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ET TOUT LE BATACLAN — IX

16 novembre 2015

Essayons de garder la tête froide.

C’est étonnant comme je trouve beaucoup plus de dignité et de raison sur Internet et dans la rue après ces tueries que lors de l’affaire Charlie. Enfin : sans hystérie des bien-pensants, ni délire collectif péripatéticien, ni adhésion habituellement récurrente de certaines couches de la société à l’État.

(De ce que j’en ai vu, seul le Bataclan lui-même a encore osé : Je suis Charlie. Ce qui a mon avis a un aspect quasi grotesque.)

Je ne sais pas encore trop l’interpréter, l’expliquer.

Une réflexion collective non médiatique et non officielle des gens ordinaires qui aurait mûri ces derniers mois ?

Le côté… meurtre gratuit ?… folie humaine de jeunes tueurs, totalement embrigadés et n’attendant rien de la vie, allant jusqu’à l’auto-destruction ?… mort d’otages d’une politique française imbécile et délirante ?

Le caractère plus ordinaire, plus anonyme, plus "peuple" des victimes ?

Son aspect non ciblé, ou plus exactement centré sur deux cibles symboliques qui ne sont pas des individus en soi :

– une à distance : le stade de France où se trouvaient le nain Hollande et la mère Merkel ;

– l’autre de l’intérieur du Bataclan ; cible qui n’a absolument pas été prise au hasard mais parce qu’elle représente depuis des années un lieu encourageant des manifestations sionistes. Le groupe de dit "hard-rock" qui passait ce soir-là étant lui-même, si j’ai bien compris, du côté du sionisme.

(Et pour le reste, le hasard des rues).

Dois-je préciser et répéter que ni ce groupe, ni le sionisme, ni le communément dénommé "islamisme" ne sont et ne seront mes tasses de thé, jamais ?

Je mets tout ça au rang d’une même sociopathie globale, de l’esprit de mort, de la décadence générale, pour ne pas dire généralisée de la société qui a perdu toute valeur réellement humaine, i.e. humaniste, tout repère et tout sens commun.

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