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BÉATITUDES

21 novembre 2015

« Béatitude » de « béat » et « attitude », du moins c’est mon étymologie à moi et je la garde. « Ultra modern correct attitude » (youltramoderncorectëtityoud) en englishe qui, parfois (euphémisme), me donne l’impression d’être du français dégénéré.

Partout, le diagnostic est sans appel. Cette année même l’Accademia della Crusca, « l’istituto nazionale per la salvaguardia e lo studio della lingua italiana » (l’institut national pour la sauvegarde et l’étude de la langue italienne) a fait le constat suivant :

“Impieghiamo gli anglicismi perché nella capacità di comprendere un testo i nostri giovani e i nostri adulti sono in fondo alla classifica.“

« Nous employons des anglicismes parce que la capacité de comprendre un texte de la part de nos jeunes et de nos adultes sont en fin fond de classement. »

Ou si l’on préfère : en tout bout de course, aux tréfonds de la fosse à purin commune de l’intelligence. Ceci malgré une vitalité certaine et encore maintenue des dialectes. Mais aussi, il faut bien le dire « grâce » à l’internationale des crétins médiatiques de la décrépitude (politicards, journaleux, « artistes ») dont le « bad and mod english » est unique ferment de « réflexion » et d' »innovation ». La forme s’accordant au fond : la défense tous azimuts et azimuthée de l’Empire et du mondialisme de la décadence en tout.

Car de nos jours, ce sont les « élites » elles-mêmes qui sont indigentes et ne sauraient  » donner de la confiture à un cochon » populaire prétendu, étant eux-mêmes les premiers atteints par l’inculture, la médiocrité, l’incapacité, l’incompétence, la flemme abyssale, le conformisme uniformisant, le lèche-bottisme éhonté, l’esprit de propagande langagiers.

Et s’il fallait « donner du son aux ânes » (qui comme chacun sait, « n’en chieront jamais que des crottes »), c’est à eux en premier qu’il faudrait en donner, et des tonnes, quitte à ruiner les réserves en son des nations et boucher les latrines publiques de ladite communication (unilatérale).

Je ne m’étonne donc pas que le vénérable institut de défense de la langue italienne rappelle qu’il n’a plus beaucoup d’illustrateurs, car il possède lui-même de ses origines (Florence, 1583, donc bien avant notre propre Académie) une malheureuse appellation : l’Accademia della Crusca, en français : l’Académie du Son.

Dénomination qui de nos jours semble résonner comme un « malheureux appel à son ». De celui, sans doute, que l’on donne aux poules pondeuses et aux poulets pour les engraisser.

Et dont on espère quand même, s’en vouloir s’emballer et tout voir en ivraie, qu’il ne soit pas du vulgaire bran pour ses derniers enfants de la balle. De celle qui servait, autrefois, de tampon à encrer les caractères d’imprimerie.

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