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Où il est encore question de l’écrivain Olivier Mathieu, dit Robert Pioche, et de « Ciel mon mardi » du 6 février 1990.

30 août 2015

« Pourquoi ces émissions sont-elles devenues cultes » ? interrogions-nous hier à propos d’une certaine émission télévisée, à la suite des gazettes bien-pensantes.

Sans doute parce que la masse des Français actuels ne suit plus aucun culte, et que notre époque est inculte et vide de sens, je veux dire par là que c’est le spectacle orienté, le scandale biaisé qui font l’opinion dite publique et l’Histoire quasi officielle. Car le réel scandale public n’est pas là où l’on croit.

Au même titre que notre époque est anhistorique quand tout et rien (dans le sport par exemple) est élevé au rang d' »historique ». Ou que la moindre niaiserie est baptisée atypique, rebelle ou pire encore mythique. Et j’en oublie de ces termes « mode » de cet acabit. Je ne connais qu’un seul mythe tabou qui vaille dans le mal et celui-là tient, mais uniquement par l’interdit de la loi.

Dans cette émission de 1990, le vrai scandale a été de museler tout contradicteur. Il faudrait dire, en vérité : l’unique contradicteur. Je passe sur les façons de faire des uns et des autres pour l’empêcher de parler ou de le provoquer, ce qui ne se voit pas nécessairement « à l’antenne », comme on dit, sur l’enregistrement de l’émission.

De fait, le sujet était « l’extrême-droite » (sujet glaireux à souhait) et cette émission nous a permis d’apprendre que tant l’extrême droite goy que l’extrême droite sioniste, main dans la main, étaient violemment (avec violence et coups) opposées à la liberté d’expression, sous le regard du « grand démocrate » filandreux et provocateur à la petite semaine Dechavanne. Je pourrais parler ici des engagements de censure qu’il exigeait de certains de ses invités).

Oui, remarquons que, sur le sujet, le consensus est remarquable de nos jours encore, y compris jusqu’à l’autre extrême ! « Il est interdit d’interdire » clamèrent autrefois les censeurs d’aujourd’hui, ex-gauchistes pour une part, sans même savoir d’ailleurs que ce slogan sortit tout droit de la bouche du facétieux Jean Yanne sur la radio privée et publicitaire RTL.

Il est interdit d’interdire, du moins dans le présent domaine de la liberté d’opinion… c’est ironiquement parlant mon opinion, opinion que partage aussi Olivier Mathieu.

Il faut savoir par ailleurs, c’est Dechavanne lui-même qui l’a révélé jeudi sur TMC, que ce dernier avait reçu la visite, la veille de l’émission, de membres des Renseignements Généraux.

Or, le lendemain la police était totalement absente, sinon sur le plateau du moins à proximité du plateau de télévision qui était fort peuplé de plusieurs dizaines de spectateurs. La police française n’a donc pas fait respecter l’ordre public. Et elle a été incapable (ou a reçu l’ordre) d’empêcher un commando sioniste de s’infiltrer dans la salle et d’agir en toute violence et en toute impunité. Étonnant, non ?! Plus fort encore, l’agresseur principal connu de tous, ne fut jamais inquiété malgré dépôt de plainte. Classé sans suite. Non-lieu. Et les membres du commando purent retourner au bercail, pour certains d’entre eux en Israël peut-être (je veux dire en Palestine occupée).

Cette émission nous a appris (quelque temps avant la fameuse loi Fabius-Gayssot) que l’on pouvait se faire molester à la télévision, devant des millions de témoins impuissants, pour simplement émettre une opinion parmi bien d’autres ; non pas « les chambres à gaz homicides, c’est un point de détail de l’Histoire » comme ne cesse de le répéter Jean-Marie Le Pen, mais « Faurisson a raison, les chambres à gaz, c’est du bidon ! », phrase qui ne tombait pas encore sous les coups de la Loi gayssot ; loi ennemie de la liberté de recherche historique et ennemie de la liberté d’expression, comme aux plus belles heures staliniennes.

Plus encore, elle nous a permis de vérifier que c’était aussi l’humanisme qui était bidon tant à l’extrême-droite française que chez le « grand démocrate » Dechavanne. Il était quasi immoral de s’apitoyer sur le sort de quatorze millions de déportés allemands de la dernière guerre (combien de femmes violées ? combien de tués ? combien de morts dans la détresse ?) comme le fit Olivier Mathieu. Les allemands chassés de divers États, victimes, au même titre que les autres morts, de la barbarie généralisée et de tous bords des années quarante, et des lendemains tragiques de l’effondrement du Troisième Reich.

violsDe mauvais morts

« La véritable humanité ne connaît que le malheur, et oublie les opinions ». Cette bonne et forte sentence est déjà ancienne, elle est de Condorcet et se trouve au détour d’une phrase dans son imposante Vie de Voltaire.

On ne saurait mieux dire. Et en si peu de mots. Aussi loin que je remonte, j’ai toujours eu cette intuition de pensée. C’est très généralement le sort des perdants quels qu’ils soient qui me préoccupe, et les vrais ratés qui m’intéressent. Ce qui est parfaitement normal, l’Homme étant ce qu’il est, bien peu de choses, et l’époque étant par là-dessus totalement décadente, quoi que les béats benêts en disent.

Comment s’étonner ainsi que des gens aient vu un barbu faire le salut nazi (sic) lors de cette émission, alors qu’Olivie Mathieu ne faisait que prononcer le mot « allemand ». Un ami des Boches, peut-être ? quelle horreur !

En attendant, je demeure persuadé que c’est lors de cette émission (spectaculaire) que s’est scellée l’union sacrée entre l’extrême-droite franchouillarde et l’extrême-droite juive sioniste, par l’intermédiaire peut-être de l’extrême-droite « pied-noir ». Union sacrée des colonialistes arabophobes et suprémacistes petits-blancs qui sont ouvertement et publiquement à l’œuvre dans le FN depuis en particulier le retour des mégretistes et l’arrivée à sa tête de la Le Pen, « Marine », cette inculte et vulgaire personne aux idées si courtes, mais finalement pas pire sur bien des points que la gauche ou de la droite. Union autour du mythe holocaustique et de l’idéologie raciste sioniste. Comme à gauche et comme à droite, mais dans la tendance extrême pour ne pas dire ultra… Ce qui amène donc en toute logique à ce que le « père fondateur » et « géniteur ignoble » soit viré comme un malpropre. Souci électoraliste de respectabilité et de conformité à l’idéologie dominante.

Le reste est à l’avenant. Il est ainsi curieux de constater que pas un journaliste n’a cherché à savoir ce qu’était devenu depuis le temps, le premier concerné, Olivier Mathieu. Le pestiféré que des « historiens » incultes ont même prétendu mort en 2006 ! Ce qui n’empêche pas et permet même aux courageux internautes anonymes de raconter des salades sur quelqu’un qu’ils ne connaissent ni d’Ève ni d’Adam, ou par de vagues ouï-dire et autres ragots vieux d’un quart de siècle, pour le moins. Quand il ne s’agit pas d’insultes ou de menaces physiques, y compris des menaces de mort. Et ceci des deux bords, je veux dire des deux extrêmes politiques, ce qui est très peu banal et qui démontre par l’absurde qu’Olivier Mathieu fut imparablement dans le vrai.

Les wikipédiens de service, secte occulte de bien-pensants, le plus souvent anonymes, ou agissant sous pseudonymes, et très probablement sans œuvre aucune pour la plupart, sont du même tonneau. Eux, je l’ai appris tout à fait incidemment, voudraient retirer de « leur » site un article concernant Olivier Mathieu. Je dis tout de suite qu’il lui chaut peu de savoir ce qu’on dit de lui sur Wikipédia. Il déclare même que si cet article est supprimé ce pourrait être un grand bien étant donné le nombre d’inexactitudes et de lieux communs, bref de bêtises, qu’il contient. Comme c’est le cas d’ailleurs dans moult articles de ce Dictionnaire qui est, selon moi, trop souvent un dictionnaire des idées fausses ou reçues et du conformisme bienséant réunis.

Il y a de quoi rire, même, lorsqu’on apprend que pour qu’un article sur tel ou tel auteur vivant soit maintenu, il est nécessaire qu’il soit cité ici ou là. Et peut-être même de préférence plutôt ici que là, si vous voyez ce que je veux dire. C’est ce que ces grands démocrates nomment « critère d’admissibilité » ! Donc, en conclusion, Olivier Mathieu ne se préoccupe aucunement de cet article. Moi non plus. Mais je suis néanmoins surpris dans la mesure où l’on peut lire en exergue à cette entreprise qu’il s’agit d’un « projet d’encyclopédie libre » (sic). Est-ce que les mots ont encore un sens ?

« Wikipédia certes pratique pour l’anecdotique (date de naissance de Johnny Halliday…) » comme m’a déclaré quelqu’un qui a collaboré un temps, avant de fuir, à cette entreprise de décervelage et de formatage des esprits dans les domaines de l’Histoire contemporaine, de la politique et des idées.

Mais tout se tient bien.

Non ?

Jean-Pierre Fleury.

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