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DE LA DÉRIVE "ANTIRACISTE"

31 août 2015

À la mi-août, à quelques semaines de la Coupe du monde de rugby qui aura lieu en Angleterre, compétition que l’Afrique du Sud a remporté en 2007 et 1995 (cette année-là de manière fort douteuse afin de respecter le politiquement correct), Heyneke Meyer, le sélectionneur des Springboks a été accusé de faire des « choix racistes » de la part du Cosatu, le Congrès des syndicats sud-africains. L’équipe uniquement composée de blancs venait de perdre contre l’Argentine. Il faut dire également que l’équipe sud-africaine vient de finir dernière du Rugby Championship, l’équivalent austral du Tournoi des Six Nations européen (avec l’Argentine, l’Australie et la Nouvelle-Zélande). Ce qui irrite les esprits des petites têtes.
Phénomène social facilement explicable par la sociographie traditionnelle de ce sport qui est à l’inverse de celle du football où l’équipe nationale n’est pratiquement composée que de noirs ou de métis (mais je ne pense pas de zoulous, de xhosas ou de bushmen quand même!).
On pourrait donner bien des exemples à travers le monde de telles différences qui personnellement ne me choquent nullement quand elles sont en accord avec l’histoire des pays. En Roumanie, le rugby a ainsi été cantonné pendant des années dans les sphères de l’armée et de la police. Mais que je conteste quand elles relèvent de ce que l’on peut appeler le mercenariat propre au capitalisme ambiant.
Un journal a titré « Virons l’entraîneur raciste des Springboks ». D’autres ont évoqué « la mafia blanche du rugby ». Ce à quoi Heyneke Meyer a répondu : « Je ne regarde pas la couleur, je regarde les meilleurs joueurs. Je suis totalement engagé dans la transformation et j’ai un bon rapport avec mes joueurs. Un grand nombre d’entre eux sont venus me dire : ‘coach, ce n’est pas vrai ce qu’il y a dans les journaux’. Nous sommes tous Sud-Africains et nous formons ensemble une équipe qui fait le maximum pour son pays ».

« Je suis totalement engagé dans la transformation » : il faut savoir qu’il est prévu d’ici à 2019 que l’équipe devrait être composée à parité de 50% de joueurs blancs et 50% de joueurs noirs ou métis. C’est ce que l’on nomme la discrimination positive. Est-il utile de commenter la bêtise d’une telle décision, sauf à virer les blancs du pays comme l’a plus ou moins réalisé le Zimbabwé voisin qui a sombré dans une déliquescence économique et sociale sans nom. Un des premiers pays dans le domaine de la corruption, des détournements des aides, des magouilles de toutes sortes (au niveau des exploitations minières en particulier) et classé dernier par indice de développement humain.
Aujourd’hui même on apprend que l’ANA (Agence for New Agenda), un parti politique groupusculaire sud-africain, a saisi la justice pour empêcher les Springboks de partir en Angleterre et participer à la Coupe du monde.
J’ai toujours dit que l’hypertrophie antiraciste n’était que la forme inversée, ou plus exactement le double, le clone du racisme.

Imaginons maintenant qu’une « association de français de souche ou d’origine européenne » déclare : la population française tourne autour de 65 millions d’habitants, la population noire ou métis autour de 1,5 million, la population maghrébine autour de 3,5 millions. Nous exigeons au sein de l’équipe nationale de football, dans un premier temps la parité entre les blancs européens et les autres, dans un second temps une représentation équitable. Soit pour une équipe de dix-sept joueurs (onze titulaires plus six remplaçants) la présence à chaque match de 15 joueurs blancs de souche européenne, un noir et un maghrébin. Rien d’autre, rien de plus et rien de moins. Je schématise bien évidemment, il y a aussi des asiatiques, ou eurasiatiques par exemple en France et des sud-américains parfois métis…
Que de cris seraient poussés : salauds, racistes, fascistes !
On pourrait affiner et rapporter par exemple, la part des bruns, des blonds, des roux des équipes sportives à leur place dans la société française. Ou encore on pourrait exiger que toute équipe comporte au moins un joueur inverti.
On pourrait affiner encore et généraliser en exigeant leur juste part aux goyim au sein de la finance, de divers métiers intellectuels, des media.
On pourrait affiner encore autrement en imposant une juste répartition des diverses classes ou couches sociales au sein du Parlement. Et ça, ça ne serait vraiment pas idiot. Le nombre de parlementaires paysans, ouvriers, employés tourne autour de quasiment rien.

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