
Qu´on crucifie sur des affiches
Un doigt de scotch et un gin-fizz
Et tout le reste je m´en fiche!
Ils ont voté et puis, après?


J´ai la mémoire hémiplégique
Et les souvenirs éborgnés
Quand je me souviens de la trique
Il ne m´en vient que la moitié
Et vous voudriez que je cherche
La moitié d´un cul à botter?
En ces temps on ne voit pas lerche…
Ils n´ont même plus de cul, les français!
Ils ont voté et puis, après?


C´est un pays qui me débecte
Pas moyen de se faire Anglais
Ou Suisse ou con ou bien insecte
Partout ils sont confédérés,
Faut les voir à la télé-urne
Avec le général Frappard
Et leur bulletin dans les burnes
Et le mépris dans un placard!
Ils ont voté et puis, après?


Dans une France socialiste
Je mettrais ces fumiers debout
A fumer le scrutin de liste
Jusqu´au mégot de mon dégoût
Et puis assis sur une chaise
Un ordinateur dans le gosier
Ils chanteraient La Marseillaise
Avec des cartes perforées
Le jour de gloire est arrivé.

***

LA MARSEILLAISE

https://www.youtube.com/watch?v=LHvKGO3u3eY

J’connais un’ grue sur le Vieux Port
Avec des dents longu’s comm’ la faim
Et qui dégraf’ tous les marins
Qu’ont l’âm’ chagrine et le coeur d’or.

C’est à Marseill’ que j’vais la voir
Quand le soleil se fout en tweed
Et que l’mistral joue les caïds
C’est à Marseille qu’ell’ traîn’ le soir.

Elle a des jup’s à embarquer
Tous les chalands qui traîn’nt la nuit
Et des froufrous qui font tant d’bruit
Qu’on les entend au bout du quai.

Il suffit d’y mettre un peu d’soi
C’est un’ putain qu’aim’ que la braise
Et moi j’l’appelle la Marseillaise
C’est bien le moins que je lui dois.

Arrête un peu que j’vois
Si tu fais l’poids
Et si j’en aurai pour mon fric.
Arrête un peu que j’vois
Si les étoil’s couchent avec toi.
Et tu m’diras
Combien j’te dois.

J’connais un’ grue dans mon pays
Avec les dents longu’s comm’ le bras
Qui dégrafait tous les soldats
Qu’avaient la mort dans leur fusil.

C’est à Verdun qu’on peut la voir
Quand les souv’nirs se fout’nt en prise
Et que l’vent d’est pos’ sa valise
Et qu’les médaill’s font le trottoir.

Elle a un’ voix à embarquer
Tous les traîn’-putins qu’ell’ rencontre
Et il paraît qu’au bout du compte
Ça en fait un drôl’ de paquet.

Il suffit d’y mettre un peu d’soi
Au fond c’est qu’un’ chanson française
Mais qu’on l’appell’ la Marseillaise
Ça fait bizarr’ dans ces coins-là.

Arrête un peu que j’vois
Si t’as d’la voix
Si j’en aurais pour mes galons.
Arrête un peu que j’vois
Et puis qu’j’abreuv’ tous vos sillons.
Et j’vous dirai
Combien ça fait.


J’connais un’ grue qu’a pas d’principes
Les dents longu’s comme un jour sans pain
Qui dégrafait tous les gamins
Fumant leur vie dans leur cass’-pipe.

C’est dans les champs qu’ell’ traîn’ son cul
Où y a des croix comm’ des oiseaux
Des croix blanch’s plantées pour la peau
La peau des autr’s bien entendu.

Cell’-là on peut jamais la voir
A moins d’y voir les yeux fermés
Et l’périscop’ dans les trous d’nez
Bien allongé sous le boul’vard.

Suffit d’leur filer quat’ bouts d’bois
Et d’fair’ leur lit dans un peu d’glaise
Et d’leur chanter la Marseillaise
Et d’leur faire un’ bell’ jambe de bois.


Arrête un peu tes cuivres
Et tes tambours
Et ramèn’ moi l’accordéon.
Arrête un peu tes cuivres
Que je puiss’ finir ma chanson…
Le temps qu’ je baise
Ma Marseillaise.

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