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DE LA NOTION DE "DÉBAT" DANS LA LANGUE DE BOIS DES PATENTÉS HAINEUX

30 août 2015

Un incertain H.S. (Hors Service ?!) a écrit dès l’entame d’un article de la Tribune juive n° 1103 (16 au 22 février 1990) déjà cité en partie dans l’article précédent :

« À « Ciel mon mardi », la décapante émission de TF1, débat sur l’extrême droite. En direct, un jeune juif administra une belle paire de gifles à Oliver Mathieu – ciel mon nazi – qui venait de proclamer « les chambres à gaz, c’est du bidon » et proposait une minute de silence à la mémoire « des 14 millions d’Allemands tués et déportés pendant la guerre ».

Petite leçon concernant « l’éthique » de la militance judéo-sioniste, et accessoirement la lexicologie :

« La décapante émission » : décapante pour qui, à propos de quoi, au préjudice de qui et au profit de quoi ? Moi j’y vois une émission-type du spectacle dominant ; provocatrice ou plutôt provocante mais pas trop, dissidente mais pas trop, rebelle mais pas trop. Et sur le fond totalement conformiste et en totale adéquation avec l’idéologie dominante et tous ses poncifs. Complètement intégrée au système et mise en place ici pour mieux museler, rendre muette, la provocation, la dissidence, la rébellion véritables.

Pour prendre une comparaison, on est là comme avec l’humour « pipi, caca, zizi, fesses » à la Bigard (ce pauvre homme!) ou gnangnan et totalement anodin à la Gerra (ce pauvre pitre officiel et mondain de toutes les émissions estampillées), par rapport à l’humour réellement décapant et pratiquement sans tabou d’un Desproges (paix à son âme). Desproges qui comme Coluche serait aujourd’hui totalement censuré voire menacé de mauvais traitements par les « bonnes âmes » tant « progressistes » que « réactrices » (comme on disait au XIXe siècle) d’un temps du totalitarisme feutré et rampant, de moins en moins feutré, de moins en moins rampant.

« … débat sur l’extrême droite. En direct, un jeune juif administra une belle paire de gifles… » Je constate donc qu’un débat lors d’une « décapante émission de TF1 » consistait déjà en 1990 à ce qu’un « jeune juif [sic, certes il a l’excuse de l’âge et de la fureur juvénile et… du malheur éternel] administra une belle [sic] paire de gifles à Olivier Mathieu ». Ce qui semble tout à fait normal (voire modéré ?) pour l’écrivaillon anonyme hors de service (mais non hors de sévices).

Donc un débat, c’est deux baffes dans la tronche. Bien évidemment deux baffes administrées par les autorisés. Imaginez les cris d’orfraie si le claqueur eût été non l’innocente et potentielle victime éternelle mais le méchant et ignoble sous-homme extrême !

Si deux mandales dans la goule sont « débat », et norme de la discussion dans une société qui se prétend démocratique et partisane de la liberté d’expression, alors il est tout à fait logique qu’un « conflit colonial » se résolve en des lâchers de bombes faites, de nos jours et 25 ans après, de résidus radioactifs sur un bantoustan d’indigènes à génocider. Par les mêmes, évidemment. Les éternelles victimes comme on peut le constater tous les jours. Qui peut casser un œuf, finit par casser un bœuf, si l’on peut dire. Qui peut : qui est autorisé à.

Émission donc tout autant décapante que captivante. Décapante, c’est-à-dire de laquelle on a ôté la croûte (la chape) superficielle afin de captiver (rendre captif) le gogo. Émission décapante vis-à-vis des rares qui osent dépasser les caps qui s’avancent le plus au large et se risquent seuls à prendre la haute mer. Et dont on en ôterait même bien la tête, le chef, le cap si le temps historique le permettait.

« Olivier Mathieu – ciel mon nazi » Personnellement, il y a un certain temps que je suis devenu sourd à certains mots et certaines insultes creuses telles que : nazi ! facho ! raciste ! employées à tout bout de champ, à tort et à travers et généralement à mauvais escient.

La sentence tombe, tombait déjà : nazi. Pas besoin d’en dire plus ou d’apporter quelque explication, quelque preuve, quelque élément d’analyse que ce soit, quelque argument qui tienne debout. De même disait-on et dit-on encore en novlangue stalinienne : « élément bourgeois », « contre-révolutionnaire », « hitléro-trotskiste », « allié objectif de la réaction », etc. D’ailleurs, tout au plus pourrait-on dire à notre époque « néo-nazi » et non « nazi », ou « national-socialiste contemporain » en toute expression, si tant est qu’il existerait actuellement un national-socialisme organisé, pour le différencier de celui qui est définitivement mort en 1945 avec les suicides d’Hitler, Goebbels et quelques autres (Il y aurait à dire sur la place du suicide dans l’idéologie nationale-socialiste, mais c’est un autre sujet).

Résumons : Olivier Mathieu… un nazi (sic) proclame : « les chambres à gaz, c’est du bidon » (pour être plus exact : « Faurisson a raison : les chambres à gaz, c’est du bidon ») et propose une minute de silence à la mémoire (sans guillemets, car fausse citation) des 14 millions d’Allemands tués et déportés pendant la guerre (voir ce qu’il en est réellement dans un précédent article), donc en toute logique (et finalement toute mansuétude) un jeune juif (l’élu autorisé sui generis de la répression) accomplit sa bonne œuvre purificatrice en toute impunité et avec les applaudissements des petites têtes molles de notre époque et des autorités.

Pour mon compte je ne vois pas de rapport entre « Olivier Mathieu » et « nazi » (voir un précédent article). Je ne vois aucun rapport entre être un supposé ou présupposé nazi et nier ou douter de l’existence des chambres à gaz homicides. Et je vois du mensonge et de la mauvaise foi à affirmer qu’Olivier Mathieu a réclamé une minute de silence pour les allemands morts pendant la guerre. Ce n’est pas ce qu’il a dit (voir un précédent article).

Et même s’il l’avait énoncé, (sans discuter chiffres) je n’y vois sur le fond aucun scandale. Je fais partie des gens qui refusent de choisir entre la peste et le choléra. Et je suis partisan de ce que l’on nomme « le défaitisme révolutionnaire » et j’abhorre viscéralement ces prétendus pacifistes tourne-veste à la Einstein encourageant la fabrication de la bombe atomique. Je préfère me faire traiter par des haineux de « munichois » que de me montrer en accord avec quoi que ce soit d’un tel monde de décrépitude généralisée. Toute guerre n’est que barbarie et à notre époque, i.e. depuis au moins l’entrée en guerre des États-Unis en 1917 et la Déclaration Balfour concomitante, autrement dit depuis un siècle environ, elle sert avant tout l’Empire américano-sioniste.

Je ne vois donc, plus généralement, aucun rapport entre « nazi » (lire : ignoble personnage) et « révisionniste », ni entre « nazi » et « être sensible » éprouvant de la compassion pour les « mauvais morts » de la Seconde Guerre Mondiale ou de l’immédiat après-guerre.

Le petit lexicographe.

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