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29 novembre 2015

Politis – Claude-Marie Vadrot 28 novembre 2015

Laurent Fabius, converti très récemment à l’écologie et à la bataille climatique aux dépends de Ségolène Royal, a convoqué toute la presse au Bourget le samedi 28 novembre à la mi-journée, pour célébrer « la remise des clés du centre de conférence du Bourget » à Christiane Figueres, Secrétaire exécutive des Nations Unies pour la Convention climat. Même qu’il fallait s’accréditer pour avoir la chance d’assister à cet événement que l’on promettait comme essentiel depuis plusieurs jours. Et qui rappelle que tout le territoire de la Conférence est désormais « zone internationale » sous le contrôle des Nations Unies et de sa police. Ce qui devrait donc le faire échapper à l’Etat d’urgence. Logique car à en juger par le calme des diplomates du monde entier, il n’y a vraiment pas urgence pour le climat.

Après une heure d’attente et de laborieux essais de micros destinés à porter l’auguste parole, la cérémonie hautement burlesque et éminent ridicule a duré une trentaine de secondes au cours desquelles le ministre des Affaires étrangères, devenu président de la Conférence, a donné à son interlocutrice une petite clé (en bois ou en carton, les journalistes étaient trop loin pour la voir…) en lui expliquant qu’il s’agissait de la « clé de l’espoir ». Sur ces bonnes et fortes paroles, il a emmené le troupeau de caméras et de journalistes « visiter » le centre de conférence. Visite de deux ou trois minutes qui a en fait consisté à nous expliquer et à nous montrer que la salle « Seine », dans laquelle se dérouleront les séances plénières, avait été construite avec beaucoup de bois et qu’elle pouvait accueillir 1900 personnes. Sur ces fortes paroles il s’est éclipsé sans que l’on sache ce qu’était devenue la clé.

Cette première contribution de la France aux négociations qui commence demain dans l’espoir que les 1450 points de désaccords du texte présenté aux délégations qui doivent être maintenant discuté soit supprimés avant le 11 décembre, aura au moins prouvé aux journalistes retenant difficilement leurs fou-rires, que le ridicule ne tue plus…

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